‹ Le capitaine Henriot: opéra-comique en trois actesChapitre 43 sur 95 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BELLËGARDE, PASTOREL, portant son paqaet; la sérénade continue en sourdine.

BELLE6ARDE

Ma foi, escaladons, c'est le plus court. (Tirant Pastoroi.) Allons! courage donc... monsieur Pastorel!

' PASTOREL^ à mi-chemin, essoufflé, passant seulement sa tête.

Est-il absolument nécessaire que je monte?

BELLE6ARDB.

Comnoent, mordient absindonner ton prisouulec^^} ^^^«^ ^s-iu ?

PASTOREIi.

J'y pense énormément!... mon prisonnier, je vous en supplie^ rendez-'Oioi la liberté!

BELLEGARDE

Non! non!... Je tiens à le payer ma rançon en galanteries de toutes sortes !

PASTOREL) piteasement.

J'aime mieux vous relàctier gratis !

BELLEGARDE, le tirant jasqae dans la chambre.

Finirons-nous!... Allons, allons, monsieur Pastoral...

PASTOREL, tombant astis.

Ottfl

BELLEGARDB.

Voilà qui est fait!

' PASTORSL.

Je suis mort! '

^ELLEGARDB.

Sérénade et balcon escaladé!... à la bonne heure! je me retrouve! Seulement, nos chants n*oni pas attiré ces dames, à ce qu'il paraît, et j'aurai le temps de me mettre en équipage plus galant... (a Pastorei qai s'est assis.) Ëh bien, maraud, debout! Qu'est-ce que c'est? veux-tu liien m'avancer ce fauteuil ?

PASTOREL

Oui, mon prisonnier.

BELLEGARDE, grasseyant.

Dis à ces râcleurs qu'ils se taisent jusqu'à nouvel ordre, , et leur jette celte bourse.

PASTOREL, an balcon.

Bo&ia, basta, signori... (La mosiqne cesse.) Graziet{i\ fait glisser la bourse dans sa poche, saluant.) Graziet.., Et maintenant respirons; car depuis VAngelusldi privatioa d'aliments...

BELLEGARDE, dans le fauteuil.

Bon ! bon I nous allons souper dans un quart d'heure.

PASTOREL

Hélas! souperons-nous?

BELLEGARDE, mettant ses boucles d'oreilles et ses bagues.

Comment, si nous souperons!... Et ce innçnifique repas... que je viens de conquérir à la pointe de Tépee, et d'envoyer a la cuisine. (Éclatant de rire.) Ah ! ah! le bon récit à faire au roit... plus tard, pai^exemple, quand nous aurons pris la ville ; car aujourd'hui, s'iV me ^^n^\\. «l Paris sans son

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