ACTE PREMIER
ment. (Avec fièvre.) Elle ment! elle doit mentir! (S'anôtant.) Et si elle dit vrai, pourtant... si un autre,., si vraiment cette nuit ! Ah! cette seule pensée me donne tous les vertiges do la folie I
Air.
Tous les démons s'emparent de mon âmct...
Oui, c'en est fait, j'irai!
Pour démasquer rinfàme, Si la lettre a dit vrai ! . . . ' Et si ravis n'est qu'imposture!...
Je ne revielidrai pas que ce bras n'ait vengé, Blanche, vertu chaste et pure.
Ton honneur outragé !
Mais calmons ce délire, il faut savoir attendre! L'heure n'est pas venue où je puis la surprendre! Apaise-toi, mon cœur, et dans la sombre nuit Éloij^uons-nous pas à pas et sans bruit!...
(n remonte jusqu'à la tente da roi, où il prend son chapeaa, son manteau et son épée.j
HBNRI| paraissant à la fenêtre du liant dans la cantine do Flenreite. Rien! mais ces moines... ce sont elles...
Au piège elles m'ont pris.
Ah! Ton me doit, mes belles Un souper À Paris !...
BBLLEGARDE, rentrant par le fond.
Gibier d'amour au gtte, Redoutant l'oiseleur, Vous avez fui bien vitc^ Mais je suis bon chasseur.
(Pastorel paraît derrière Ini, portant une rapière avec nn paqnet de hardos et une guitare.)
DON FABRICE^ descendant à gauche^ la nuit est tooto sombre.
Capitaine!...
HENRI, sortant de ehes Fleurette..
J'y suis!...
BNSEUBLES.
Fabrice et Henri k l'entrée de gauche, Pastorel et Bellcgardo au milieu,
et Manléon à l'entrée de dioito, sans les voir. • Partons sans bruit!