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Child. Empl. Comm. V Rep., » p. ix, n

signer toute pétition pour l’introduction des lois de fabrique. Dans l’état, actuel, après la fermeture de son atelier, il sent du malaise et son sommeil est troublé par la pensée que d’autres font travailler plus longtemps et lui enlèvent les commandes à sa barbe 1 . » « Ge serait une injustice à l’égard des grands entrepreneurs, » dit, en se résumant, laCommission d’enquête « que de soumettre leurs fabriques au règlement, tandis que dans leur propre partie la petite industrie n’aurait à subir aucune limitation légale du temps de travail. Les grands fabricants n’auraient pas seulement à souffrir de cette inégalité dans les conditions de la concurrence au sujet des heures de travail, leur personnel de femmes et d’enfants serait en outre détourné à leur préjudice vers les ateliers épargnés par la loi. Enfin cela pousserait à la multiplication des petits ateliers qui, presque sans exception, sont les moins favorables à la santé, au confort, à l’éducation et à l’amélioration générale du peuple 2 . »

La Commission propose, dans son rapport final de 1866, de soumettre à la loi de fabrique plus de 1 400 000 enfants, adolescents et femmes dont la moitié environ est exploitée par la petite industrie et le travail à domicile. « Si le parlement, dit-elle, acceptait notre proposition dans toute son étendue, il est hors de doute qu’une telle législation exercerait l’influence la plus salutaire, non-seulement sur les jeunes et les faibles dont elle s’occupe en premier lieu, mais encore sur la masse bien plus considérable des ouvriers adultes qui tombent directement (les femmes) et indirectement (les hommes) dans son cercle d’action. Elle leur imposerait des heures de travail régulières et modérées, les amenant ainsi à économiser et accumuler cette réserve de force physique dont dépend leur prospérité aussi bien que celle du pays ; elle préserverait la génération nouvelle des efforts excessifs dans un âge encore tendre, qui minent leur constitution et entraînent une décadence prématurée ; elle offrirait enfin aux enfants, du moins jusqu’à leur treizième année, une instruction élémentaire qui mettrait fin à cette ignorance incroyable dont les rapports de la Commission présentent une si fidèle peinture et qu’on ne peut envisager sans une véritable douleur et un profond sentiment d’humiliation nationale 3 . » Vingt-quatre années auparavant une autre Commission d’enquête sur le travail des enfants avait déjà, comme- le remarque Senior, « déroulé dans son rapport de 1842, le tableau le plus affreux de la cupidité, de l’égoïsme et de la cruauté des parents et des capitalistes, de la misère, de la dé-J gradation et de la destruction des enfants et des adolescents... On croirait que le rapport décrit les horreurs d’une époque reculée... Ces horreurs durent toujours, plus intenses que jamais... Les abus dénoncés en 1842 sont aujourd’hui (octobre 1863) en pleine floraison... Le rapport de 1842 fut empilé avec d’autres documents, sans qu’on en prît autre-

2. L. c. n. 165-167. — Toy. Sur les avantages de la grande industrie comparée à la petite, « Child. Empl. Comm. UI Rep., • p. 13, n. 144; p. 25, n. 121 ; p. 26, n. 125; p. 27, n. 140, etc.

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