Le principe du système automatique est donc de rem
placer la division du travail parmi les artisans, par l’analyse du procédé dans ses principes constituants. » (lire, 1. c. t. I, p. 30.)
groupes, de même dans le système de machines
occupation continuelle des machines partielles les
leuT r |6S au,tl< s crt‘e un ral>port déterminé entre
Ï2*'’,eU’r dim™ ‘t leur célérité. La
nant un d qui forme mainte-
ou il e^rl?! 8 d dc dilïï’r(,ntM machineoulils et de leurs groupes, est d’autant plus parfaite
■tïndir:?rl d'cusc,abic ^pl
c est-a-dn e que la matière première passe avec
>ase à sa drrct non
: courir ce chemin.
nt
moins d interruption de sa première «l„w. -, mere, d autant plus donc que le mécanisme k main de 1 homme lui fait parcourir ce c.cnu, Donc si le principe delà manufacture est t'isolcme
des procès particuliers par la division du travail celui de la fabrique est au contraire la continuité non interrompue de ces mêmes procès.
Qu il se fonde sur la simple coopération dc machine-outils homogènes, comme dans le tissage, ou sur une combinaison de machines différentes,' comme dans la filature, un système de machinisme forme par lui-même un grand automate, dès qu’il est mis en mouvement par un premier moteur qui se meut lui-même. Le système entier peut cependant recevoir son impulsion d’une machine à vapeur, quoique certaines machine-outils aient encore besoin de l’ouvrier pour mainte opération. C’est ce qui avait lieu dans la filature pour certains mouvements exécutés aujourd’hui par la mule automatique, et dans les ateliers de construction où certaines parties des machine- outils avaient besoin d’être dirigées comme de simples outils par l’ouvrier, avant la transformation du slide rcsl en facteur-automate. Dès que la machiue-outil exécute tous les mouvements nécessaires au laçonncincut de la matière première sans le secours dc l'homme et ne le réclame qu’après coup, dès lors il y a un véritable système automatique, susceptible cependant de constantes améliorations de détail. C’est ainsi que l’appareil qui fait arrêter le laminoir ( drawing frame ) de lui-même, dès qu un fil se casse, et le self aeling slop qui arrête le métier à tisser à vapeur dès que la duite s échappe de la bobine de la navette, sont des inventions tout à l'ait modernes. La fabrique de papier moderne peut servir d’exemple aussi bien pour la continuité e a production que pour Ici mise eu œuvic < u pi i nci p automatique. En général, la production du papier permet d’étudier avantageusement et en détail la différence des modes productifs basée sur la dillç-
rence des moyens de produire , de même rapport entre les conditions sociales de la production et ses procédés techniques. En effet .a vieille fabrication allemande du papier nous 'jur"' au modèle de la production de métier, la dix-septième siècle, et la France au i • re
nous mettent sous les yeux a L j fabrica-
ment dite, et l’Angleterre d aujouul b-H ^ #t
tien automatique ; on iajil ives de celte
dans la Chine differentes termes P
industrie. 0UtiIs automatiques re-
Le système des machine ^ ^
cevant leur mouu la pius développ e du
ralhiS: 'productif. La machine isolée a et.
de sa en-
. . rqr un monstre mécanique qui, d
remplac e P" brur0| emplit des bâtiments gigantesque démoniaque) dissimulée d'abord par îI0«oa«*cnt cadencé et presque solennel de ses /■normes membres, éclate dans la danse fiévreuse et vertigineuse de ses innombrables organes d o-
r’' II* V Tvait des métiers mécaniques, des machines â vapeur, etc., avant qu’il y eût des ouvriers occupes exclusivement à leur fabrication. Les grandes inventions de Vaucanson, d’Aikwrigbt, de Watt, etc. ne pouvaient être appliquées que parce que la période manufacturière avait légué un nombre considérable d’ouvriers mécaniciens habiles. Ces ouvriers étaient des artisans indépendants etde diverses professions, ou se trouvaient réunis dans des manutacturcs rigouiousement organisées d après le principe de la division du travail. A mesure que les inventions et la demande de machines s accrurent, leur construction se subdivisa de plus en plus en bran ches variées et indépendantes, et la division du travail se développa proportionnellement dans chacune de ces branches. La manufacture forme donc historiquement la base technique de la grande industrie.
Dans les sphères de production où l’on introduit les machines fournies par la manufacture, celle-ci, à l’aide de scs propres machines, est supplantée par la grande industrie. L’industrie mécanique s’élève sur une base matérielle inadéquate qu’elle élabore d’abord sous sa forme traditionnelle, mais qu’elle est forcée de révolutionner et de conformer à son propre principe dès qu’elle a atteint un certain degré; de maturité.
Du même que la maclii ne-outil reste chétive tant que. l’homme reste son moteur, et que le système mécanique progresse lentement tant que les forces motrices traditionnelles, l’animal, le vent, et même l’eau ne sont pas remplacés par la vapeur, de même la grande industrie est retardée dans sa marche tant que son moyen de production caractéristique, la machine elle-même, doit son existence à la torce et 1 habileté humaiues, et dépend ainsi du développement musculaire, du coup d’œil et de la dextérité manuelle de l’artisan indépendant du métier et de I ouvrier parcellaire du la manufacture, maniant leurs instruments nains.
A part la cherté dus machines fabriquées de cette l.cym ut cela est allaire du capitaliste industriel — lu progrès d’industries déjà fondées sur le mue », i e production mécanique et son introduction dans des branches nouvelles, restèrent tout à fait soumis a une seule condition, l’accroissement d’ouvriers spécialistes dont le nombre, grâco à la nature lires. juu artistique de leur travail, ue pouvait s'augmenter que lentement.
Ce n est pas tout : a un certain degré de son développement, la grande industrie entra en conllit, même au point de vue technologique, avec sa base donnée par le métier et la manufacture.
Les dimensions croissantes du moteur et de la transmission, la variété des machine-outils, leur
1-ii ii ■uu;llfi).11 ,^e l'itis en plus compliquée, la régubu. e maaiemaliquo , m’exilaient le. J ' °
mullil'orini i VuTW' o • 'lu exiScaiL’111 le nombre, la la délicatesse de leurs éléments ïau-
stituants à mesure quelles s’écartèrent du modèle fourni par le métier et devenu incompatible avec les formes prescrites par leurs fonctions purement mécaniques1, le progrès du système automatique et l’emploi d’un matériel difficile à manier, du fer, par exemple, à la place du bois — la solution de tous ces problèmes, que les circonstances faisaient éclore successivement, se heurta sans cesse contre les bornes personnelles dont même le travailleur collectif de la manufacture ne sait se débarrasser. En effet, des machines, telles que la presse d’impression moderne, le métier à vapeur et la machine à carder, n’auraient pu être fournies par la manufacture.
Le bouleversement du mode de production dans une sphère industrielle entraîne un bouleversement analogue dans une autre. On s’en aperçoit d’abord dans les branches d’industrie, qui s’entrelacent comme phases d’un procès d’ensemble, quoique la division sociale du travail les ait séparées, et métamorphosé leurs produits en autant de marchandises indépendantes. G est ainsi que la filature mécanique a rendu nécessaire le tissage mécanique, et que tous deux ont amené la révolution mécanico-chimique de la blanchisserie, de l’imprimerie et de la teinturerie. De même encore la révolution dans le filage du coton a provoqué l’invention du gin pour séparer les fibres de cette plante de sa graine, invention qui a rendu seule possible la production du coton sur l’immense échelle qui est aujourd’hui devenue indispensable 2. La révolution dans l’industrie et l’agriculture a nécessité une révolution dans les conditions générales du procès de production social, c’est-à-dire dans les moyens de communication et de transport. Les moyens de communication et de transport d’une société qui avait pour pivot, suivant l’expression de Fourier, la petite agriculture, et comme corollaire, l’économie domestique et les métiers des villes, étaient complètement insuffisants pour subvenir aux besoins de la production manufacturière, avec sa division élargie du travail social, sa concentration d’ouvriers et de moyens de travail, ses marchés coloniaux, si bien qu’il a fallu les transformer. De même les moyens de communication et de transport légués par la période manufacturière devinrent bientôt des obstacles insupportables pour la grande industrie avec la vitesse fiévreuse de sa production centuplée, son
1. Le mélier à tisser mécanique dans sa première forme se compose principalement de bois; ie mélier moderne perfectionné est en fer. Pour juger combien à l'origine la vieille forme du moyen de production influe sur la forme nouvelle, il surfit do comparer superficiellement le métier moderne avec l’ancien, les souffleries modernes dans les fou* ries de fer avec la première reproduction mécanique de lourde allure du soufflet ordinaire, et mieux encore, de se rappeler qu’une des premières locomotives essayées, avait deux pieds qu’elle levait l’un après l’autre, comme un cheval. Il faut une longue expérience pratique et une science plus avance, pour que la forme arrive à être déterminée complélemcfBçar le principe mécanique, et par suile complètement émancipée do la forme traditionnelle de l’outil.
2. Le collungin du yankee Eli Wliitney avait subi jusqu’à nos jours moins de modifications essentielles que n importe quelle autre machine du dix-huitième siècle. Mais depuis une vingtaine d’années un autre Américain, SI. Eniery dAlbany, New-York, au moyen d’un perfectionnement aussi simple qu el- 1 cacc, a fait mettre la machine de Wliitney au rebut.