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comme moi toute cette nuit. Je reçois chaque semaine 3 sh. 6 pences (4 fr. 40 c.) Je ne reçois pas davantage quand je travaille toute la nuit. J’ai travaillé deux nuits dans la dernière semaine. » — Ferryhough, un enfant de 10 ans: « Je n’ai pas toujours une heure pour le dîner: je n’ai qu’une demi-heure, les jeudis, vendredis et samedis 1 . »

Le docteur Greenhow déclare que dans les districts de Stoke-upon-Trent et de Wolstanton,. où se trouvent les poteries, la vie est extraordinairement courte. Quoique il n’y ait d’occupés aux poteries dans le district de Stoke que 30. 6 pour cent et dans celui de Wolstanton que 30. 4 pour cent de la population mâle au dessus de 20 ans, plus de la moitié des cas de mort causés par les maladies de poitrine se rencontrent parmi les potiers du premier district, et environ les 2 / 5 , parmi ceux du second.

Le docteur Boothroyd médecin à Hanley affirme de son côté que « chaque génération nouvelle des potiers est plus petite et plus faible que la précédente ». De même un autre médecin M. Mac Rean: « Depuis 25 ans que j’exerce-ma profession parmi les potiers, la dégénérescence de cette classe s’est manifestée d’une manière frappante par la diminution de la taille et du poids du corps. » Ces dépositions sont empruntées au rapport du docteur Greenhow en 1860*.

Extrait du rapport des commissaires publié en 1863 : le docteur J. T. Ardlege médecin en chef delà maison de santé du North Staffordshire, dit dans sa déposition : « Gomme classe, les potiers hommes et femmes...., représentent une population dégénérée au moral et au physique. Ils sont en général de taille rabougrie, mal faits et déformés de la poitrine. Ils vieillissent vite et vivent peu de temps ; phlegmatiques et anémiques ils trahissent la faiblesse de leur constitution par des attaques opiniâtres de dyspepsie, des dérangements du foie et des reins, et des rhumatismes. Ils sont avant tout sujets aux maladies de poitrine, pneumonie, phthisie, bronchite et asthme. La scrofulose qui attaque les glandes, les os et d’autres parties du corps est la maladio déplus des deux tiers des potiers. Si la dégénérescence de la population de ce district n’est pas beaucoup plus grande, elle le doit exclusivement à son recrutement dans les campagnes avoisinantes et à son croisement par des mariages avec des races plus

saines. » M. Charles Pearson, chirurgien du

même hospice, écrit entre autres dans une lettre adressée au commissaire Longe : « Je ne puis parler que d’après mes observations personnelles et non d’après la statistique ; mais je certifie que j’ai été souvent on ne peut plus révolté à la vue de ces pauvres enfants, dont la santé est sacrifiée, pour satisfaire par un travail excessif la cupidité de leurs parents et de ceux qui les emploient. » Il énumère les causes de maladies des potiers et clôt sa liste parla principale, « The Long Hours » (les longues heures de travail). La commission dans son rapport exprime 1 espoir « qu’une industrie qui a une si haute position aux yeux du monde, ne supportera

1. Chüdren’s Employment Commission. First Report, etc., 1863, Appendix, p. 16, 17, 18.

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