ACTE TROISIÈME
Eh oui!...
DON FABRICE, deicendant le front déeoavert avec une poKtMM i Ah 1 je serais curieux de voir cela, par exemple.
HENRI, trapqnillénaeDt.
Ah bien ! vous allez le voir, don Fabrice, et de près.
BELLEGARDE, à don Fabrice.
Il paraît que nous allons le voir de près.
HENRI, a¥âc nne fausse bonhomie.
Suivez-moi bien, capitaine. M. de Mauléon est votre prisonnier, n'est-ce pas, puisque c'est à vous qu'il a rendu son épée?
|)0N FABRIGB.
C'est à moi !
HENRI
De plus il est gardé par vos Espagnols?
DON FABRICE
Ehl)len, sire?
HENRI
Eh bien t mon ami, vous allez écrire à vos homm petit billet ainsi conçu : (a BeUegarde.) Il va écrire..,
BEI^LEGARDE.
Il écrirai...
HENRI
( Rendez la liberté àM. de Mauléon sur-le-champ! » Et c'es fait...
Rien de plus fiiidla.
HENRI
Voici le papier.
BELLEGARDE, prMBBt U ploiBB*
La plume.
HENRI
Votre soldat portera la lettre.
BELLEGARDE
Mauléon viendra...
HENRI, la plome k la main.
Vous lui rendrez sa parole, et voyez comme c'est simple.
BELLEGARDE
C'est excessivement simple...
DON FABRTCE.
Je suis au désespoir de reruser à Votre Majesté, mais Je n'écrirai pas cela.
HENRI
Vous ne récrirez pas?...
DON FABRICE
Non, sirel
Bien sûr ?
DON FABRICE
Bien sûr !
HENRI
Alors ! je suis au désespoir, capitaine, mais... (Anx soldais.) Qu'on arrête monsieur 1
DON FABRICE, reculant la maia sur répée.
M'arrêterl sire, je suis ici en parlementaire et ma personne est sacrée.
HENRI, tranquillement.
Vous VOUS moquez, mon cher, regardez votre chapeau ; vous n'êtes plus parlementaire de la Sainte-Union, mais officier à mon service, témoin ce papier que vous avez
signé. (l! lire récrit que don Fabrice a signé.) DON FABRICE.
Ciel!
HF.NRl, toujours souriant.
Donc! vous me devez obéissance, sous peine de mort... et je vous ordonne d'écrire celte lettre l
DON FABRICE
Mais quand j'obéirais, sire, mes Espagnols, eux, n'obéiront pas à cet ordre !
HENRI, de même.
Oh! que si fait, capitaine, si vous leur dites qu'en cas de refus, fin s'apprête ici à vous passer par les armes!
Vous ferez cela ?
HENRI
Un traître! je le ferai avec amour!... mais tè\e pour tête... Sauvez M. do Mauléon, et je vous rends à vous-même... Est-ce compris?
DON FABRICE
Mais, sire, au moins, donnez-moi.