‹ Le capital T. 1Chapitre 172 sur 357 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Le D' Ure, le Pindare de la fabrique en donne deux définitions. Il la dépeint d’vme part « comme une coopération de plusieurs classes d’ouvriers, adultes et non adultes, surveillant avec adresse ' et assiduité un système de mécaniques productives mises continuellement en action par une force centrale, le premier moteur. » Il la dépeint d’autre part comme « un vaste automate composé de nombreux organes mécaniques et intellectuels, qui opèrent de concert et sans interruption, pour produire un même objet, tous ces organes étant subordonnés à une puissance motrice qui se meut d elle-même. » Ces deux définitions ne sont pas le moins du monde identiques. Dans l’une le travailleur collectif ou le corps de travail social apparaît comme le sujet dominant et l’automate mécanique comme son objet. Dans l’autre, c’est l’automate même qui est le sujet et les travailleurs sont tout simplement adjoints comme organes conscients à ses organes inconscients et avec eux subordonnés à la force motrice centrale. La première définition s’applique à tout emploi possible d’un système de mécaniques ; l’autre caractérise son emploi capitaliste et par conséquent la fabrique moderne. Aussi maître Ure se plaît-il à représenter le moteur central, non-seulement comme automate , mais encore comme autocrate. « Dans ces vastes ateliers, dit-il, le pouvoir bienfaisant de la va-

progrès des Fabriques proprement dites' dans le Royaume- Uni depuis 1848 :

DÉSIGNATION

QUANTITÉ

EXPORTÉE

QUANTITÉ

EXPORTÉE

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