I.ES ESPAGNOLS, prêts à tirer l'épée
Trahison.
HEKRI.
Ventre-saînt-gris, messieurs, le fer au poing!
MAULÉON, se jetant entre les deux parties.
Arrêtez^ sire, ils ont raison.
(Tous s'écartent.) C'est félonie et trahison !
Je suis prisonnier sur parole!
L'honneur n'est pas chofc frivole Aux gentilshommes, plus qu'aux rois.
(ToQt le monde s'écarte et les laisse seuls. A Henri.) Et maintenant, quoi qu'il advienne.
Je saurai bien 'mourip>;ans peine.
Car je me suis vengé deux foisl
HENRI, surpris.
Vengé... de moi?... que veux-tu dire ?
(il le fait descendre à rarant-scène où ils restent sealt.)
MAULÉON^ baissant la yoix.
Ah! pour votre honneur, sire.
Ne m'interrogez plus et ne me forcez pas A vous dire tout haut ce que je dis tout bas.
HENRI
Mais parle... qu'ai-je fait ? '
MAULÉON
Air. f
Ne dites pas, ô roi, mon maître.
Pour l'honneur de la royauté 1 iîamment vous savez reconnaître fja courage et la loyauté!
fous étiez maître de ma vie, Et s'il vous en prenait envie.
Elle était à vous, ô mon roi.
Je n'aurais pas su la défendre...
Mais scn amour était à moi, £t Yous ne deviez pas le prendre.
HENRI, stupéfait.
Mais enfin ?
MAOliON, saat l'éMiter.
Un autre eût connu ma colère, M«i« rh<Min«ur désarme ce brtic...
Contre mon roi, que puis-je faire?
Sinon lui répéter tout bas...
VoQ» étiez maitre de ma vie, £4 s'il voQs en prenait envie, Rtte était à vous, ô mon roi.
Je n'aurais pas su la défendra* Mais son amour était h moi...
Et TOUS ne deviez pas le prendra.
HENRI
Toiià donc ce que tu pensais? et c'est pour cela?...
IfAULÉON, anx Espagnols.
J'ai tout dit» messieurs, marchons.
HENRI
Hais laisse-moi du moins...
IfAULCON, aox Espagnols.
Marchons... messieurs, je vous on prie, (ii sort avec em.)