TROISIÈME VILLAGE
a) Enfants. |
b) Nombre
des membres
de la famille.
c) Salaire
des hommes
par semaine.
d) Salaire des enfants par
semaine.
e) Recette hebdomadaire de toute la famille.
7 sh.
7 sh.
7 sh.
1 sh. 2 d.
}l sh. 6 d.
5 sh.
1 sh. G d.
5 sh.
g) Salaire total
h) Salaire
f) Loyer
après
par
de la semaine.
déduction du loyer.
semaine ct par tête.
1 sh.
G sh.
1 sh.
0 sh. 10 d.
10 sh. 8 d.
2 sh. 2 t/2 d.
1 sh.
4 sh.
2 sh.
L’abrogation des lois sur les céréales donna à l’agriculture anglaise une nouvelle et merveilleuse impulsion. Drainage tout à fait en grand 1 , nouvelles méthodes pour nourrir le bétail dans les étables et pour cultiver les prairies artificielles, introduction d’appareils mécaniques pour lafumure des terres, manipulationperfectionnée du sol argileux, usage plus fréquent des engrais minéraux, emploi de la charrue à vapeur et de toutes sortes de nouvelles machines-outils, etc., en général, culture intensifiée, voilà ce qui caractérise cette époque. Le président de la Société royale d’agriculture, M. Pusey, affirme que l’introduction des machines a fait diminuer de près de moitié les frais (relatifs) d’exploitation. D’un autre côté, le rendement positif du sol s’éleva rapidement. La condition essentielle du nouveau système était un plus grand déboursé de capital, entraînant nécessairement une concentration plus rapide des fermes 2 . En même temps, la superficie des terres mises en. culture' augmenta, de 1846 à 1865, d’environ 464 119 acres, sans parler des grandes plaines des comtés de l’est, dont les garennes et les maigres pâturages furent transformés en magnifiques champs de blé. Nous savons déjà que le nombre total des personnes employées dans l’agriculture diminua dans la même période. Le nombre des cultivateurs proprement dits, des deux sexes, et de tout âge, tomba, de 1851 à 1861, de 1241 269 a 1 163 227*.
1. Dans ce but, l’aristocratie foncière s’avança à elle-même — par voie parlementaire naturellement, — sur la caisse de l’Etat, et à un taux trèsrpeu élevé, des fonds que les fermiers lui restituent au double.
2. La catégorie du recensement national qui embrasse les « fils, petits-fils, frère, neveu, fille, sœur, nièce, etc., du fermier, » en un mot, les membres de la famille, que lefermier emploie lui-même, comptait en 1851: 216 851 individus, mais seulement 176 151 en 1861. La décroissance de ce chiffre prouve la diminution des fermiers d’une fortune moyenne. — De 1851 à 1871, les petites fermes qui cultivent moins de vingt acres ont diminué de plus de 900, celles qui en occupent cinquante jusqu’à soixante-quinze sont tombées-de 8253 à 8370, et le même mouvement descendant l’a emporté dans toutes le3 autres fermes au-dessous de cent acres. Par contre, le chiffre des grandes fermes s’est considérablement élevé dans la même période; celles de trois-cents àcinq cents acres se sont accrues de 7771 à 8410, celles au-dessus de cinq cents acres, de 2755 à 3914, celles au-dessus de mille acres, de 492 à 582, etc.