I. • De jour en jour il devient donc plus clair que les rap
ailleurs confondent souvent les phénomènes par esquels il se manileste avec des phénomènes anaogues, mats appartenant à des ordres do production sociale antérieurs. r
marauaï t'j®?'", V*n!'icn et ™ des économistes SS ^-ht.R.èn.e siècle, croit avoir trouvé dans 1 antagomsme inhérent à la richesse eapitahste la loi immuable et naturelle de la richesse sociale Au heu de projeter, dit-il, « pour !e bonheur des peuples, des systèmes inutiles, je me bornerai à chercher la raison de leur misère..... Le bien et lo mal économique se font toujours équilibre dans une nation ( « il beneedil maleeconomico in una na/ioné sempre ail istessa misura.»): l'abondance des biens chez les uns est toujours égale au manque de biens chez les autres ( « la copia dei béni in alcuni sempre egualo alla mancanza di essi in allri .» ); |H grande richesse d’un polit nombre est toujours accompagnée de la privation des premières nécessités chez la multitude, la diligence excessive des uns rend forcée la fainéantise des autres; la richesse d’un pays correspond à sa population et. sa misère correspond à sa richesse*. »
Mais, si Ortès était profondément attristé de cette fatalité économique de la misère, dix ans après lui, un ministre anglican, le révérend J. Totmseiul , vint, le cœur léger et même joyeux, la glorifier comme la condition nécessaire de la richesse. L’o-
bligation légale du travail, dit-il, « donne trop de peine, exige trop de violence, et fait trop de. bruit; la faim au contraire est non-seulement une pression paisible, silencieuse et incessante, mais comme le mobile le plus naturel du travail et de l’industrie, elle provoque aussi les efforts les plus puissants ». Perpétuer la faim du travailleur, c’est donc le seul article important de son code du travail, mais, pour l’exécuter, ajoute-t-il, il suffit de laisser faire lu principe de population, actif surtout parmi les pauvres. « C’est une loi de la nature, paraît-il, que les pauvres soient imprévoyants jusqu’à un certain degré, afin qu’il y ait toujours des hommes prêts à remplir les fonctions les plus serviles, les plus sales et les plus abjectes de la communauté. Le fonds du bonheur humain (« the fundof huinan happintss » ) en est grandement augmenté, les gens comme il faut plus délicats ( « the more délita e ■>', debarrassés de telles tribulations, peuvent doucement suivre leur vocation supérieure... Les lois pour le secours des pauvres tendent à détruire l’harmonie et la beauté, l’ordre et la symétrie de ce systèmt que Dieu et la nature ont établi dans le monde1 »>
e production dans lesquels se meut la bourgeoisie/! ont caractère un, un caractère simpie ma.s un ^^ -^ Ucité; que dans les memes dU Je.
la richesse la miser* se dei force,
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iSTpour passer condamnation sur les « poor fX >, & lo!s anglaises qui donnent aux pauvres
Je droit aux secours de la paroisse.
« Le progrès de la richesse sociale, » dit Slorch,
« entante cette classe utile de la société.... qui exerce
les occupations les plus fastidieuses, les plus viles et les plus dégoûtantes, qui prend en un mot, sur ses épaules tout ce que la vie a de désagréable et d assujettissant et procure ainsi aux, autres classes le loisir la sérénité d’esprit et la dignité conventionnelle (!) de caractère, etc. »*. Puis, après s être demandé en quoi donc au bout du compte elle l’emporte sur la barbarie, celle civilisation capitaliste avèc sa misère et sa dégradation des masses, il ne trouve qu’un mol à répondre — la sécurité!
Simnondi constate que, grâce au progrès de l’industrie et de la science, chaque travailleur peut produire chaque jour beaucoup plus que son entretien quotidien. Mais cette richesse, produit de son travail, le rendrait peu propre au travail, s’il était appelé à la consommer. Selon lui « les hommes (bien entendu, les hommes non-travailleurs) renonceraient probablement à tous les perfectionnements des arts, à toutes les jouissances qüe nous donnent les manujaclurcs, s'il fallait que tous les achetassent par un travail constant, tel que celui de l'àuvrikr... Les efforts sont aujourd’hui séparés dé iëiir récompense; ce n’est pas le même homme qui travaillé et qui se repose ensuite : mais c'est parce que Vùh travaille que l’autre doit se reposer... La multijjlicalion indéfinie des pouvoirs productifs du travail ne peut donc avoir pour résultat que l’augmentation du luxe ou des jouissances des riches oisifs’ ». Cherbuliez , disciple de Sisrnondi, le complète en ajoutant: «Les travailleurs eux-mêmes..., en coopérant à l’dc'curtiulation des capitaux productifs, contribuent à l'événement qui , tôt ou lard, doit les priver d'uhe pdrlie de leurs salaires .* »
Enfin, le zélateur à froid de la doctrine bourg, Deslult de Tracy, dit carrément:
« Les nations pauvres, c’est là où le peuple
drc?\nklilh!K,?Cf.end M J-Townsend), 1786; nouvelle éd. I ’ p' ,15' 06 I’aslour « délicat », dont le pamphlet
impudemment* C«i°.r aills* f|uc le * °'Ja!le en Espayne ont bonne partie ’’ar Mallllus, emprunta lui-même
res bommcsl- Alors les hommes étaient r feês a travailler, parce qu’ils étaient esclaves d’autres homn aujour.l hui les hommes sont obligés de travailler [pour d
del ‘‘7 “U ,ravaillenl pasl> Pa,ce qu'ils sont escli
de leur propre besoin » (Slcuart, 1. c , ch. vit.)— il n’en <
salahéSjC0U|im|C |C ,pl,ilanllm'Pe clérical, qu’il faut mettre biCn haut' 11 vcut> »u contraire, qu’en a
p7^^tt“.S,utî“ illcile à travailler da'a111
V C., t. III, n. 224.
■eoise.
est à
son aise ; et lés nations riches, c’est là oü il est or dinairement pauvre1. »
Illustration de la loi générale de l’accumulation capitaliste.
a) L’Angleterre de 1846 à 1866.
Aucune période de la société moderne ne se prête mieux à l’étude de l’accumulation capitaliste que celle des vingt dernières années’: il semble qu’elle ait trouvé l’escarcelle enchantée de Fortunatus. Cette fois encore l’Angleterre figure comme le pays modèle, et parce que, tenant le premier rang sur le marché universel, c’est chez elle seule que la production capitaliste s’est développée dans sa plénitude, et parce que le règne millénaire du libre échange, établi dès 1846, y a chassé l’économie vulgaire de ses derniers réduits. Nous avons déjà suffisamment indiqué (sections III et IV) le progrès gigantesque de la production anglaise pendant cette période de vingt ans, dontla dernière moitié surpasse encore debeaucoiip la première.
Bien que dans le dernier demi-siècle la population anglaise se soit accrue très-considérablement, son accroissement proportionnel ou le taux do l’augmentation a baisàé constamment, ainsi que le montre le tableau suivant emprunté au recensement officiel de 1861 :
taux annuel pour cent de l’accroisséméNt de la population de l'Angleterre et Re la principauté de galles, Es nomure décimaux :
Examinons maintenant l’accroissement parallèle de la richesse. Ici la base la plus sûre, c’est le mouvement des profits industriels; rentes foncières, etc., soumis à l’impôt sur le revenu. L’accroissement des profits imposés (fermages et quelques autres catégories non comprises) atteignit, pour la Grande- Bretagne, de 1853 à 1864; le fchiffre de 50;47 °/« (ou 4.58 4/o Par ani moyeime ’), celui de la population, pendant la même période, fut de 1 2 •/» • L’augmentation des rentes imposables du sol (y compris les lhaisons, les chemins de fer, les mines, les pêcheries etc.) atteignit, dans le même intervalle dè temps, 38 V, ou 3 Vu % Par ani dont P^us grande part revient aux catégories suivantes :
excédant du revenu annuel de 1864 sur 1863.
Anymenlaiion par an.
Maisons 38.fco •/, 3.50 •/«
Carrières.........! 84.73 7.70
Mines 68.85 6.26
Forges 39.02 3.63
Pêcheries... 57.37 5.21
Usines à gar 126.02 11.45
Chemins de fer 83.29 7.57
Si l’on compare entre elles, quatre par quatre, les