litcaido, 1. c., p
abondant *. » Citons encore Ravisa]/ : « La demande de travail s’élève... non en proportion ducapital général. Avec le progrès de la société, toute augmentation du fonds national destiné à la reproduction arrive à avoir de moins en moins d’influence sur lo sort du travailleur2. »
Si 1 accumulation, le progrès do la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à sou tour le. levier le plus puissant do. l'accunuilaliou, une condition d’existence do la production capitaliste dans son état de développement intégral. Ivllo forme une année de réserve industrielle qui appartient nu capital d’une manière aussi absolue que s'il lavait élevée et disciplinée à scs propres fiais. Elle fournit à srs besoins de valorisation llnttunls, cl, iudépend, miment, do 1 accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable cl toujours disponible.
La présence de cette réserve industrielle, sa rentrée tantôt partielle, tantôt générale, dans le service actif, puis sa reconstitution sur un cadre plus vaste, tout cola se retrouve au fond de la vi<4 accidentée que traverse l’industrie moderne, avec son cycle décennal à peu près régulier — à part des autres secousses irrégulières — de périodes d’activité ordinaire, de production à haute pression, de crise et de stagnation.
Cette marche singulière de l’industrie, que nous ne rencontrons à aucune époque, antérieure de l’humanité. était également impossible dans la période d’enfance de la production capitaliste. Alors, le progrès technique étant lent et se généralisant plus lentement encore, les changements dans la composition du capital social se firent à peine sentir. En même temps l’extension du marché colonial récemment créé, la multiplication correspondante des besoins et des moyens de les satisfaire, la nais.-auco de nouvelles branches d’industrie, activaient, avec l’accumulation, lu demande de travail. Bien que peu rapide, au point de vue de notre époque, b- progrès de l'accumulation vint se heurter aux limiu s naturelles de la population, et nous v. -rions plus tard qu’on ne parvint à reculer cas limites qn alorco de coups d’Élat. C'est seulement sous le régime de la grande industrie que. la production >i un Mipeillu de population devient un ressort régulier 'do la production des richesses.
Si ce régime doue le capital social d une iorco d’expansion soudaine, d’une élasticité merveilleuse, c’est, que. sons l’aiguillon de chances favorables, lo crédit fait affluer à la production des masses extraordinaires de la richesse sociale croissante, de nouveaux capitaux dont les possesseurs, impatients < n les faire valoir, guettent sans cesse le port un ; c'est, d’un autre côté, que Je» VM. niques de la grande induslne p-.nu'n - ’ .
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