‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 14 sur 201 · Letters desp., 1652-62, I, p · texte numérisé non relu

Letters desp., 1652-62, I, p

2. Letters desp., 1652-62, 1, p. 84, III, p. Tl. — Plan van bet fort de Goede Hoop, 1656 (?), Archives royales de La Haye, n° 821.

3. Letters received, 1649-62, 1, p. 31. — 11 importe de relever ici une singularité toponymique. Dans les documents hollandais du xvii' siècle, la contrée la plus australe de l’Afrique est désignée sous une forme mixte portugo-française, dont l’orthographe est très variable, ainsi qu’en témoignent les quelques exemples suivants : Gabo de Bona Espérance ( Letters rec., 1649- 62, I, 39), Cabo Bona Espérance (p. 63), Caep de bona Espérance (p. 69), Cabo de Bonne Espérance (p. 97), Gabo de boa Espranse (p. 153), Cabo de Boa Esperanse (p. 161), Cabo de boue Espérance (p. 243), Cabo D. Bonne Espérance (p. 315), Cabo de Boà Esperanca (Journal, 1671-76, p. 88), etc. Mais à la forteresse même construite par van Riebeeck fut donné le nom de Fort de Goede Hoop, •> Fort de Bonne-Espérance », si bien que l’adresse des lettres expédiées des Pays-Bas à van Riebeeck était ainsi libellée : A en de Commandeur ende Opperhooffden van’t fort de Goede Hoop aen de Cabo de Bonne Espérance, c’est-à-dire

JOHAN VAN RIEBEECK.

S’il en fut la plus importante, le fort ne constitua pas la seule défense du Cap. « Pour empêcher un ennemi de débarquer avec du canon » et « faire surveiller de derrièi'e par des hommes en embuscade les canots qui aborderaient », une redoute fut construite en janvier et février 1654, sur le rivage de la baie de la Table, au sud de l’embouchure de la Zout rivier. Elle fut nommée Duinhoop, et se composa de deux batteries et d’un logis, ou, comme dit le plan, d’un « corps du guard ». Placée face à l’entrée de la baie, la redoute apercevait les navires avant le fort; et c’était elle qui communiquait d’abord avec eux en bissant un pavillon orange, bleu et blanc, et en tirant un coup de canon U

Une autre redoute, nommée Ivickuit, fut construite sur le rivage septentrional de la baie de la Table, en face du fort2.

« au Commandeur et aux Officiers du Fort de Bonne-Espérance au Cap de Bonne-Espérance ».

Quand une ville commença à s’élever à côté du fort, van Riebeeck espéra que les Dix-Sept lui donneraient un nom. Le 5 mars 1659, il envoya aux Pays-Bas une carte avec la légende suivante : « Carte du fort de la Compagnie, du jardin et des maisons que l’on commence à bâtir dans la ville, à laquelle nous attendons que les maîtres donnent un nom ». (Letters desp., 1652-62, 111, p. 101.) Mais les Dix-Sept négligèrent de répondre à ce désir, si bien que forteresse, ville, territoire occupé par la colonie, tout porta indistinctement le nom de « Bonne-Espérance ». Cette pauvreté toponymique est un embarras et une cause de confusion pour les historiens comme pour les géographes.

1. Riebeeck's J., I, p. 176-7. — Letters desp., 1652-62, I, p. 242. — Plan van de redout Duynhoop, Archives La Haye, n° 817.

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