‹ Le capitaine Henriot: opéra-comique en trois actesChapitre 68 sur 95 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

DON FABRI<:B, baissant la toIi.

Et maintenant, messieurs, apprenez le merveilleux coup de partie que je médite.

HENRI, avec une tIto curiosité.

Ah ! voyons cela ! voyons !

DON FABRICE, tenant Henri par dessons le bras.

Messieurs 1 je tiens le roi t

TOUS

Le roi 1...

HENRI, tont saisi.

Hein 1... (ifouTement de tons. On voit ici Blanche et Valentine soole* fer la portière et écouter.)

DON FABRICE, continuant.

/Oui, oui... le roi de Navarre, attiré par moi dans un picge !... il est dans les jardins... *

*HENRI, à part, rassuré.

Ah !... si je suis dans les jardins...

DON FABRICE

Et vive Dieu! il n*en sortira plus, grâce à mes hommes embusqués à toutes les issues... voilà la nouvelle que j*avais à vous annoncer, pour le triomphe de la Sainte-Uuion et du

roi d'Espagne.'.. (ll salue, tons l'imitent.). HENRI.

C'est admirable 1... (Prenant le muieu.) Seulement, messieurs, une simple question : Nous tenons Henri de Navarre, c'est entendu ! mais une fois pris, qu'en ferons-nous, de ce pauvre diable de roitelet?

DON FABRICE

Ce que nous en ferons?... A morti

HENRI

A mort ?...

TOUS, avec force. %

A mort I

HENRI

Diable!... c'est vif!...

DON FABRICE, avec feu.

* Point de quartier à cet Holopherne, à ce Salmanazar, à ce Sennachérib, qui assiège nos remparisl...

TOUS

Non! nonl

HENRI

A la bonne heure! mais si Holopherae Veià vv«tta:\\.\v5.^x<6\5^r

parts l si Salmanazar était le plus fort et si Sennaciiérib» vous tenait une fois daos ses griffes royales t

DON FABRICE

Qu'il fasse de nous ce que nous ferions de lui t Alors 1... à mort f

DON FABUGE.

Tousl avant de courber le front devant ce païen!

TOUS

Oui I tous!...

HENRI, «TM bOQbomio Uw itrraAt la main.

Ahl bienl N'en parlons plusl nous voilà* parfaitement d'accord I... Ce que c'est que de s'entendre \,.^ (lh pprt*» <i« fond B'oQYreot, et dei soldat! paraiia«Dt aTM d« torches.)

DON FARRIGII.

Messieurs, voici le moment, notre homme est dans la maison I II y esti j'en réponds I Nous faisops une battue, en nous repliant sur l hôtel ; nous enfermons notre victime dans un cercle sans issue... et nous le forçons k sa réfugier dans cette salie, où le capitaine Henriot demeure m sentinelle; et C'est ici 1 ici même, que nous prenons le renard au piège.

HBNBI.

Ah I soye:s tranquille, capitaine, vous qe l'aupae que de ma

maint!

DON FABRICE, Urapt son épée.

Allons^ messieurs, le fer au poing, et vive Mayenni^ î

LES OFFIGIBRS, de même.

Vive Mayenne l...

HENRI, ayee affeetaUoii.

Vive Mayenne II (Us sortent parie fond. A don Fabrice, qai ra Boriir.) Pardon^ capitaine... et le mot d'ordre est-il toujours bon?

DON FABRICE

Non... personne ne sort plus!... (udûparatt.)

HENai» seul.

Excepté moi, par celte fenêtre !..« (u Ta pour s'éUncer p»? le tialccu.)

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