Mac Call Thcal, llist. of South Africa, I, p
trente familles, que faute d'un maître pour enseigner la lecture, l'écriture et la religion « les enfants grandissaient comme des sauvages », que les adultes, vu leur éloignement, ne pouvaient assister le dimanche au service divin dans le fort du Cap, qu'il était à craindre que par celle vie non civilisée « la bénédiction de Dieu ne s'écartât des moissons »; ils demandaient donc la construction d'une école et la nomination d'un maître qui lirait les sermons le dimanche et remplirait les fonctions de kranckbesoecker. Le Conseil, acquiesçant à celte requête, participa à la construction de l'école et envoya un certain Mankadan pour instruire les enfants *.
En 1C>87 une église fut construite à Slellenbosch, et le 1!) octobre le premier office divin y fut célébré. Comme en 1G99 elle était devenue humide, et, vu l'accroissement de; la population, trop exiguë, les habitants voulurent « l'agrandir, la rendre plus décente et lui donner une forme de croix comme à une église de paroisse ». Ils firent une collecte parmi eux. et sollicitèrent le gouvernement de leur fournir gracieusement le fer nécessaire à la construction et les vitres des fenêtres, demande qui leur fut accordée2. Selon l’usage encore en vigueur dans maint village de France, le cimetière entourait l'église.
Les rues furent plantées de chênes3, qui ont été
1. Abstract nf the council nf policy, p. 200. — Mac Call Thcal, Ilist. of South Africa, 1. p. 253.