‹ Le capital T. 1Chapitre 12 sur 357 · J IJ · texte numérisé non relu

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et enfin des changements dans la quantité dè^'aicmet dans son expression relative peuvent être simultanés sans correspondre exactement1, c) La forme d’équivalent et scs particularités.

On l’a déjà vu : En même temps qu’une marchandise A (la toile) exprime sa valeur dans la valeur d’usage d’une marchandise différai le B i l’haDiQ , elle imprime à cette dernière une forme particulière de valeur, celle d’équivalent. La toile manifcsleson propre caractère de valeur par un rapport dans lequel une autre marchandise, l’habit, tel qu’il est dans sa forme naturelle, lui fait équation. Elle exprime donc qu’elle-même vaut quelque chose, par ce fait qu’une autre marchandise, l’habit, est immédiatement échangeable avec elle.

En tant que valeurs toutes les marchandises sont des expressions égales d’une même unité, le travail humain, remplaçables les unes par les autres. Une marchandise est par conséquent échangeable avec une autre marchandise, dès qu’elle possède une forme, qui l’a fait apparaître comme valeur.

Une marchandise est immédiatement échangeable avec toute autre dont elle est l’équivalent, c’està-dire : la place qu’elle occupe dans le rapport de. valeur, fait de sa forme naturelle la forme valeur de l’autre marchandise. Elle n’a pas besoin de revêtir une forme différente de sa forme naturelle pour se manifester comme valeur à l’autre marchandise, pour valoir comme telle et par conséquent pour être échangeable avec elle. La forme d’équivalent est donc pour une marchandise la lormo sous laquelle elle est immédiatement échangeable avec une autre.

Quand une marchandise, comme des habits, pat exemple, sert d’équivalent à une autre marchandise,

1. Dans un écrit dirigé principalement contre la théorie de la valeur de Ricardo, on lit : « Vous n’avez qu’à admettre que le travail nécessaire à sa production restant tou joui s le rnenK, A baisse parce que B, avec lequel il s’échange, hausse, et \olio principe général au sujet de la valeur tombe. — En admettant que B baisse relativement à A, quand la valeur de A hausse relativement à B, Ricardo détruit lui-môme la hase de son grand axiome que la valeur d’une marchandise est déterminée par la quantité de travail incorporée en elle, car si un changement dans les frais de A change non-s«u valeur relativement à B, avec lequel il s échange, mais ' . valeur de B relativement à A, quoique aucun changeme eu lieu dans la quantité de travail exige pour B : alors tombe non-seulement la doctrine qui fai t do tité de travail appliqué à un article la mesure^J ^ ^

mais aussi la doctrine «u* t Puuticot Kconomy,

les frais de production. > » (J. BioaB,, j,s ausiii ),)«.„

London, 1842, p. ' • jf le nombre 10

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leurs augmente. Ainsi tombe le grand principe daprv» l ) la grandeur des nombres entiers est déterminée par la q»au litc des unités qu’il» contiennent.

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donnée 'dînis l.îquelle ect échange peut s effectuer. Gomme il quantité (le valeur de la toile est donnée, cela dépendra de la quantité de valeur des habits. Oue dans lc rapport de valeur, l’habit figure comme équivalent et la toile comme valeur relative, ou que ce soit l’inverse, la proportion, dans laquelle se fait 1’éclmngo, reste la même. La quantité de valeur respective des deux marchandises, mesurée parla duree comparative du travail nécessaire à leur production, est par conséquent une détermination tout a fait indépendante de la forme de valeur.

La marchandise dont la valeur se trouve sous la forme relative est toujours exprimée comme quantité de valeur, tandis qu’au contraire il n’en est jamais ainsi de Ycquivalent qui figure toujours dans l’équation comme simple quantité d une chose utile. 40 mètres de toile, par exemple, valent -- quoi? 2 habits. La marchandise habit jouant ici le rôle d’équivalent, donnant ainsi un corps à la valeur de la toile, il suffit d’un certain quantum d’habits pour exprimer le quantum de valeur qui appartient à la toile. Donc 2 babils peuvent exprimer la quantité de valeur de 40 mètres de toile, mais non la leur propre. L’observation superficielle de ce fait, que dans l'équation de la valeur, l’équivalent ne figure jamais que comme simple quantum d’un objet d’utilité, a induit en erreur S. Bailey ainsi que beaucoup d’économistes avant et après lui. Us n’ont vu dans l’expression de la valeur qu’un rapport de quantité. Or sous la forme d’équivalent une marchandise figure comme simple quantité d’une matière quelconque précisément parce que la quantité de sa valeur n’est pas exprimée.

Les contradictions que renferme la forme d’équivalent exigent. maintenant un examen plus approfondi de ses particularités.

Première particularité de la forme d'équivalent : La valeur d’usage devient la forme de manifestation de son contraire, la valeur.

La forme, naturelle des marchandises devient leur forme de. valeur. Mais, en lait, ce quicl pro quo n’a beu pour une marchandise B (habit, froment, fer, etc.) que dans les limites du rapport de valeur, dans lequel une autre marchandise A (toile, etc.) entre avec elle, et seulement dans ces limites. Con-

ÏÏr T -n’ :UI’ ]’lli,bit> 1™ exemple, n’est qu’un

eimL i -V Une ,Vnlour d’usage, absolument comme la toile ; sa forme n’est que la forme na-

e 1 lm brunrc particulier de marchandises. Mais comme aucune marchandise ne peut se rapporter il elle-meinc comme équivalent, ni faire de sa forme, naturelle la iorme de sa propre valeur, clic doit nécessairement prendre pour équivalent une autre marchandise dont la valeur d’usage lui sert ainsi uc lorme valeur.

Lne mesure appliquée aux marchandises en tant lueinaurres, c’est-à-dire en tant que valeurs d’u-

Scèdea,bmS. BCmi' P^r mettre ce qui

I tu e directement sous les yeux du lecteur. Un

} de sucre, puisqu’il csl un corps, est pesant et Var conséquent a du poids; mais ,1

de voir ou de sentir ce poids rien qu àl apparence. Nous prenons maintenant divers morceaux de 1er de poids connu. La forme matérielle du fer, considérée en elle-même, est aussi peu une forme de manifestation de la pesanteur que celle du pain de sucre. Cependant pour exprimer que ce dernier est pesant, nous le plaçons en un rapport de poids avec le fer. Dans ce rapport le fer est considéré comme un corps qui ne représente rien que de la pesanteur. Des quantités de fer employées pour mesurer le poids du sucre, représentent donc vis-à-vis de la matière sucre une simple forme, la forme sous laquelle la pesanteur se manifeste. Le fer ne peut jouer ce rôle qu’autant que le sucre ou n’importe quel autre corps, dont le poids doit être trouvé, est mis en rapport avec lui à ce point de vue. Si les deux objets n’étaient pas pesants, aucun rapport de cette espèce ne serait possible entre eux, et 1 un ne pourrait point servir d’expression à la pesanteur de l’autre. Jetons-les tous deux dans la balance et nous voyons en fait qu’ils sont la même chose comme pesanteur, et que par conséquent dans une certaine proportion ils sont aussi du même poids. De même que le corps fer, comme mesure de poids, vis-à-vis du pain de sucre 11e représente que pesanteur, de même dans notre expression de valeur, le corps habit vis-à-vis de la toile ne représente que valeur.

Ici cependant cesse l’analogie. Dans l’expression de poids du pain de sucre, lc fer représente une qualité naturelle commune aux deux corps, leur pesanteur, tandis que dans l’expression de valeur de la toile, le corps habit représente une qualité surnaturelle des deux objets, leur valeur, un caractère d’empreinte purement sociale.

Du moment que la forme relative exprime la valeur d’une marchandise, de la toile, par exemple, comme quelque chose clc complètement différent de son corps lui-même et de ses propriétés, comme quelque chose qui ressemble à un habit, par exemple, elle fait entendre que sous cette expression un rapport social est caché.

C’est l’inverse qui a lieu avec la forme d’équivalent. Elle consiste précisément en (ce que le corps d’une marchandise, un habit par exemple, en ce que cette chose telle quelle exprime de la valeur, et par conséquent possède naturellement forme de valeur. Il est vrai que ceci n’est juste qu’autant qu’une autre marchandise, comme la toile, se rapporte à elle comme équivalent1. Mais, de même que les propriétés matérielles d’une chose ne font que se confirmer dans scs rapports extérieurs avec d'autres choses au lieu d’en découler, de même 1 habit semble tirer de la nature et non du rapport de valeur de la toile sa forme d’équivalent, sa propriété d être immédiatement échangeable, au même titre que sa propriété d’être pesant ou de tenir chaud. De la le côte énigmatique de l’équivalent, côté qui ne frappe les yeux de l’économiste bourgeois que lorsque cette forme se montre à lui tout achevée, dans ia monnaie. Pour dissiper ce carac-

1. Dans un autre ordre d’idées il en est encore ainsi. Cet nomme, par exemple, n’est roi que parce que d’autres hommes sc considèrent comme ses sujets et agissent en conséquence, ils croient au contraire être sujets parce qu’il est roi.

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