‹ Le capital T. 1Chapitre 92 sur 357 · Cairns, 1. c., )). 110, lit · texte numérisé non relu

Cairns, 1. c., )). 110, lit

2. John Ward : UUtory of lhe Darouyh of Sloke-upon-Trent. London, 1843, p. 42.

3. Discours de Ferrand à la Chambre des communes, du 27 avril 1833.

4. Tltal ilic manufacturera would absorb il and use it up. Tliusc were tho very wurds used J>y the cotlou manufacturer;!, » I. c.

cn,Æ üU(dques-uns suivaient à pied , et beaumorts de V6 eiîX CIîaicnt $ et là égarés et demi- Charabm ru” ^a'lS 6S ti'stl’lcls manufacturiers. La

fit aup qp AA* i ’ CC ^a^ic d® chair humaino ne

et ?cndusmr l0PPer’ ¥ \°mmcs achetés ce \cnaus par les agents de Manchesi...- r. i •

cants de Manchester, tout aussi mûihnV d 1 ” que les nègres aux planteurs des Etats L année 1860 marque le zénith de l’industrie èn” tonniere. Les bras manquèrent de nouveau, et dû nouveau les fabricants s’adressèrent aux marchands de chair, et ceux-ci sc mirent à fouiller les dunes de Dorset, les collines de Devon et les plaines de Wilts; mais l’excès do population était déjà dévoré. Le Bury Guardian se lamenta ; après ia conclusion du traité de commerce anglo-français, s’écria-t-il, 10 000 bras de plus pourraient être absorbés, et bientôt il en faudra 30 ou 40 000 encore! Quand les agents et sous-agents du commerce de chair humaine eurent parcouru à peu près sans résultat, en 1 860, les districts agricoles, les fabricants envoyèrent une députation à M. Villiers, le président du Poor Law Board, pour obtenir de nouveau qu’on leur procurât comme auparavant des enfants pauvres ou des orphelins des Workhouses ’. »

1. L. c. M. Villiers, malgré la meilleure volonté du monde était, « légalement •> forcé de repousser la demande des fabricants. Ces messieurs atteignirent néanmoins leur but grâce à la complaisance des administrations locales. M. A. Redgrave, inspecteur de fabrique, assure que cette fois le système d’après lequel les orphelins et les enfants des pauvres sont traités • légalement » comme apprentis ne fut pas accompagné des mêmes abus que par le passé. (Voy. sur ces abus Fréd. Engels, I. c.) Dans un cas néanmoins « on abusa du système à l’égard do jeunes filles et de jeunes femmes qui des districts agricoles do l’Écosse furent conduites dans le Lancashire et le Cheshirc.... » — Dans ce système le fabricant passe un traité avec les administrateurs des maisons de pauvres pour un temps déterminé. Il nourrit, babille et loge les enfants et leur donne un petit supplément en argent. Une remarque de M. Redgrave, que nous citons plus loin, paraît assez étrange, si l’on prend en considération que parmi les époques de prospérité de l'industrie cotonnière anglaise l'année 1860 brille entre toutes et que les salaires étaient alors très-élevés, parce que la demande extraordinaire de travail rencontrait toutes sortes de difficultés. L’Irlande était dépeuplée; les districts agricoles d’Angleterre et d’Écosse se vidaient par suite d'une émigration sans exemple pour l’Australie et lAœoiiquc, ans quelques districts agricoles anglais régnait une diminution positive de la population qui avait pour causes en partie une restriction voulue et obtenue de la puissance génératrice ci en partie l’cpuisement de la population disponible déjà clfectué par les trafiquants de chair humaine. El maigre tout cela M. Redgrave nous dit : « Ce genre de travail (celai des enfants des hospices) n’est recherche que ne peut pas en trouver d’autre, car c’est un travail qui coûte cher (hiqh priccd labour,. Le salaire ordinaire pour un gu çon de treize ans est d'environ 4 sh. (5 fr.) par semaine lia s loger, habiller, nourrir 50 ou 100 do ces cnrants. os veiller convenablement, les pourvoir des soins medicaux ,ei leur donner encore une petite paie en m , (/(e.

chose infaisable pour 4 sb. pui ,h Ar,rjl 1800, p- 27.)

part of lhe hup- of Facioria for 30 • Iir |uj-ruêine

M. Redgrave oublie de nous dire eou, mer, U avcc

— pour preNcuji 1 *'■**'- — . ,,

U rail tirer du texte, je dois fane remarquer ici que 1 ,,i- “tne cotonnière anglaise, depms quelle est souin.se au ctorv Act de 1850, à son règlement du temps de travail, eu ••

r ’,.Xr, énonce montre en général au capitaliste qu’il f xcès constant de population, c est- a-dire ‘ * "mr rapport au besoin momentané du capital, S mie rotte masse surabondante soit formée de Aérations humaines mal venues, rabougries, promptes à s’éteindre, s’éliminant hâtivement les unes les autres et cueillies, pour ainsi dire, avant maturité L'expérience montre aussi, à l’observateur intelligent, avec quelle rapidité la production capitaliste qui, historiquement parlant, date d hier, attaque à la racine même la substance et la force du peuple; elle lui montre comment la dégénérescence de la population industrielle n’est ralentie que par l'absorption constante d’éléments nouveaux empruntés aux campagnes, et comment les travailleurs des champs, malgré l’air pur et malgré le principe do • sélection naturelle * qui règne si puissamment parmi eux et ne laisse croître que les plus forts individus, commencent eux-mêmes à dépérir *. .Mais le capital, qui a de si • bonnes raisons » pour nier les souffrances de la population ouvrière qui lYiitoiirt! , est aussi peu ou tout autant in— tlu<:nr.é dans sa pratique par la perspective de la pourriture de l’humanité et finalement de sa dépopulation, que par la chute possible de la terre sur le soleil. Dans tonte affaire de spéculation, chacun sait que la débâcle viendra un jour, mais chacun espère qu'elle emportera son voisin après qu’il aura lui-même recueilli la pluie d’or au passage et l’aura mise en sûreté. Après moi le déluge I telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. Le capital ne s’inquiète donc point de la santé et de la durée de la vie du

peut être considérée comme l’industrie modèle en Angleterre L'ouvrier anglais dans celte industrie est sous tous les rapport dans une condition s ipérieure à colle de son compagnon d peine sur le continent. « L’ouvrier de fabrique prussien tra vaille au moins 10 heures de plus par semaine que son riva anglais, et quand il est occupé chez lui à son propre métier ses heures de travail n’ont môme plus de limite. •• (/top. o linqi. o f J 'net. Si üct. lfiàô, p. 100.) L’inspecteur Redgravc cil plus haut lit un voyage sur le continent après l’exposition in dusirieUe.de 1851 , spécialement en France et en Prusse, pou y Huilier la si ma lion manufacturière de ces deux pays. . L’nu vni-r des inamil'aclures prussiennes, nous dit-il, obtient u .-alaire sitflisaul pour le genre de nourriture simple et le pe de confort auxquels il est habitué et dont il se trouve salis fait... d vit plus mal et travaille plus durement que son riva anglais. . Ji le,,. „/ o/' Fuel. 31 Uct. 1853, p. 85.)

'■ ’ '-es travailleurs soumis à un travail excessif meuren avec une rapidité surprenante; mais les places de ceux nui ne aussiU’i remplies de nouveau, cl un changcmcntfré

I ‘ i s peisimn.-sneprodiiilaucunrmodilieationsurlascènc.

1 ■'y London, 1833 (par E. O. Wakelield.)

n/ifi/Lê,, r SU,U ‘èc HcdicalOf/ice

L If ï V T""1' ‘S®- ’ PttWu. à Londres en 18Ü4. C • eu il <"it T railleurs agricoles. « On a présenté I lotnu de mnherlaml connue un comté où on a Tait de grande ami lnuuliuiis; mais de nouvelles recherches ont prouvé ou dans ces districts autrefois renommés pour la beauté de hommes et la bravoure des soldais, les habitants dégénérés n lormchl plus qu’une race amaigrie et détériorée. Dans les en ■ roils les plus sains, sur le penchant des collines qui regar 1110 r’ lus visages de leurs enfants sont aussi amincis e siib;,.-.. ’^ <|uu Ccux lllle r°n l,cul rencontrer dans l’atmc

c ,, voiTompo,, d’une impasse de Londres. - (Thomton, I lli'glilauders i f ^''‘uldenl en réalité aux 30 uUO .. gallan

S-- • H arcoun e^v a.Sb'UW f0ucre dans scs “ "ynds and de ouplo avec .les voleurs et des prostituées.

travailleur, s’il n’y est pas contraint par la société'.

A toute plainte élevée contre lui à propos de dégradation physique et intellectuelle, de mort prématurée, de tortures du travail excessif, il répond simplement : « Pourquoi nous tourmenter de ces tourmenls, puisqu’ils augmentent nos joies (nos profits)1? » Il est vrai qu’à prendre les choses dans leur ensemble, cela ne dépend pas non plus de la bonne ou mauvaise volonté du capitaliste individuel. La libre concurrence impose aux capitalistes les lois immanentes de la production capitaliste comme lois coercitives externes*.

L’établissement d’une journée de travail normale est le résultat d’une lutte de plusieurs siècles entre le capitaliste et le travailleur. Cependant l’histoire de cette lutte présente deux courants opposés. Que l’on compare, par exemple, la législation manufacturière anglaise do notre époque avec les statuts du travail en Angleterre depuis le quatorzième jusqu’au delà de la moitié du dix-huitième siècle4. Tandis que la législation moderne raccourcit violemment la journée de travail, ces anciens statuts essayent violemment de la prolonger. Assurément les prétentions du capital encore à l’état d’embryon, alors qu’en train de grandir il cherche à s’assurer son droit à l’absorption d’un quantum suffisant de travail extra, non par la puissance seule des conditions économiques, mais avec l’aide des pouvoirs publics, nous paraissent tout à fait modestes, si nous les

1. « Quoique la santé de la population soit un élément important du capital national, nous craignons d’être obligés d’avouer que les capitalistes ne sont pas disposés à conserver ce trésor et à l’apprécier à sa valeur. Les fabricants ont été contraints d’avoir des ménagements pour la santé du travailleur. » ( Times, octobre 1861.)» Les hommes du M'est Hiding sont devenus les fabricants de drap de l’humanité entière, la santé du peuple des travailleurs a été sacrifiée et deux générations auraient suffi pour faire dégénérer la race, s’il ne s’était pas opéré une réaction. Les heures de travail des enfants ont été limitées, etc. • [Repart of I lie Registrar General for October 1861 .)

, 2. Paroles de Gœlhe.

3. C’est pourquoi nous trouvons, par exemple, qu’au commencement de l’année 1863 vingt-six propriétaires de poteries importantes dans le StafTordshire, parmi lesquels MM. J. Wcdgwood et fils, pétitionnaient dans un mémoire pour l’intervention autoritaire de l’État. « La concurrence avec les autres capitalistes ne nous permet pas de limiter volontairement le temps de travail des enfants, etc. » — « Si fort que nous déplorions les maux que nous venons de mentionner, il serait impossible de les empêcher au moyen de n’importe quelle espèce d’entente entre les fabricants.... Tout bien considéré, nous sommes arrivés à la conviction qu’une loi coercitive est nécessaire. » Children's Emp. Camm. Itnt. 1, 1863, p. 322. —Voici un exemple plus remarquable et de date toute récente ! L’élévation des prix du coton dans une époque d’activité industrielle fiévreuse avait engagé les propriétaires des manufactures de Blackburn à diminuer, d’une commune entente, le temps de travail dans leurs fabriques pendant une période déterminée, dont le terme arriva vers la fin de novembre 1871. Sur ces entrefaites les fabricants plus riches, à la fois manufacturiers et (dateurs, mirent à profit le ralentissement de la production occasionné par cette entente, pour faire travailler à mortelle/, eux, étendre leurs propres affaires et réaliser de grands profits aux dépens des petits manufacturiers. < Ces derniers aux abois firent appel aux ouvriers, les excitèrent amener vivement et sérieusement l’agitation des neuf heures et promirent de contribuer à ce but de leur propre argent I

4. Ces statuts du travail que l’on trouve aussi en France, dans les Pays-Bas, etc., ne furent abolis en Angleterre formellement qu’en 1813. Depuis longtemps les conditions do la production les avaient rendus surannés.

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