Camp. Fr. liru/els, I. c. p. 253, 2i
mo„te,Uts /* Par joul'i d pendant la saison soulovr-ii IRnte leurcs de suite, sans relâche; il était défailli1, *UC ^?UI ran4mt''1' forces de travail Sherry dpS P°'\ CU' af5Cort*a*t (lut’lques verres do y,I0,Pono .«U /• café. Or on ‘était en pleine soi son. Il s agissait de bâtir en un clin-d’mil miettes pour de nobles ladies allant au bal donné en 1 honneur de la princesse de Galles ment importée. Mary-Anne Walkley avait travadlé 26 heures 4/, sans interruption avec soixante autres eunes filles II faut dire que ces jeunes filles se trouvaient 30 dans une chambre contenant à peine uu tiers de la masse cubique d’air nécessaire et la nuit dormaient à deux dans un taudis où chaque chambre à coucher était faite à l’aide de diverses cloisons en planches '. Et c’était là un des meilleurs ateliers de modes. Mary-Anne Walkley tomba malade le vendredi et mourut le dimanche sans avoir, au grand étonnement dè dame Elise, donné à son ouvrage le dernier point d’aiguille. Le médecin appelé trop tard au lit de mort, M. Kcys, déclara tout net devant le Coroner’s Jury que : Marie- Anne Walkley était morte par suite de longues heures de travail dans un local d’ atelier trop plein et dans une chambre à coucher trop étroite et sans ventilation. Le « Coroners Jury, » pour donner au médecin une leçon de savoir-vivre, déclara au contraire que : la défunte était morte d’apoplexie, mais qu’il y avait lieu de craindre que sa mort n’eût été accélérée par un excès de travail dans un atelier trop plein, etc. « Nos esclaves blancs, s’écria le Morning Star , l’organe des libres-échangistes Gobden et Bright, nos esclaves blancs sont les victimes du travail qui les conduit au tombeau; ils s’épuisent et meurent sans tambour ni trompette J. »
1. Dr Letlieby, médecin employé au Board of Health déclarait alors.... * Le minimum d'air nécessaire à un adulte dans une chambre à coucher est de 300 pieds cubes, et dans une chambre d’habitation de 500. * D* Richardson, médecin en chef d’un hôpital de Londres, dit : « Les couturières de toute espèce, modistes, tailleuses en robes, etc , sont frappées par trois fléaux : excès de travail, manque d’air et manque de nourriture ou manque de digestion. En général, ce genre de travail convient mieux en toute circonstance aux femmes qu aux hommes. Mais le malheur pour le métier, surtout à Londres, c’est qu’il a été monopolisé par 26 capitalistes qui, par des moyens coercitifs résultant du capital même « l la spring from capital » économisent la dépense en prodiguant la force de travail. Cette puissance se fait sentir dans toutes les branches de la couture. Une tailleuse en robes par exemple parvient-elle à se faire un petit cercle de pratiques, la concurrence la force de travailler à mort pour le conserver, et d’accabler de travail ses ouvrières. Si ses affaires ne vont pas, oit au’elle ne puisse s’établir d’une manière indépendante, elle s’adresse à un établissement où le travail n’est pas mais le payement plus sûr. Dans ces conditions dledcY m une pure esclave, ballottée çà et la par chaque fluctua la société, tantôt chez elle, dans une petite chambre ^ rant de faim, ou peu s’en laut ; tantôt dans un ale > i 15, 16 et 18 heures sur 24, dans une
portable, et avec une nourriture qui, victimes offertes
être digérée, faute d;a,r pur. Tel les sont les v.c^ chaque jour à la phthisie et qui p P , ny Richardson :
maladie n’a pas d’autre origine que < social Science Ile-
, llenlh (rom simple ovenvorh • üanî>
rifï52« juin 1*63. Le Times profita de la circonstance pour défendre les esclavagistes américains contre Bricbt et Cie. . Beaucoup d’entre nous, dit-,1, sont d av.s que u»nt que nous ferons travailler à mort nos jeunes femmes, eu
Travailler à mort, tel est l’ordre du jour, non- ", tins le magasin des modistes, mais encore
I forgeron. Si l’on en croit les poetes, il n y a pas d'homme plus robuste, plus débordant de vie et de gaieté que le forgeron. Il se lève de bon matin et fait jaillir des étincelles avant le soleil. Il mange et boit et dort comme pas un. Au point de vue physique, il sc trouve en fait, si son travail est modéré, dans une des meilleures conditions humaines. Mais suivons-le à la ville et examinons quel poids de travail est chargé sur cet homme fort et quel rang il occupe sur la liste de mortalité de notre pays. A Marylebone (un des plus grands quartiers de Londres), les forgerons meurent dans la proportion de 31 sur 1000 annuellement, chiffre qui dépasse de 1 1 la moyenne de mortalité des adultes en Angleterre. Cette occupation, un art presque instinctif de l’humanité, devient par la simple exagération du travail, destructive de l’homme. Il peut frapper par jour tant de coups de marteau, faire tant de pas, respirer tant de ibis, exécuter tant de travail et vivre en moyenne 50 ans. On le force à frapper tant de coups de plus, à faire un si grand nombre de pas en plus, à respirer tant de fois davantage, et le tout pris ensemble, à augmenter d’un quart sa dépense de vie quotidienne. Il l’essaie, quel en est le résultat? C’est que pour une période limitée il accomplit un quart de plus de travail et meurt à 37 ans au lieu de 50 *. »
IY
Travail de jour et de nuit. — Le système des relais
Les moyens de production, le capital constant, considérés au point de vue de la fabrication de la plus-value, n’existent que pour absorber avec chaque goutte de travail un quantum proportionnel de travail extra. Tant qu’ils ne s’acquittent pas de cette [onction, leur simple existence forme pour le capitaliste une perte négative, car ils représentent pendant tout le temps qu’ils restent, pour ainsi dire, en friche, une avance inutile de capital, eteette perte devient positive dès qu’ils exigent pendant les intervalles de repos des dépensés supplémentaires pour préparer la reprise de l’ouvrage. La prolongation
employant l’aiguillon de la faim au lieu du claquement du foue nous aurons a peine le droit d’invoquer le fer et le leu conti 1 s. ,nJl? ts, son^ n^cs oselavagislos, et nourrissent d irlYr ut ll!S f0lU travailler modérément,
(i unes, - juillet 1KU.Î). Le Standard, journal Tory, sermonna d
n d t‘ iTes'noY ^ «•«’ ’ Wëxcommunl.
u, dil-,1 les possesseurs d’esclaves, mais vous priez avec 1«
lnuus gens qui sans remords font travailler 16 heures par ioi cl pour un salaire dont un chien ne voudrait pas, los cochers . les conducteurs d omnibus de Londres. . Entin parla la Sibvl de Cbelsca, I bornas Carlyle, l’inventeur du culte des gcnii (liero "orslup), à propos duquel j’écrivais déjà en 1850 • * I génie s’en est allé au diable, mais le culte est resté. • Dans ui pietre parabole il réduit le seul grand événement de l’époqi tlth i*. e,U-U7° .“‘Y6 américaine- à ce simple fait : Fier, uuo l* 1' aJÜUH ÜtX“ CaSS81' 11 téte à Pau> ^ Sud, pan dis que ln° ‘i l,avai.lleu!' quotidiennement, ta,
sine, /(tas A me ri™. l°oe pour la vie. [UacmilUans hiagi les Torys ontdit le dernier* "!'? ,(Uvra!sün d'a°ùt 1863). Eut 1 • D’ mcbardloï l’ r ^ Philan,hraPia = Esclavag,
de la journée de travail au delà des bornes du jour naturel, c’est-à-dire jusque dans la nuit, n’agit que comme palliatif, n’apaise qu’approximativement la soif de vampire du capital pour le sang vivant du travail. La tendance immanente de la production capitaliste est donc de s’approprier le travail pendant les 24 heures du jour. Mais comme cela est physiquement impossible, si l’on veut exploiter toujours les mêmes forces sans interruption, il faut, pour triompher de cet obstacle physique, une alternance entre les forces de travail employées de nuit et de jour, alternance qxt on peut obtenir par diverses méthodes. Une partie du personnel de l’atelier peut, par exemple, faire pendant une semaine le service de jour et pendant l’autre semaine le service de nuit. Chacun sait que ce système de relais prédominait dans la première période de l’industrie cotonnière anglaise et qu’aujourd’hui même, à Moscou, il est en vigueur dans cette industrie. Le procès de travail non interrompu durant les heures de jour et de nuit est appliqué encore dans beaucoup de branches d’industrie de la Grande-Bretagne « libres » jusqu’à présent, entre autres dans les hauts fourneaux, les forges, les laminoirs et autres établissements métallurgiques d’Angleterre, du pays de Galles et d’Ecosse. Outre les heures des jours ouvrables de la semaine, le procès de la production comprend encore les heures du dimanche. Le personnel se compose d’hommes et de femmes, d’adultes et d’enfants des deux sexes. L’âge des enfants et des adolescents parcourt tous les degrés depuis huit ans (dans quelques cas six ans) jusqu’à dix-huit1. Dans certaines branches d’industrie, hommes, femmes, jeunes filles travaillent pêle-mêle pendant la nuit J.
Abstraction faite de l’influence généralement pernicieuse du travail de nuit 3, la durée ininterrompue des opérations pendant 24 heures offre l’occa-
t. « Children’tt Employaient Commission. * Third Report- London 1864, p. 4, 5, 6.
2. «• Dans le Staffordshiro et le sud du pays de Galles, des jeunes filles et des femmes sont employées au bord des fosses et aux tas de coke, non-seulement le jour, mais encore la nuit. Cette coutume a été souvent mentionnée dans des rapports présentés au Parlement comme entraînant à sa suite des maux notoires. Ces femmes employées avec les hommes, se distinguant à peine d'eux dans leur accoutrement, et toutes couvertes de fange et de fumée, sont exposées à perdre le respect d’elles-mêmes et par suite à s’avilir, ce que ne peut manquer d’amener un genrode travail si peu féminin. » 1. c. 194, p. 36. Comp. Fourth Report (1865) 61, p. 13. 11 en est de même dans les verreries.
3. « Il semble naturel, >• remarque un fabricant d’acier qui emploie des enfants au travail de nuit, « que les jeunes garçons qui travaillent la nuit ne puissent ni dormir le jour, ni trouver un moment de repos régulier, mais ne cessent de rôder çà et là pondant le jour. » L. c. Fourth Rep., 63, p. 13. Quant à l’importance de la lumière du soleil pour la conservation et lo développement du corps, voici ce qu’en dit un médecin : * La lumière agit directement sur les tissus du corps auxquels elle donne à la fois solidité et élasticité. Les muscles des animaux que l’on prive de la quantité normale de lumière, deviennent spongieux et mous; la force des nerfs n’étant plus stimulée perd son ton, et rien de ce qui est en travail de croissance n arrive à bon terme.... Pour ce qui est des eDfants, 1 accès d’uno riche lumière et l’action directe des rayons du soleil pendant une partie du jour sont absolument indispensables à leur santé. La lumière favorise l’élaboration des aliments pour la formation d’un bon sang plastique et durcit la fibre une fois qu’elle est formée. Elle agit aussi comme stimulant sur i'or-