DATES D’ARRIVÉE AU CAP
Voorschoten.
Delft.
31 décembre 1087.
13 avril 1088.
Borsscnburg.
6 janvier 1688.
12 mai 1088.
Oosterland.
Middelburg.
20 janvier I08S.
20 avril 1088.
China.
ltolterdam.
29 mars 1088.
4 août 1088.
Znid Beveland.
Middelburg.
22 avril 1088.
19 août 1088.
1 Vupen van Aikmaar.
Amsterdam.
27 juillet 1088.
27 janvier 1089.
Zion.
0 mai 1689.
On désirerait connaître le nombre exactdes huguenots français arrivés au Cap en 1088 et 1089 ; comme, des listes des passagers, quatre sur sept ont disparu,
OKIGINE DES COLONS.
il est à craindre qu’on n'y réussisse jamais; nous estimons, avec les éléments à notre disposition, que ce chiffre a dû être compris entre 130 et 200 personnes '.
Quand on parcourt les listes des passagers du Yoorschoten , de YOosterland , et du China publiées par M. Mac Call Theal, on est frappé de la proportion considérable des jeunes gens et des enfants : 18 sur 22 à bord du Voorscholen , 10 sur 24 à bord de Y Ooslerland , 17 sur 22 à bord du China. S’il était permis de généraliser, on pourrait dire que le Cap fut donc pour la majorité des Français qui traversèrent alors l’Atlantique, non un lieu de retraite où ils comptaient finir paisiblement leurs jours, mais un champ d’action où beaucoup d’entre eux avaient à faire et tirent effectivement leur carrière. Cette émigration fut partiellement une émigration de jeunesse française.
Quelques réfugiés français arrivèrent encore au Cap, postérieurement à l’année 1089. lien débarqua cinq du Vosmaer le 10 octobre 1696, cinq du Drie-
1. Voici les éléments de calcul à noire disposition : nombre de passagers au départ : Voorscholen, 22; Ooslerland, 24; China, 34 (dont 12 périrent en mer): Wapen van Allanaar, environ 40. Les listes du Borssenburiy, de YOosterland, du Zion ont disparu. — D’après une liste de secours qui leur furent distribués en 1G90 le nombre des huguenots était de 170. (.Mac Call Theal, Ilislory of South Africa, I, p. 320-39.) — Simon van derStel écrit à la Chambre d’Amsterdam le 12 juin 1090 ; « Les réfugiés au nombre de 1.Ï0, avec femmes et enfants, ont été établis quelques-uns au Cap, beaucoup à Stellenbosch, la plus grande partie dans le district de Drakcnstein. » (Leibbrandt, Rambles, p. 41.)
bergen le 3 septembre 1(198, un nombre inconnu du Westhoven et du Donkervliel en juillet 1699, six du Reij gersdaal le 22 août 1701 ».
Le Cap faillit encore recevoir en 1688 et 1689 un appoint considérable de colons. Un millier de huguenots, obligés par le duc de Savoie Victor Amédée II d'abandonner leurs vallées piémontaises et réfugiés à Nuremberg, demandèrent à émigrer dans l’une des possessions des Compagnies néerlandaises des Indes orientales et occidentales. Dans leur séance du 2-4 mars 1688, les directeurs de la Compagnie des Indes orientales décidèrent d’en envoyer six à sept cents au Cap, pourvu que leur passage fût défrayé par les Étals Généraux. Mais au moment où l'on s'apprêtait à les faire venir de Nuremberg à Amsterdam, en juin 1688, les Piémontais déclarèrent qu’ils renonçaient à leur projet 1 2. L'affaire n’eut pas de suite.
Enfin il faut encore signaler le mode d'établissement involontaire et vraiment singulier de quelques colons. Les gouverneurs se permirent de retenir au Cap, pendant les relâches des bâtiments, des artisans qui se rendaient dans l’Inde. L’aventure arriva en 1697 à Isaac Curée, horloger parisien, passager à bord du Gent. L'énergique réclamation du gou-
1. Letlcrs rcc., 1095-1708, p. 115, 190, 194, 247. — Letters desp., 1090-1708, p. 31, 45, 107, 125, 171.