CAUSES DE DIMINUTION NUMÉRIQUE DES COLONS
Il serait inexact de croire que les individus qui se sont établis colons au Cap pendant les quarante dernières années du xvn* siècle et les premières du xviu0 ont tous, sans exception, persévéré jusqu'à leur mort dans cette condition.
Des causes diverses ont contribué à la diminution de la population coloniale, et en premier lieu les départs réguliers, dont on peut citer plusieurs exemples. Le 7 février 1G71 « le Conseil autorise le départ de quelques colons et cultivateurs, dont le temps d’engagement était expiré, et qui avaient demandé à retourner dans la patrie ». Ces individus étant connus pour leur paresse, le Conseil ne tenta
MOUVEMENT DE LA POPULATION
pas de les retenir1. Le 13 avril 1072 trois familles et un vieillard, Carel Broers, reçoivent la permission de retourner en Europe5. En 1700, Hans Hendrik Smit et sa femme, ainsi que plusieurs colons d'origine française, Mahieu de Rykc (Mathieu Le Riche?), sa femme et ses deux enfants, Pierre Roux, Pierre Bcnnezet, Pierre Sabbalie (Sabatier?), Jacques de Savoye, quittent le Gap pour rentrer en Europe®. Cinq colons, accompagnés de trois femmes et de six enfants se retirent de même en 1705 4 et deux autres encore en I708:i. Certains colons quittèrent le Cap pour les iles de la Sonde. Tel Jeronimus de Vos en 1070 G, tels le sellier Willem van Bijmsdijk, sa femme et ses sept enfants en 1700, tels encore Isaac deCoketsa femme, qui, arrivés de Hollande en 1099, et « ne voyant pas clairement leur voie pour gagner leur vie au Cap », obtiennent en 1702 la permission de s'embarquer pour Batavia7. Anna Margaretha Moller, fdle d'un colon, née en 1087, quitta le Cap en épousant un fonctionnaire de la Compagnie, Michiel Gallart, et mourut en 1737 au fort de Geldria, à Pulicat, côte de Coromandel, comptoir dont
t. Journal, IG7I-7G, p. G.