SCÈNE XIII
LORD GRIMM
Vous jouez très-bien! oui, artistement bien !
BITTE RL IIS, se leTant.
Non, monsieur !
LORD GRIMM, le forçant de se rasseoir.
Oh ! je joue aussi beaucoup, très-fort !
BITTE RL IN, même jeu.
Je ne vous en fais pas mon compliment, monsieur.
LORD GRIMM, même jeu.
Oh ! voulez-vous venir à Hombourg avec moi ?...
BITTERLIN, même jeu.
Pour quoi faire, monsieur ?
LORD GRIMM, même jeu.
Eh! pour jouer! Je mets cent mille francs, et vous cent mille ! Nous ferons sauler la banque, hip !
BITTERLIN, même jeu.
Ilip 1 vous-même, monsieur ; je vous répète que vous vous trompez sur mon compte, vous ne me connaissez pas!
LORD GRIMM
Oh! je connais que vous jouez très-bien! Gagnez-vous beaucoup dans un an?...
BITTERLIN, se levant.
Sacrebleu! monsieur, je ne gagne jamais, parce que je ne joue jamais! et je ne joua jamais, parce que je suis un honnête homme !
LORD GRIMM
Oh ! je suis un honnête homme aussi ! mais je joue toujours !
' BITTERLIN.
Eh quoi, monsieur, n’avez-vous pas un meilleur emploi de votre temps et de votre fortune?... Le jeu! fléau des régiments I désespoir des familles!
LORD GRIMM
Oh ! j’ai déjà entendu une fois, et j’ai parié quatre cents francs pour vous ; mais vous m’avez fait perdre.
Monsieur, je vous jure, sur mon honneur de soldat, que je ii’ui pas joué. Ce n’est pas moi, c’est M. de Luce. Je le cherche, trouvez-le-moi, et je vous donnerai cent vingt mille... non, je lui domieraû cent vingt et un mille deux cent quarante francs.
LORD GRIMM
Ohl
BITTERLIN, qui amis l'argent daos ses poches. Accompagnez-moi si vous voulez, monsieur ! (a. Emma.) Viens, ma fille.- (Elle lui donne le bras, ils remontent.)