Mercier de la Rivière, 1. c. p
3. • Que l’une de ces deux valeurs soit argent ou qu’elles soient toutes deux marchandises usuelles, rien de plus indifférent en soi. » (Mercier de la Rivière, 1. c. p. 543.)
4. ■ Ce ne sont pas les contractants qui prononcent sur la va-
leur ; elle est décidée avant la convention. » ( Le Trosne , P. «06. )
\ v vaicur ucs marchandises, n impliqucqu’uu îangement do forme, il n’en peut résulter qu’un nomf®6 Ci 6f!uivalcnts- C'est pourquoi même l’école uhén U fU'Ci toutes foi* qu’elle veut étudier « ltZ r/r son intégrité, suppose toujours
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que leur effet sur la valeur est nul Si donc nar
rapport à la vaicur d’usage, les deux échangistes peuvent gagner, ils ne peuvent pas gagner” tous deux par rapport à la valeur d’échange Id JaS que, au contraire, le dicton : « Là où il y i ’Æ il ny a pas do lucre1. » Des marchandises peuvent bien être vendues à des prix qui s’écartent de. leurs valeurs; mais cct écart apparaît comme une infraction de la loi de l’échange1. Dans sa forme normale, l’échange des marchandises est un échange d’équi'valents, et ne peut-être par conséquent un moyen de bénéficier \
Les tentatives faites pour démontrer que la circulation des marchandises est source de plus-value, trahissent presque toujours chez leurs auteurs un quiproquo, une confusion entre la valeur d’usage et la valeur d’échange, témoin Condillac : « Il est faux, dit cet écrivain, que dans les échanges, on donne valeur égale pour vaicur égale. Au contraire, chacun des contractants en donne toujours une moindre pour une plus grande. En effet si 011 échangeait toujours valeur égale pour vaicur égale, il n’y aurait de gain à faire pour aucun des contractants. Or, tous les deux en font ou en devraient faire. Pourquoi? C’est que les choses n’ayant qu’une valeur relative ànos besoins, cequiest plus pour l’un, est moins pour l’autre, et réciproquement.... Ce ne sont pas les choses nécessaires à notre consommation que nous sommes censés mettre en vente: c’est notre surabondant. Nous voulons livrer une chose qui nous est inutile, pour nous en procurer une qui nous est nécessaire... Il fut naturel déjuger qu’on donnait, dans les échanges, valeur égale pour valeur égale toutes les fois que les choses qu’011 échangeait étaient csfiraécs égales en vaicur chacune à une même quantité (l’argent. Il y a encore une considération qui doit entrer dans le calcul, c est. de savoir si nous échangeons tous deux un surabondant pour une chose nécessaire4. » Non-seulement Condillac confond l’une avec l’autre, valeur d usage et vaicur d’échange, mais encore il suppose avec une simplicité enfantine, que clans une société fonder sur la production marchande, le producteur doit produire scs propres moyens de subsistance, et 11e jeter dans la circulation que ce qui dépasse ses besoins personnels, le superflu5. On trouve nean-