L EXPANSION UES COLONS
gnie dos Indes, dont l'effectif no paraît jamais avoir dépassé le chiffre de quatorze hommes. Ils avaient parfois à donner la chasse aux esclaves marrons et à les reprendre en lesendommageanlle moins possible. En octobre 1702, une bande d’esclaves avait déserté. Les caporaux des postes de Hicbecck’s Kastecl, Grœnekloof, Wavcren et Vogelvalloi reçoivent l'ordre de faire des patrouilles. « Si les fugitifs se défendent avec des armes à feu, vous pourrez tirer dessus s'il n’y a pas d’autre moyen de les reprendre. Mais nous préférerions vous les voir blesser aux jambes ou dans d’autres parties du corps inoffensives et les apporter vivants au fort *. »
Mais les chefs de poste avaient surtout à surveiller les Boschimans, incorrigibles pillards de bétail, sur lesquels on reviendra plus loin (p. 194), à essayer de traiter avec eux, ou à défendre par la force des armes les troupeaux des colons.
La distribution géographique des postes résultait de la mission de surveillance qui leur était dévolue. A Grœnekloof (la vallée verte) paissaient de grands troupeaux, un poste y était établi. De Riebeeck’s Kasteel. montagne découverte et ainsi nommée le 3 février 1001 par Pieter Cruythoff et Pieter van Meerhoff2, l’œil découvre un vaste horizon : un second poste y avait été installé. Autre poste encore au Sonqua’s drifl, au gué où les Souquas, c’est-à-dire