‹ Le capital T. 1Chapitre 210 sur 357 · Chitd. Empl. Comm. V Hep , p · texte numérisé non relu

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b. On lit par exemple dans les déposili ns de quelques agonis d’exportation de Uradfor.l cités comme témoins : « Il est el. •nique dans ces circonstances il est inutile de faire travailler dans les magasins les jeunes garçons plus longtemps que depuis huit heures du matin jusqu’à sept heures du soir. Ce n est qu’une question de dépense extra et de nombre de bras cxna.

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Les garçons n’auraient pas besoin de travailler si ar< jfi, nuit si quelques patrons n’étaient pas aussi -joutes

les difficultés proviennent de l’h.suflïsance.d appareils a

manque d’espace. • (L. c. p. rlnsolôre d’ailleurs la

6. L. c. Un fabricant de i «« un moyen de réglementation de la journée i d * , fabricants, mais

proléger non-seulement les ou v ru« ton «

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ainsi : ■ U gène dans nos transactions est occasionnée par l.s

encore les fabricants cont

marchands exportateurs qui veulent, par cismp.e

des marchandises-par un navire a sodé-., pour se tou. or .n lieu et place dans une saison déterminée et, de i lus, pour empêcher la différence du prix de transport entre le navire à

il l’avoue lui-même par la Neanmoins,^ rcprésftntantS) le capital ne se prê-

l‘° Kmai» à ces mesures si ce n'est « sous la pres- ■ d'une loi générale du parlement - imposant une journée de travail normale à toutes les branches de la production à la fois.

Législation de fabrique.

La législation de fabrique, cette première réaction consciente et méthodique de la société contre son propre organisme tel que l’a fait le mouvement spontané de la production capitaliste, est, comme nous l'avons vu, un fruit aussi naturel de la grande industrie que les chemins de fer, les machines automates et la télégraphie électrique. Avant d examiner comment (die va se généraliser en Angleterre, il convient de jeter un coup d'œil sur celles de ses clauses qui n’ont pas trait à la durée du travail.

La réglementation sanitaire, rédigée d’ailleurs de telle sorte que le capitaliste peut aisément l’éluder, se borne en fait à des prescriptions pour lé blanchiment des murs, et à quelques autres mesures de propreté, de ventilation et de précaution contre les machines dangereuses.

Nous reviendrons dans le troisième livre sur la résistance fanatique des fabricants contre les articles qui leur imposent quelques déboursés pour la protection des membres de leurs ouvriers. Nouvelle preuve incontestable du dogme libre-échangiste d'après lequel dans une société fondée sur l’antagonisme des intérêts de classes, chacun travaille fatalement pour l'intérêt général en ne cherchant que son intérêt personne] !

Pour le moment, un exemple nous suffira. Dans la première, période des trente dernières années l’industrie, linière et avec elle les sculching miUs (fabriques où le lin est battu et. brisé) ont pris un grand essor en Irlande. Il y en avait déjà en 1864 plus de dix-huit cents. Chaque printemps et chaque hiver on attire de la campagne des femmes et des adolescents, lils, (illes et femmes des petits fermiers du voisinage, gens d'une ignorance grossière en tout ce qui regarde le machinisme, pour les employer a Imirnir le lin aux laminoirs des scutching viiUs. Dans. 1 histoire des fabriques il n’y a pas d exemple d'accidents si nombreux et si affreux. Un seul scutching mift à Kildinan (près de Cork) enregistra pour son compte de 1852 à i 856 six cas de nim t 1 1 soixante mutilations graves qu’on aurait pu liicilcuu'ut. éviter au moyen de quelques appareils Ires-peu coûteux. Le docteur M. Whiic, chirurgien des fabriques de Downpatrick, déclare dans un rapport ofticiel du 15 décembre 1865 : « Les accidents dans les scutchings mills sont du genre le plus terrible. Dans beaucoup do cas c’est un quart du corps

unies et le navire à vapeur, ou bien qui do deux navires à vt leurs 'T*""1 CUlu' ‘|ui |,:u t lu premier pour arriver aval 1 * “l®“rrei,ls S;,r lt; marche étranger. » (L. c. p. 8, n. 32

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entier qui est séparé du tronc. Les blessures ont pour conséquence ordinaire soit la mort, soit un avenir d’infirmité et de misère. L’accroissement du nombre des fabriques dans ce pays ne fera naturellement qu’étendre davantage d’aussi affreux résultats. Je suis convaincu qu’avec une surveillance convenable de la part de l’Etat, ces sacrifices humains seraient en grande partie évités 1 ».

Qu’est-ce qui pourrait mieux caractériser le mode de production capitaliste que cette nécessité de lui imposer par des lois coercitives et au nom de l’État les mesures sanitaires les plus simples ? «La loi de fabrique de 1864 a déjàfait blanchir et assainir plus de deux cents poteries où pendant vingt ans on s’était consciencieusement abstenu de toute opération de ce genre! (Voilà l'abstin-nce du capital.) Ces établissements entassaient 27,800 ouvriers, exténués de travail la nuit et le jour, et condamnés à respirer une atmosphère méphitique imprégnant de germes de maladie et de mort une besogne d’ailleurs relativement inoffensive. Cette loi a multiplié également les moyens de ventilation’. »

Cependant, elle a aussi prouvé qu’au delà d’uu certain point le système capitaliste est incompatible avec toute amélioration rationelle. Par exemple, les médecins anglais déclarent d’un commun accord que, dans le cas d’un travail continu, il fautaumoins cinq cents pieds cubes d’air pour chaque personne, etque même cela suffit à peine. Eh bien, si par toutes ses mesures coercitives, la législation pousse d’une manière indirecte au remplacement des petits ateliers par des fabriques, empiétant par là sur le droit de propriété des petits capitalistes et constituant aux grands un monopole assuré, il suffirait d’imposer à tout atelier l’obligation légale de laisser à chaque travailleur une quantité d’air suffisante, pour exproprier d’une manière directe et d’un seul coup des milliers de petits capitalistes ! Cela serait attaquer la racine même de la production capitaliste, c’est-àdire la mise en valeur du capital, grand ou petit, an moyen du libre achat et de la libre consommation de la force de travail. Aussi ces cinq cents pieds d’air suffoquent la législation de fabrique. La police de l’hygiène publique, les commissions d’enquêtes industrielles et les inspecteurs de fabrique en reviennent toujours à la nécessité de ces cinq cents pieds cubes et à l’impossibilité de les imposer au capital. Us déclarent ainsi en fait que la phthisie et. les autres affections pulmonaires du travailleur sont des conditions de vie pour le capitaliste3.

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