‹ Le capital T. 1Chapitre 193 sur 357 · S VJ · texte numérisé non relu

S VJ

i „nfmtc nécessairement une production umcerse , ■ dW encombrement des marchés

ÎonUa contraction amène la paralysie La vie de l’industrie se transforme ainsi en sene de périodes d’activité moyenne, de prospérité, de surproduction de crise et de stagnation. L incertitude etlinslabilité auxquelles l’exploitation mécanique soumet le travail finissent par se consolider et par devenir l’état normal de l’ouvrier, grâce à ces variations périodiques du cycle industriel. A part les époques de prospérité, la lutte la plus achar née s’engage entre les capitalistes pour leur place au marché et leurs profits personnels, qui sont en raison directe du bas prix de leurs produits. C’est donc à qui emploiera les machines les plus perfectionnées pour supplanter l’ouvrier, et les méthodes de production les plus savantes. Mais cela même ne suffit pas, et il arrive toujours un moment où ils s’efforcent d’abaisser le prix des marchandises en déprimant le salaire au-dessous de la valeur de la force de travail *.

actuelle on doit les considérer encore comme une colonie

de l’Europe.

Colon exporté des États-Unis en Grande-Bretagne.

1846 (livres) 401,049,393

Exportation de grains des Elats-Unis en Grande-Bretagne

(1850 eL 1862, en quint aux).

j'romcnt

Orge

Avoine

Seigle

.■'arine de froment

Blé noir

Maïs

llcre ou Jligg (Orge qualité sup.) .

Pois

Haricots

Total

I. Dans un appel fait en juillet 1866, . aux sociétés de r stslancc anglaises, • par des ouvriers que les fabricants d rua assures do Leicester avaient jeléssur le pavédocked oui

iKiulèv ',1;.,.* lrUS,Cnviron vi,'Bl a»s la cordonnerie a él couture »■ .■ i ' ‘'"8lclcl'rc, par suite du remplacement de 1 T nvure- Dn pouvait alors gagner de bons s;

siiirune vive mn n”"Vcll<!, !lu,ustrio P' it une grande cxtei ur .Ls c',' , - rr"00 S l l?,blil cm,° lcs •'•vers établie

I S'Hh 1 ,tnira,t l’ailictedi. meilleur goût. Ma il . ttallii peu apres une concurrence d’un genre délestablt i rt.ul maintenant a qui vernirait au plus bas prix. On en v uynlm les funestes conséquences dans la réduction du s; tmc, cl la baisse de prix du travail Tut si rapide que béai coup d etablissements ne paient encore aujourd’hui que imui.e du salaire primitif. Kl cependant , bien que les s; bures tombent de plus on plus, les profils semblent croîti avec chaque changement de tarif du travail. » I.es fabrican ■lent même parti des périodes défavorables de l’industr "V1* d<,s, l,lu^ls énormes au moyen d’une réduction exi mis ,:’os,*â-,hro au moyen d’un vol direct con

travailleur u“'°)[e,,s f cx.ifle,,ce les plus indispensables a

de (issus de soie ‘.Ur’ 6 ' ' saglt duno cris0 dans la labriqi do soie de Coveutry ; . a résulte de renseignemen

L’accroissement dans le nombre des ouvriers de la fabrique a pour condition un accroissement, proportionnellement beaucoup plus rapide du capital * qui s’y trouve engagé. Mais ce mouvement ne s’accomplit que dans les périodes de flux et de reflux du cycle industriel. Il est, en outre, toujours interrompu par le progrès technique qui tantôt remplace des ouvriers virtuellement, et tantôt les supprime actuellement. Ce changement qualitatif dans l’industrie mécanique, éloigne sans cesse des ouvriers de la fabrique ou en ferme la porte aux nouvelles recrues qui se présentent, tandis que l’extension quantitative des fabriques engloutit, avec les ouvriers jetés dehors, les nouveaux contingents. Les ouvriers sont ainsi alternativement attirés et repoussés, ballottés de côté et d’autre, et ce mouvement de répulsion et d’attraction est accompagné de changements continuels dans l’âge, le sexe et l’habileté des enrôlés.

Pour apprécier les vicissitudes de l’ouvrier de fabrique, rien ne vaut comme un coup d’œil rapide jeté sur les vicissitudes de l’industrie cotonnière anglaise.

De 1770 à 1815 l’industrie cotonnière subit cinq années de malaise ou de stagnation. Pendant cette première période de quarante-cinq ans, les fabricants anglais possédaient le monopole des machines et du marché universel. De 1815 à 1821, malaise: 1822 à 1823, prospérité; 1824, les lois de coalition sontabolies ; les fabriques prennent de tous côtés une grande extension; 1825, crise; 1826, grande misère et révoltes parmi les ouvriers; 1827, légère amélioration; 1828, grand accroissement dans le nombre des métiers à vapeur et dans l’exportation; 1829, l’exportation, pour l’Inde particulièrement, dépasse colle de toutes les années précédentes; 1830, encombrement des marchés, grande détresse; de 1831 à 1833, malaise persistant; le commerce do l’Asie orientale (Inde et Chine) est arraché au monopole de la Compagnie des Indes; 1834, grand accroissement des fabriques et des machines, manque de bras; la nouvelle loi des pauvres active la migration des ouvriers agricoles dans les districts manufacturiers; ralle d’enfants dans les comtés ruraux, commerce d’esclaves blancs ; 1835, grande prospérité, mais en même temps les tisseurs à la main meurent de faim; 1836, point culminant; 1837 et 1838, décadence, malaise, crise; 1839, reprise; 1840, grande dépression, révoltes, intervention de la force armée; 1841 et 1842, souffrances terribles des ouvriers de fabrique; 1842, les fabricants de Manchester chassent les ouvriers des fabriques

que j’ai obtenus aussi bien de fabricants que d’ouvriers, que les salaires ont été réduits dans une proportion bien plu: grande que la concurrence avec des producleurs étrangers ou d’autres circonstances ne le rendaient nécessaire. La majorité des tisseurs travaille pour un salaire réduit de 30 à 40 •/... One pièce de rubans pour laquelle le tisseur obtenait, cinq ans auparavant, 6 ou 7 sh.. ne lui rapporte plus que 3 sta. 3 d. ou 3 sh. 6 d D’autres travaux payes d'abord 4 sh. et 4 sh. 3 d., ne le sont plus que 2 sh. ou 2 slï. 3 d. La réduction du salaire est bien plus toï'tc qu’il n’est nécessaire pour stimuler la demande. C’est un fait que pour beaucoup d’espèces de rubans la réduction du salaire n’a pas entraîné la moindre réduction dans le prix de l’article. » (/I apport du commissaire F. Longedans ‘Chili. Empl. Connu. V. Beport 1866, >• p. 114, u* I.

Page 1