Reports, etc., l*r déc. 1848, p. 9a
des
svsièm i Reanccs; » mais il faut dire que lo
«jstemc remplaçait l’attraction du travail par l’at-
ie'toi l°n 1 U cal^aV’ N suffit, pour s’en assurer, du fabricant t0u^ 1 sur l°s cadres fournis par les
nêtëe mod'r .CCtlC rs:inisati,m <IUC la Fesse hon-
,10d- exal'ait comme un modèle « do co
acco ni bf'0 [TT do S,T ot du ""••'•hodu peut aecomplu >» (what a reasonablc degrcc of cure and
ku i01 L° P°'™cl d0* Ivavail-
leuis Otait divise parfois en 12 et là catégories
dont es parties constitutives subissaient de nouveau des modifications continuelles. Pendant. Vu période de 15 heures formant la journée de fabrique' le capital appelait l’ouvrier, maintenant pour 30 mi’, nutes, puis pour uno heure, et le renvoyait ensuite pour le rappeler de nouveau et le renvoyer encore, le ballottant de côte et d autre pur lambeaux do temps dissémines, sans jamais le perdra de l’œil ni de la main jusqu’à ce que le travail de dix heures fut accompli. Gomme sur un théâtre les mêmes comparses avaient à paraître tour à tour dans les différentes scènes des différents actes. Mais de mémo qu’un acteur pendant toute la durée du drame appartient à la scène, de même les ouvriers appartenaient à la fabrique pendant quinze heures, sans compter le temps d’aller et de retour. Les heures do répit se transformaient ainsi en heures d’oisivolé forcée qui entraînaient le jeune ouvrier au cabaret et la jeune ouvrière au bordel. Ghaquefois quele capitaliste inventait quelque chose de neuf — ce qui avaitlieu tous les jours — pour tenir ses machines en haleine pendant douze ou quinzeheures, sans augmenter son personnel, le travailleur était obligé, tantôt de perdre son temps, tantôt d’en profiter à la hâte pour avaler son repas. Lors de l’agitation des dix heures, les fabricants criaient partout que si la canaille ouvrière faisait des pétitions, c’était dans l’espoir d’obtenir ttu salaire de douze heures pour un travail de dix. Ils avaient maintenant retourné la médaille; ils payaient un salaire de dix heures pour uno exploitation de douze et quinze heures1 ! Voila comment la loi des dixheures étaitinterprétéeparlesfahricants. G étaient cependantlcs mêmes hommes, les mêmes libra-échangistes confits d’onction, suant par tous les pores amour de l’humanité, qui pendant dix ans, tant que dura l’agitation contre la loi des céréales, ne se essaient pas de démontrer aux ouvriers, par sous et liards, que dix heures dcleur travail quotidien suffiraient amplement pour enrichir les capitalistes, si un nouvel essor était donné a 1 industrie anglaise par la libre importation des grains’.
W La révolte du capital, après avoir duré deux années, fut enfin couronnée par l’arrêt d'une des quatre bâtes cours d’Angleterre, la cour dtl hchiqiiur. -• F pos d’un cas qui lui fut présente le 8 exiuu ^
cette cour décida que les [aî>r^ant^a^lais quo celle vrai, contre le sens de la loi de 1844, in 4
1. Voy. « Reports, eje., for n“Pr dinnee par’les inspeccation détaillée du « Sb'flin# c.r»damle-i Reports for 'Al ocl.
d’Asl,L r dcs a,w-
lS-iS-'oj. . 1 , jj ]849) contre le • SUift sysicm. »
t0î”comp.Sparex. • The Factory Question ood U te Ten Ihues Bill. Ry fl. H. Crey., 1837. •
. „ /-on tenait certains mots qui la renl"i. j>af suite de cette décision la loi dos
r'lf UnrcsV.it en réalité abolie’. » Une foule defaj1 '• V f nfV nui jusqu’alors n’avaient pas osé employer Jesvsl^ine des relais pour les adolescents et les ouvrières, y allèrent désormais des deux mains à la fois2.
Mais ce triomphe du capital en apparence définilif fut aussitôt suivi d’une réaction. Les travailleurs avaient opposé jusqu’alors une résistance passive. quoique indomptable et sans cesse renaissante. ils se mirent maintenant à protester dans le Lancashire et le Yorksliire, par des meetings de plus en plus menaçants. « La prétendue loi des dix heures, s’écriaient-ils, n aurait donc été qu une mauvaise farce, une duperie parlementaire, et n’aurait jamais existé? >■ Les inspecteurs de fabrique avertirent avec instances le gouvernement que l’antagonisme des classes était monté à un degré incroyable. /)r. s fabricants eux-mêmes se mirent à murmurer. Ils se plaignirent de ce que « grâce aux décisions contradictoires des magistrats il régnait une véritable anarchie. Telle loi était en vigueur dans le Yorksliire, telle autre dans le Lancashire, telle autre dans une paroisse de ce dernier comté, telle autre enfin dans le voisinage immédiat. Si les lâbiiranls des grandes villes pouvaient éluder la loi, il n’en était pas île même des autres qui ne trouvaient point le personnel nécessaire pour le système de relais et encore moins pour le ballottage îles ouvriers d’une lubrique dans une autre, et ainsi de. suite. » Or le premier droit du capital n’cst-il pas Y égalité dons ï exploitation de la force du travail?
lies diverses circonstances amenèrent un compromis entre fabricants cl ouvriers, lequel fut scellé pnrlemenlaircinenl par la loi additionnelle sur les * fabriques, le 5 août 1850. La journée de travail lut. élevée de 10 heures à 10 heures et demie dans les cinq premiers jours de la semaine et restreinte à 7 heures et demie le samedi pour « les adolescents et les femmes. » Le travail doit avoir lieu de 6 li. du matin a 0 h. du soir*', avec des pauses d’une heure et. demie pour les repas, lesquelles doivent être accoi'ilei's en même temps, conformément aux proscriptions de 1844, etc. Le système des relais fut ainsi aboli une. fois pour tonies*. Pour ce qui est du travail des enfants, la lui de. 1844 resta en vigueur.
bue autre categorie de fabricants s’assura cette lois comme précédemment, des privilèges se igné u- M'inx mu- les cillants des prolé mi tes. Ce furent les liuiricants de. soie. En 1833 ils avaient hurlé eununiuatiim-meiiL que « si on leur ôtait la liberté ix ' nui i pendant dix heures par jour des enfants
,1. K t-.UL.-i t s : OiV fwjlhvlie /.ehnstunilenhilt (dans la AViic
llh.A au»;, renie ,w ,'.,|iU:1. ,,;n. Kllrl M;1|.x
tH; .l.ui-it ts.,0 p. Celle même « haute .. cour découvrit •iie-M l"'iuliiiil la guerre civile américaine une ambiguïté de mots • | n i changeait complètement le sens de la loi dirigée feutre l'armement des navires lie pirates, et la transformai ten h,,iw conlram*.
-• u ports, rtc., for 30 lit., npril 18â0. l';ll l” v,'r;ctc 7 heures du malin à 5 heures du soir, si l'on veut. t..< ',UMïnlî! W” tttjOJa été un coiiinromis nar leuuel
heures eu relum. ,'e ■« ..«.nwiMiu u luiuesuix
cemenl et la li,, du l’01"' te eommeli-
l«’W etc., for au ** "
-ï"»» «™;,ï iriSf:™'"
de la loi des dix
de tout âge, c’était arrêter leur fabrique (if the liberty of vorking children of any âge ior 1 0 hours a dav vas taken away, il would stop their Works); qu’il leur était impossible d’acheter un nombre suffisant d’enfants au-dessus de treize ans » , et ils avaient ainsi extorqué le privilège désiré. Des recherches ultérieures démontrèrent que ce prétexte était un pur mensonge *, ce qui ne les empêcha pas, dix années durant, de filer de la soie chaque jour pendant dix heures avec le sang d’enfants si petits qu’on était obligé de les mettre sur de hautes chaises pendant toute la durée de leur travail. La loi de 1844 les « dépouilla» bien, à vrai dire, de la « liberté » de faire travailler plus de six heures et demie des enfants audessous de. onze ans, mais leur assura en retour le privilège d’employer pendant dix heures des enfants entre onze et treize ans, et de défendre à leurs victimes de fréquenter l’école obligatoire pour les enfants des autres fabriques. Cette fois le prétexte était que : « la délicatesse du tissu exigeait une légèreté de toucher qu’ils ne pouvaient acquérir qu’en entrant de bonne heure dans la fabrique2. » Pour la finesse des tissus de soie les enfants lurent immolés en masse, comme les bêtes à cornes le sont dans le sud de la Russie pour leur peau et leur graisse. Le privilège accordé en 1844 fut enfin limité en 1850 aux ateliers de dévidage de soie ; mais ici, pour dédommager la cupidité de sa «liberté» ravie, le temps de travail des enfants, de onze à treize ans fut élevé de dix heures à dix heures et demie. Sous quel nouveau prétexte? «Parce que le travail est beaucoup plus facile dans les manufactures de soie que dans les autres et de beaucoup moins nuisible à la santé3. » Une enquête médicale officielle prouva ensuite que bien au contraire « le chiffre moyen de mortalité, dans les districts où se fabrique la soie, est exceptionnellement élevé et dépasse même, pour la partie fémi nine de la population, celui des districts cotonniers du Lancashire4.» Malgré les protestations des ins-