‹ Le capitaine Henriot: opéra-comique en trois actesChapitre 83 sur 95 · I.ES ESPAGNOLS, prêts à tirer l'épée · texte numérisé non relu

I.ES ESPAGNOLS, prêts à tirer l'épée

Trahison.

HEKRI.

Ventre-saînt-gris, messieurs, le fer au poing!

MAULÉON, se jetant entre les deux parties.

Arrêtez^ sire, ils ont raison.

(Tous s'écartent.) C'est félonie et trahison !

Je suis prisonnier sur parole!

L'honneur n'est pas chofc frivole Aux gentilshommes, plus qu'aux rois.

(ToQt le monde s'écarte et les laisse seuls. A Henri.) Et maintenant, quoi qu'il advienne.

Je saurai bien 'mourip>;ans peine.

Car je me suis vengé deux foisl

HENRI, surpris.

Vengé... de moi?... que veux-tu dire ?

(il le fait descendre à rarant-scène où ils restent sealt.)

MAULÉON^ baissant la yoix.

Ah! pour votre honneur, sire.

Ne m'interrogez plus et ne me forcez pas A vous dire tout haut ce que je dis tout bas.

HENRI

Mais parle... qu'ai-je fait ? '

MAULÉON

Air. f

Ne dites pas, ô roi, mon maître.

Pour l'honneur de la royauté 1 iîamment vous savez reconnaître fja courage et la loyauté!

fous étiez maître de ma vie, Et s'il vous en prenait envie.

Elle était à vous, ô mon roi.

Je n'aurais pas su la défendre...

Mais scn amour était à moi, £t Yous ne deviez pas le prendre.

HENRI, stupéfait.

Mais enfin ?

MAOliON, saat l'éMiter.

Un autre eût connu ma colère, M«i« rh<Min«ur désarme ce brtic...

Contre mon roi, que puis-je faire?

Sinon lui répéter tout bas...

VoQ» étiez maitre de ma vie, £4 s'il voQs en prenait envie, Rtte était à vous, ô mon roi.

Je n'aurais pas su la défendra* Mais son amour était h moi...

Et TOUS ne deviez pas le prendra.

HENRI

Toiià donc ce que tu pensais? et c'est pour cela?...

IfAULÉON, anx Espagnols.

J'ai tout dit» messieurs, marchons.

HENRI

Hais laisse-moi du moins...

IfAULCON, aox Espagnols.

Marchons... messieurs, je vous on prie, (ii sort avec em.)

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