‹ Le capital T. 1Chapitre 123 sur 357 · Quand le fabricant, par suite de l'amélioration de ses · texte numérisé non relu

Quand le fabricant, par suite de l'amélioration de ses

machines, double ses produits ... il Kajîne tout simplement

(en définitive) parée que cela le met à même de vêtir l'ou-

vrier h meilleur marché, etc., et qti 'ainsi une plus faible partie

du produit total échoit à celui-ci. • (Itamsay, I. c., p. 168.)

individuelle' ^ VCUt dir(!> mm sa valftU1'

déterminée par lèYa '“ 7 S°C,ale’ et Cclle ci C8t

dans un cïs r,T d° travaÜ «>ûte, le capitaliste „pa.rtlCullarî en moyenne. Si

vend la pièce à'sa °'C I!ouvc*,c méthode,

3 d. au-dessus de Ta “l 1 sh” il la -"d

ainsi une plus-value extrTde TT dT T °l * * * journée de douze heures lui rend denx fT VT' 1* produits qu’auparavant. Pour Z vendre T besoin d un double débit ou d’un marché d„ d? plus étendu. Toutes circonstances restant leT Tûmes, ses marchandises ne peuvent conquérir une plus large place dans le marché qu’en contractant leurs prix. Aussi les vendra-t-il au-dessus de leur valeur individuelle, mais au-dessous do leur valeur sociale, soit à 10 d. la pièce. Il réalisera ainsi une plus-value extra de 1 d. par pièce. Il attrape ce bénéfice, que sa marchandise appartienne ou non au cercle des moyens de subsistance nécessaires qui déterminent la valeur de la force de travail. On voit donc qu’indépendamment de cette circonstance chaque capitaliste est poussé par son intérêt à augmenter la productivité du travail pour faire baisser le prix des marchandises.

Cependant, même dans ce cas, l’accroissement de la plus-value provient de l’abréviation du temps de travail nécessaire et de la prolongation correspondante du surtravail*. Le temps de travail nécessaire s’élevait à dix heures ou la valeur journalière de la force de travail à 5 sh.; le surtravail était de deux heures, la plus-value produite chaque jour de 1 sh. Mais notre capitaliste produit maintenant vingtquatre pièces qu’il vend chacune 10 d.,ou ensemble 20 sh. Comme les moyens de production lui coûtent 12 sh., 14 2/5 pièces ne font que compenser le capital constant avancé. Le travail de douze heures s’incorpore donc dans les 9 */s pièces restantes, dont 6 représentent le travail nécessaire et 3 Vs le surtravail. Le rapport de travail nécessaire au surlravail qui, dans les conditions sociales moyennes, était comme 5 est à 1, n’est ici que comme 5 est à 3.

On arrive au môme résultat de la manière suivante : La valeur du produit de la journée de douze heures est pour notre capitaliste de 20 sh. sur lesquels douze appartiennent aux moyens de production dont la valeur ne fait que reparaître. Restent donc 8 sh. comme expression monétaire de la valeur nouvelle produite dans douze heures, tandis qu’en moyenne cette somme de travail ne s’exprime que par 6 sh. Le travail d’une productivité exceptionnelle compte comme travail complexe, ou créé dans un temps donné plus de valeur que le travail social moyen du même genre. Mais notre cap* aliste continue à payer 5 sh. pour la va,euM0U . Hère de la force de travail dont Ja reproduction

. Le profit d’un ^

pose des produis du travail i vendre ses articles à un

dispose du travail ^la^re* dTscs ouvriers reste le

une plus faible proportion -dé ce qu’il produit suffit pour meure ce travail en monument, et une plus grande proportion lu. en revient par conséquent. . (Oullines o( polit, econ. London, 18.12, b. )

• . l’ouvrier sept heures et demie au lieu

mamtcna ^ ^ ^ lc SUTtravail s’accroît de deux

heures et demie, et que la plus-value monte de 1

a Le* capitaliste qui emploie le mode de production perfectionné s'approprie par conséquent sous forme de surtravail une plus grande partie de la journée de l’ouvrier que ses concurrents. Il fait pour son compte particulier ce que le capital fait en grand et en général dans la production de la plus-value relative. Mais d'autre part, cette plus-value extra disparaît dès que le nouveau mode de production se généralise et qu’en même temps s’évanouit la différence entre la valeur individuelle et la valeur sociale des marchandises produites à meilleur marché.

La détermination de la valeur par le temps de travail s’impose comme loi au capitaliste employant des procédés perfectionnés, parce qu’elle le force à vendre ses marchandises au-dessous de leur valeur sociale ; elle s'impose à ses rivaux, comme loi coercitive de la concurrence, en les forçant à adopter le nouveau mode de production*. Le taux general de la plus-value n’est donc aflccté en définitive que lorsque l’augmentation de la productivité du travail fait baisser le prix des marchandises comprises dans le cercle des moyens de subsistance qui forment des éléments de la valeur de la force de travail.

La valeur des marchandises est en raison inverse de la productivité du travail d’où elles proviennent. 11 en est de même de la force de travail, puisque sa valeur est déterminée par la valeur des marchandises. Par contre, la plus-value relative est en raison directe de la productivité du travail. Celle-là monte et descend avec celle-ci. Une journée de travail social moyenne dont les limites sont données, produit toujours la même valeur, et celle-ci, si l’argent ne change pas de valeur, s’exprime toujours dans le même prix, par exemple de 6 sh., quelle que soit la proportion dans laquelle cette somme se divise en salaire et plus-value. Mais les subsistances necessaires deviennent-elles à meilleur marché par suite d’une augmentation de la productivité du travail, alors la valeur journalière de la force de travail subit une baisse, par exemple, de 5 à 3 sh. et la plus-value s’accroît de 2 sh. Pour reproduire la force de travail, il fallait d'abord dix heures par jour et maintenant six heures suffisent. Quatre heures sont ainsi dégagées et peuvent être annexées au domaine du surtravail. Le capital a donc un penchant incessant et une tendance constante à augmenter la force productive du travail pour baisser le pm des marchandises, et par suite — celui du travailleur1.

I. • Si mon voisin, en faisant beaucoup avec pou de <rn ?Ü> >’°.ut vend™ 1,011 marché, il mc faut imaginera moyen de vendie aussi bon marché que lui. C’est ainsi que tout art tout commerce, toute machine faisant œuvre à l’aide du trav.ul do moins de mains, et conséquemment à meilleur marché

™lrc dans les lulres une espèce de nécessité et, l’émulation sënrlLœai.T Ympl0>T.les mêmes procédés le même blablos a [Û ia r™ maCl"nC’ S°U à en «“««ter de sempersonne ne ^ësse v'ln't'l^f, ““ PÎ-ed ll’6eAlHé et 1ua (The advantùàcsZ.Î t’.YY pnx que ses voisins. » London, l720, p. y] j e East lnd,a Tracte tu England.

■t. • tons quelque proportion que les dépenses du travailleur

Considérée en elle-même, la valeur absolue des marchandises est indifférente au capitaliste. Ce qui l’intéresse, c’est seulement la plus-value qu’elle renferme et qui est réalisable par la vente. Réalisation de plus-value implique compensation faite de la valeur avancée. Or, comme la plus-value relative croît en raison directe du développement de la force productive du travail, tandis que la valeur des marchandises est en raison inverse du même développement ; puisque ainsi les memes procédés qui abaissent le prix des marchandises élèvent la plusvalue qu’elles contiennent, on a la solution de la vieille énigme ; on n’a plus à se demander pourquoi le capitaliste qui n’a à cœur que la valeur d’échange s’efforce sans cesse de la rabaisser.

C’est là une contradiction qu’un des fondateurs de l’économie politique, le docteur Quesnay , jetait à la tête de ses adversaires, qui ne trouvaient rien à répondre :

« Vous convenez, disait-il, que plus on peut, sans préjudice, épargner de frais ou de travaux dispendieux dans la fabrication des ouvrages des artisans, plus cette épargne est profitable par la diminution des prix des ouvrages. Cependant, vous croyez que la production de richesse qui résulte des travaux des artisans consiste dans l’augmentation de la valeur vénale de leurs ouvrages 1 . »

Dans la production capitaliste, l’économie de travail au moyen du développement de la force productive2 ne vise nullement à abréger la journée de travail. Là, il ne s’agit que de la diminution du travail qu’il faut pour produire une masse déterminée de marchandises. Que l’ouvrier, grâce à la productivité multipliée de son travail, produise dans une heure, par exemple, dix fois plus qu’auparavant, en d’autres termes, qu’il dépense pour chaque pièce de marchandise dix fois moins de travail, cela n’empêche point, qu’on continue à le faire travailler douze heures et à le faire produire dans ccs douze heures

soient diminuées, son salaire sera diminué dans la même proportion, si l’on abolit en même temps toutes les restrictions posées à l’industrie. « ( Considérations concerning tahing off the ttounlg on Corn exported, etc. London, 1752, p. 7.) ■L’intérêt du commerce requiert que le blé et toutes les subsistances soient à aussi bon marché que possible; car tout ce qui les enchérit doit enchérir également le travail.... Dans tous les pays où l’industrie n’est pas restreinte, le prix des subsistances doit affecter ie prix du travail. Ce dernier sera toujours diminué quand les articles do première nécessité deviendront moins chers. ■ (L. c., p. 3.) « Le salaire diminue dans la mémo proportion que la puissance de la production augmente. Les machines, il est vrai, font baisser de prix les articles de première nécessité, mais elles font par cela même baisser de prix le travailleur également.» (4 Prise essay on the comparante merits of compétition and coopération. London, 1834, p. 27.)

1. Quesnay : Dialogue sur le commerce et les travaux des artisans, p. 188, 18!) (édit. Dairc).

2. « Ces spéculateurs, si économes du travail des ouvriers qu’il faudrait qu’ils payassent! . (J. N. Bidault : Du monopole gui s'établit dans les arts industriels et le commerce. Paris, 1828, p. 13.) ■ L’entrepreneur met toujours son esprit à la torture pour trouver le moyen d’économiser lo temps et le travail. ■ (Dugald Stewart : Works ed. by Sir W. HamiUon. Edinburgh, v. JH, 1855. Lectures on polit, ccon., p. 318.)

■ L’intérêt des capitalistes est que la force productive dos travailleurs soit la plus grande possible. Leur attention est fixée, presque exclusivement fixée, sur les moyens d’accroître cette force. < (R. Joncs, 1. e. Lecture III.)

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