‹ Le capital T. 1Chapitre 240 sur 357 · Malllius, 1. c · texte numérisé non relu

Malllius, 1. c

l *ACS travailleurs aux pièces forment vraisemblablement

les 4/5 do tout le personnel des fabriques. . (R eports of Insn

®f Fact. for 30 april 1858, p. 9.)

0t.Vsojf'Kl un ““'Pic exact de la force productive de son

(du fileur), et l’on diminue la rétribution du travail à

quent le temps de travail consacré à la même pièce diminue. Cette variation du salaire, bien que purement nominale, provoque des luttes continuelles entre le capitaliste et l’ouvrier ; soit parce que le capitaliste s’en fait un prétexte pour abaisser réellement le prix du travail ; soit parce que l’augmentation de productivité du travail entraîne une augmentation de son intensité ; soit parce que l’ouvrier prenant au sérieux cette apparence créée par le salaire aux pièces — que ce qu’on lui paye c’est son produit et non sa force de travail — se révolte contre une réduction de salaire à laquelle ne correspond pas une réduction proportionnelle dans le prix de vente de la marchandise. « Les ouvriers surveillent soigneusement le prix de la matière première ainsi que le prix des articles fabriqués et sont ainsi à même d’estimer exactement les profits de leurs patrons*. » Le capital repousse justement de pareilles prétentions comme entachées d’erreur grossière sur la nature du salaire5. Il les flétrit comme une usurpation tendant à lever des impôts sur le progrès de l’industrie et déclare carrément que la productivité du travail ne regarde en rien le travailleur*.

mesure que la force productive augmente.... sans cependant que cette diminution soit proportionnée à l’augmentation de la force. » [Ure, 1. c., p. 61.) üre supprime lui-même cette dernière circonstance atténuante. Il dit, par exemple, à propos d’un allongement de la mule Jenny : « quelque surcroît de travail provient de cet allongement » (1. c. Il, p 34.) Le travail ne diminue donc pas dans la même proportion que sa productivité augmente. 11 dit encore : « Ce surcroît augmentera la force productive d’un cinquième. Dans ce cas, on baissera le prix du fileur; mais comme on ne le réduira pas d’un cinquième, le perfectionnement augmentera son gain dans le nombre d’heures donné; mais — il y a une modification à faire.... C’est que le fileur a des frais additionnels à déduire sur les 6 d., attendu qu’il faut qu’il augmente le nombre de ses aides non adultes, ce qui est accompagné d’un déplacement d’une partie des adultes » (1. c., p. 66, 67), et n’a aucune tendance à faire monter le salaire.

1. H. Fawcelt : The Economie Position of the British Labourer. Cambridge and London, 1865, p. 178.

2. On trouve dans le Standard de Londres du 26 octobre 1861, le compte rendu d’un procès intenté par la raison sociale John Bright et C‘, devant les magistrats de Rochdale, dans le but de poursuivre, pour intimidation, les agents de la Carpel IFearers Trades' Union. * Les associés de Bright ont introduit une machine nouvelle, qui permet d’exécuter deux cent quarante mètres de tapis dans le même temps et avec le même travail (1) auparavant requis pour en produire cent soixante. Les ouvriers n’ont aucun droit de réclamer une part quelconque dans les profits qui résultent pour leur patron de la mise de son capital dans des machines perfectionnées. En. conséquence, M. Bright a proposé d’abaisser le taux de la paye de 1 1/2 d. par mètre à 1 d., ce qui laisse le gain des ouvriers exactement le même qu’auparavant pour le même travail. Mais c’était là une réduction nominale, dont les ouvriers, comme on l’assure, n’avaient pas reçu d’avance le moindre avertissement. »

3. • Les sociétés de résistance, dont le but constant est de maintenir les salaires, .cherchent à prendre part au profit qui résulte du perfectionnement des machines! (Quelle horreur ))-... Elles demandent un salaire supérieur, parce que le travail est raccourci.... en d’autres termes, elles tendent à établir un impôt sur les améliorations industrielles. • {On Combination of Trades. New Edit. Loni 1834, p. 42.)

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