‹ Le capital T. 1Chapitre 70 sur 357 · CHAPITRE IA · texte numérisé non relu

CHAPITRE IA

ou au remplacement de la valeur des bâtiments , des machines, du coton, du charbon, etc., alors toute analyse devenait chose oiseuse. « Messieurs, avait-il à répondre tout simplement, si vous faites travailler 10 heures au lieu de 11 heures Vîi consommation quotidienne du coton, des machines, etc., toutes circonstances restant égales, diminuera de l heure */2. Vous gagnerez donc tout juste autant que vous perdrez. Vos ouvriers dépenseront al avenir

1 heure*/, de moins à la reproduction ou au remplacement du capital avancé. » Pensait-il au contraire que les paroles de ces messieurs demandaient réflexion, et jugeait-il en qualité d’expert une analyse nécessaire; alors il devait avant tout, dans une question qui roule exclusivement sur le rapport du bénéfice net à la grandeur de la journée de travail, prier les fabricants de ne pas mettre ensemble dans le même sac des choses aussi disparates que machines, bâtiments, matière première et travail, et de vouloir bien être assez bons pour poser le capital constant contenu dans ces machines, matières premières, etc., d’un côté, et le capital avancé eu salaires , de l’autre. S’il trouvait ensuite, par hasard, que d’après le calcul des fabricants le travailleur reproduit ou remplace le salaire dans 2/,s de sa journée , ou dans une heure, l’analyste avait alors à continuer ainsi :

«Suivant vos données, le travailleur produit dans l’avant-dernière heure son salaire et dans la dernière votre plus-value ou bénéfice net. Puisqu’il produit des valeurs égales dans des espaces de temps égaux , le produit de l’avant-dernière heure est égal au produit de la dernière. De plus, il ne produit de valeur qu’autant qu’il dépense de travail, et le quantum de son travail a pour mesure sa durée. Cette durée, d’après vous, est de 11 h. */2 par jour. Il consomme une partie de ces 1 1 h. */2 pour la production ou le remboursement de son salaire, l’autre partie pour la production de votre profit net. Il ne fait rien de plus tant que dure la journée de travail. Mais puisque, toujours d’après vous, son salaire et la plus-value qu’il vous livre sont des valeurs égales, il produit évidemment son salaire en 5heuress/4 etvotre profit net dans les autres 5 heures3/i. Comme de plus les filés produits en

2 heures équivalent à son salaire plus votre profit net, celte valeur doit être mesurée par 1 1 heures '/, de travail, le produit de l’avant-dernière heure par 5 h. 3/s, celui de la dernière également. Nous voici arrivés à un point délicat; ainsi, attention! L’avant-dernière heure de travail est une heure de travail tout comme la première. Ni plus ni moins. Comment donc le fileur peut-il produire en une heure de travail une valeur qui représente 5 h. tju ? En réalité , il n’accomplit point un tel miracle. Ce (ju il produit en valeur d’usage dans une heure de I ravail est un quantum, déterminé de filés. La valeur de ces files est mesurée par 5 heures 4/4 de travail, dont a heures */* sont contenues, sans qu’il y soit pour rien, dans les moyens de production, coton, machines, etc., consommés, et. dont*/* ou une heure a été ajoutée pour lui-même. Puisque son salaire est produit en cinq heures et trois quarts, et que les filétt qu’il fournit en une heure contiennent la même

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coton et des broches, passe dans les ii’lés. Ceci n’est point du à la quantité, mais à la qualité de «e travail Assurément il transmettra une plus grande valeur de coton, etc., on une heure qu’en une demi heure, mais tout simplement parce qu’il file plus de coton dans le premier cas que dans le second. Lomprenez-le donc bien une fois pour toutes : quand vous dites que l’ouvrier, dont la journée compte onze heures et demie, produit dans l’avantdernière heure la valeur de son salaire et dans la dernière le bénéfice net, cela veut dire tout bonnement que dans son produit de deux heures, que celles-ci se trouvent au commencement ou à la fin de la journée, juste autant d’heures de travail sont incorporées, qu’en contient sa journée de travail entière. Et quand vous dites qu’il produit dans les premières cinq heures trois quarts son salaire et dans les dernières cinq heures trois quarts votre profit net, cela veut dire encore tout simplement que vous payez les premières et que pour les dernières vous ne les payez pas. Je parle de payement du travail au lieu de payement de la force de travail, pour me conformer à votre jargon. Si maintenant vous examinez le rapport du temps de travail que vous payez au temps de travail que vous ne payez point, vous trouvera/ que c’est demi-journée pour demi-journée, c’est-à-dire lOO pourcent, ce qui assurément est le taux d’un bénéfice assez convenable. Il n’y a pas non plus lo moindre doute que si- vous faites travailler vos bras treize au lieu de onze heures et demie et que vous annexiez simplement cet excédant au domaine du surtravail, ce dernier comprendra sept un quart au lieu de cinq heures trois quarts, et le taux de la plus-value s’élèvera de 100 °/0 à 126 2/a

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vous allez par trop loin, si vous esperez que tion de cette heure et demie élèvera vol

%. Mais f addition de cette heure et demie élèvera votre profil, de 100 à 200 °/0 ou davantage, ce qui ferait « plus que le doubler. » D’un autre côté, - le cœur de 1 homme est quelque chose d’étrange, surtout quand 1 homme le porte dans sa bourse — voire pessimisme frise la folie si vous craignez que la réduction de la journée de onze heures et demie à dix heures et demie fasse disparaître tout votre profit net. Toutes circonstances restant les mêmes, le surtravail tombera de cwf heures trois quarts à quatre heures trois quar S ce qui fournira encore un taux de pius-va'1^ fait respectable, à savoir 82 “/n /•• ^ jéde cette «Dernière heure » «or dar/ue^ ^ ^ (J„ bité plus de contes due l«s " ’ d,; Ia blague. Sa

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