CHAPITRE IX
Nouvelle déception au commencement de t7'2r). — Le Cardiniil ne veut pas désespérer. — Apologie du Cardinal. — Il voudr.iit que Graveson demandât l'éloignement de Mayella. — Il affecte de compter sur P(»lignac. — Mais il ne veut plus rien faire avant l'arrivée du bref. — Tout est remis en question. — Le Cardinal ne veut pas que la Congrégation change une virgule à son mandement. — Continuation des négociations de Porte-Neuve. — Légèreté de l'abbé. — Le Cardinal le morigène à ce sujet. — Il ne songe qu'a la rédaction de l'apologie. — A Paris on commence à souhaiter une solution. — Visite de Morville. — Le duc de Bourbon fait savoir au caidinal qu'il approuve S3 conduite. — Le retard ménagé à Rome permet aux meneurs de redoubler leurs intrigues. — Lettre de Poligiiac a l'abbé de Kothelin désavouant toutes ses anciennes assurances en faveur de ses collègues. — Stu|)él.iction de Monseigneur de Noailles. — « Tout est évanoui comme un songe. » — Il ne peut dissimuler sa décept on et son irritation. — Il ne cèder.i ])lus un ])ouce. — Dans ses lettres secrètes son décour.igement est bien moindre. — M.iis il ne peut accepter que le PaiJC ait les mains liées par les décisions de la Congrégation.
L'année 172G commença mal par la réception d'une lettre tlu P. de Graveson, du 19 décembre, ne laissant presque plus entrevoir d'espoir. Noailles ne se décourageait point cependant. Tout au contraire il se rattachait à une nouvelle combinaison simple et hardie. Il se mit à rédiger une apologie racontant tous les incidents, « ménageant Polignac et accusant un peu le P. de Graveson » — il l'en prévenait — h cause de lui. » Mais auparavant il voulait qu'il allât trouver Benoît XllI pour lui exposer qu'il y avait un moyen bien simple d'en finir : c'était d'écarter Mayella et de tout terminer tlirec'.ement entre le Saint-Père et l'archcvèque de Paris par une lettre « amicale » approuvant les XII articles; le Cardinal la gai(lcrait« dans son tiroir pour servir seulement à parler avec assurance », et il publierait aussitôt son mandement. Et redoutant l'hésilation de son agent à entrer dans cette nouvelle voie, il n'hésite pas,
pour le slimuler, ;i lui iiulicjucr le P. Vndrujat comme pouvant le su|)[)léer. « Sans ce parti, on ne verra jamais de fin : jMayclla est payé pour jendre rallaire éternelle, ses amis renseignés intimident le ('ardinal de Polignac, iecjuel en outre est souvent dérangé par les ordres de la Cour. » En somme, le cardinal de Noailles consitlérail son collègue comme complètement joué, et pour rendre du courage au P. de Graveson, il lerniiiKut comme s'il avait un remords (Tavoir mis en avant le nom du P. Antlinjat, en lui déclarant que c'était à lui de tirer Poligiiac d alla ires et de pacifier l'Eglise 1); il lui recommandait le secret et la prom|)tilude. Cette fois le Cardinal est encore plus net dans son Tiht soli : il y déclare que jusqu'à l'arrivée du bref, il ne fera, ni n'ccrira plus rien ; s'il dissimule son irritation, c'est par respect pour le Pape et pour montrer le désir qu'il a d'arriver à un arrangement. Mais comment peut-il vaincre son impatience, quand après toutes ses concessions, toutes les promesses les pins lormelles, il apprend par une lettre du Cardinal de Polignac à l'abbé de Rotlielin, que, le 6 décembre, la Congrégation qui devait examiner son mandement n'était même pas nommée et que, revenant sur les engagements précédents, elle aurait encore à décider si l'acceptation souscrite par Monseigneur de Noailles était sulfisante, si le Saint-Père devait approuver les \I[ articles ; quelle satisfaction serait exigée pour l'instruction pastorale de 1719. Toul était donc remis en question, comme si les paroles du Pape étaient lettre morte. Bien plus, dans cette même dépêche Polignac se déclarait impuissant pour dominer la fatale Congrégation et il exigeait que Monseigneur de Noailles revînt sur l'ordre c[u'il avait tlonné au P. de Graveson de ne plus accepter aucune modification. « Il ne (aut pas tenir la bride si courte », lui dit l'abbé de Rollielin. Et le Cardinal mandait à son a^fent de n'admettre aucun chauffement,
(1) Lettre du 7 janvier 1726.
même d'une virjTule. La négociation par Tenlremise de l'abbé de Porte-Neuve coiillnuait toujours en sous-main, mais sans avoir, ce semble, aucua caractère sérieux : l'abbé était évidemment léger et impuissant, et clierchait vainement à prendre de rimporlance : le Cardinal ne s'y trompait pas, car, le 14 janvier, il lui répondait à propos d'un factum italien auquel l'a!)bé paraît avou' attaché une certaine gravité: « Je vous avouerai rrancliemeiît qu'eu lisant cet écrit, je me suis aussitôt représenté un de ces sallimbasques que j'ai vus quelquefois à Home montés sur des tréteaux, parlant à toit et à travers, amusant la ]:)opulace, mais indignes dètre écoutés des gens raisonnables. Je vous avoue que je n'aurols jamais cru qu'un discours de cette nature pût faire quelque impression ; il sent à pleine bouche le Vitri et je serai bien surpris qu'il ne vînt pas de cette boutique » (l). Au P. de Graveson, le même jour, il mande qu'il ne s'occupe plus que de la rédaction de son apologie à publier après la rupture dérinllive, qu'il ne comprend plus rien en voyant les choses reculer comme s'il ne s'était rien passé ile])uis un an et qu'il voulait tâcher de s'isoler un peu pour rétablir sa santé sérieusement atteinte par toutes ces émulions. Son irritation était toujours grande contre Mavella « qui a eu beau succès en amenant le cardinal jusqu'à se trouver vis-à-vis de rien après avoir tiré de lui tout ce que S. E. a donné. » Aussi n'avait-11 nulle envie « de lutter de ruse » avec lui, et il souhaiterait uniquement de pouvoir se jeter aux pieds du pape et de s'ouvra- à lui, en lui montrant comme «l'Eglise de France étoit en (eu depuis dix ans sous le nom du Saint- Sièffe. )j II continuait à montrer dans ses inlructlons une grande confiance pour le C.udlnal de Polignac, mais il ne se repentait nullement, et dans son Tibl soll de ce jour, il a soin d'ajouter « que le Père comprendra son instruction. »
11) Lettre du 14 janvier 1726.
A Paris cependant on désirait vivement une solution et le j^foiiverncnicnl ne le cacliail pas. Vers le milieu de janvier, iNI. de Morville vinl trouver le (Cardinal pour lui dire que M. le duc de Bourhon approuvait complètement sa conduite et que, voyant avec peine ces perpétuels atermoiements, il avait donné à son ambassadeur les instructions les plus loimelles en ce sens. Noailles ne cacha pas au ministre que le Pape venait précisément de déclarer an P. de Graveson que les ordres de la Cour de France lui liaient les mains et il le j)ria très vivement de lui faire savoir d'où venait une pareille allirmation et « qui pouvoit oser enchaîner ces mains sacrées pour que S. S. sache enfin qu'elle était lihre d'agir »(1). Les intrigues lecommençèrent déplus belle; ces retaids (ionnaient eu efîet une grande force aux ennemis de la paix et l'on allait bien voir l'impuissance de Polignae sur les huit cardinaux choisis pour l'examen du mandement, même celle du (lardinal Davia, bien intentionné ce[)endant. Et secrètement Noailles avouant à son agent n'avoir plus aucun espoir, ajoutait « faisons cependant comme si cela alloit bien. »
On ne saurait assez admirer l'énergie avec laquelle le Cardinal luttait; comme il le mandait, le 28 janvier, au P. de Graveson, en lui recommandant de répéter sans cesse son nec plus ultra, sa position était absolument intenable « entre tleux feux ; d'un côté ceux qui vouloient que la Constitution aye la même autorité que le symbole de Dieu, les autres la taxant d'hérétique comme la formule de llimini("?j ». Il rappelait à ce propos que du temps
(1) Lettre du 21 j.iavier.
(2) Cette lettre renferme un jiassnge bien curieux el qui peint l'état de désarroi où étaient réellement alors les catlioliques à l'aris. « Ils sont CO ou 30 s'asseml)lant les dimanches au collège de Tours, où le jjrincipal dit la messe et administre les S.icrements, bien <|u'il ne puisse |)iéclier ni confesser. Ils déclarent hérétiques tous ceux n'ayant pas re(;u la Constitution j)ure et simple et excommunient ceux qui communiquent avec eux. Il y a parmi eux quchjues Jésuites. Parce que certains Jésuites laissent confesser des prêtres autorisés de S. E. sur les jiaroisses Saint-Sulpicc, Saint-Louis, Saint-Nicolas-du-Chardon-
(le Clément XI on le tenait pour hérétique, parce qu'il ne pensait pas comme le Pape, tandis que ses adversaires se soumettaient aveuglément ; acluellement, il était absolument d'accord et passait toujours pour hérétique, tandis que ses contradicteurs, nullement en communion d'idées avec Benoit XIII, étaient seuls réputés orthodoxes. C'était cependant l'exacte vérité et le Cardinal avait hien droit de se plaindre et de qualifier le péril de a terrible ». Mais aussi sa confiance était encore trop grande : lui qui reprochait au Cardinal de Polignac de se laisser duper perpétuellement par Mayella, ne voyait pas les nouvelles intrigues qui se menaient autour de lui à Paris et dont le Cardinal de Fleury était l'âme. Janséniste « à outrance » d'abord, ce prélat avait embrassé les idées tout opposées, quand il en avait reconnu l'opportunité. Chargé des affaires ecclésiastiques avant son entrée au ministère, qui eut lieu au mois de juin I72G, il marchait étroitement d'accord avec les Carilinaux de Bissy et de Rohan et il était l'auteur de la nouvelle campagne entamée avec tant de succès à Rome contre Monseigneur de \oailles, lequel l'ignorait, s'en rapportant aux assurances de Morville et ne pouvant dès lors s'expliquer les résistances qu'il rencontrait, alors que Polignac transmettait des communications toutes dil- (erentes de son gouvernement. Mais ce dernier lui-même probablement n'agissait pas avec une complète franchise et cherchait à s assurer des garanties pour l'avenir, car Tavènement de Fleury comme prochain premier ministre n'était un secret pour personne. Nous comprendrions dif-
neret des paroissiens n'y vont plus et ne font pas leur devoir pascal à cause des curés, ne Siihiiint mérae pas le Saint-Sacrement dans la rue il cause des prêtres qui le portent, et ne vont qu'au collège de Tours, et ils disent qu'a Paris il n'v a plus ni vraie religion, justice ni église. » Le Cardinal cite encore un menuisier qui resta couvert devant l'ofCcial en déclarant que Saint Jean avait défendu de dire ave à un hérétique, et un 2)orteur d'eau |)rétant serment devant l'olflcial avec la réserve qu'il ne le leconnaissait i)as, parce qu il ne tenait son pouvoir que de l'archevêque, qui était déchu de toute juridiction.
ficilemcnt autrement In lettre que Polignac adressa le 24 janvier à TabNé de Rolliclin cl dans laquelle il semble avoir oublié toutes les assurances données précédemment par lui à ses collè<j^ues. « Nous sommes, dil-d, dans la crise de notre jurande adaire, crise d'autant plus importante que c'est la deinière cl (jue la [)aix se liouve entie la vie et la mort. Persuadez le Cardinal de ÎVoailles, le Pape Ten priant instamment, de consentir à ne former aucune dilficullé : c'est moi que l'on conjure également. Ceux qui à Paris comhallroient ce!a ne connaissent pas ce pays-ci. Il faut renoncera Idlusion (jue 1 on pouiroit tout finir avec le Pape seul. Il est vrai qu'on pouvoil s'en llatter; le Pape avait promis un hrci aux Dominicains avec les douze articles, même avant le mandement publié : le Pape me l'avoit dit plusieurs fois, mais ce système a changé du moment où j'ai eu l'ordie réitéré de demander l'autorité apostolique, l'avis et le consentement des frères : alors toutes CCS facilités ont disparu. Vous savez quand et comment on a d'abord demandé le Saint-Office et puis on s'est contenté d'une Congrégation : dc:> ce jour l'afïaire a dépendu du sullVage et tout ce qu'on a pu espérer s'est réduit à la modération de quelques termes du projet envoyé d'ici par le Sant-Oiïice, et ;i la permission indirecte de donner les XII articles quand le mandement seroit pul)lié. Vous pouvez accepter qu'on a lait tout ce qu'il estoit possible de faire pour bien inibrmcr les juges, l'intention du Pape leur élail connue; ils scnloienl le péril de l'Eglise de Fiance par sa division, et quoique tous ne fussent pas dans la même dispoiilion de vœux et d'espoir, je puis vous afTirmer (jue le Cardinal de Noailles n'y avait point d'ennemis personnels et qu'il v avait même des amis. Voici la résolution, ce qui lie absolument les mains au Pape, et ce qui doit les lier à IMonseigneur le Cardinal de Noailles parce qu'il ne peut plus appeler :
« 1° Dans l'acceptation, au lieu de purement et simplement, il dira sans exception, sans relation, sans limitation
(pour ne pas blesser le parlement, mais nécessaire parce que le relus précédent consistoit clans les clauses relatives.)
« 2" Sur ce qu'on auroit voulu trouver un terme plus doux que reprobaimis^ mais on a craint que le Cardinal de Noailles nen clicrclic encore un plus avantageux pour lui : on veut le voir venir.
« 3" Sur les articles, la Congrégation a fait assez entendre que le Pape lespouvoit donner après le mandement et certainement, il n'y manquera pas. C'est alors qu'elle n'attendra pas qu'on le somme tle tenir sa parole. Voilà selon moi une sûreté plus grande que toutes les sûretés du monde, car il n'y aura plus rien pour en retarder l'exécution.
a La Congrégation ne pouvoit s'exprimer autrement. Je soutiens donc en lait que la cause du Cardinal est gagnée, car c'est le vrai point, tout le reste est minutie. ^Mesurez la distance de ce qu'il a voulu faire à ce qu'on exige au delà et vous jugerez que c'est un pouce. Comparez ensuite cela noa avec le bref particulier sujet à toutes sortes de conditions, mais à une Bulle aulhentiquc servantdc règle à tous, et vous avouerez que c'est donner bien peu de chose ponravoir beaucoup. Si le Car;liiial ne s'y rend pas, adieu la paix de l'iiglise. » Et en linissant PoLgnac ajoute sans embarras : « i.e Pape n'étoit plus libre de tenir sa paiole et la Cour de Home ne pouvait pas demander moins après douze ans d'événements, m
On devine aisément l'effet que produisit sur l'archevêque de Paris cette communication tjui niellait à néant en un instant les laborieuses négociations de tant de mois. Le 4 février, le cardinal en écrit brièvement au P. de Gravezon. (( Tout est évanoui comme un songe » tlit-il Irislement en recommandant simplement ii son agent tle porter au Pajic I expression de son humble soumission. Mais dans le Tibi soli du même jour, il donne libre cours à sa cruelle déception, en rejettant toute la responsabilité sur Monseigneur de Polignac aveuglé et trompé par Mayella;
il lui rcprocliait (luienuMU (l'avoir consoiui à l'examen du niandcmeiit par une conf^régalion el d'avoir fait intervenir son ^oiivcrneincMi en ce sens. (( C'est donc le Cardinal, conlinne-t-il, (jui par ses lumièies supérieures et son liahilelé dans les néijfoeiations réduit aujourd liiii rE^lisc, l'Elal, le Cardinal de Noailles dans une situation à l'aire horreur... lu il veut (|ue son eon frère, sou aneien ami adopte ces horreurs! et ensuite il ajoute tranquillement que s'il les refuse, la Cour ne ^fardera plus avec lui aucun ménagement. » A cet égard, Noailles ne faiblit ni ne tergiverse ; il charge le Père de dire à notre ambassadeur qu'd a uni(juenient pris l'engagement d'être en tout soumis au Saint-Père, mais nullement à la Congrégation. Puis envisageant froidement les chances de l'avenir, il ne voit plus d'espoir que « dans le hon cœur du Pape » el il voudi'ait oh'enir qu'il dilï'éràt la confirmation du décret de la Congrégation pour avoir le temps de lui faire parvenir une dernière lettre. Celte lettre partit le l l féviier, mais elle lui remise à Benoît Xlll ii linsu de notre ambassadeurs : l'archevècjue pressait en même temps le P. de Graveson de voii' le Pape qui venait encore de dire publiquement (|u'il ne voulait pas être le « sicario » de jNoailles.
Et le 18 février, le prélat envoie à Rome sa réponse aux trois résolutions de la Congrégation, pendantque le Cardinal dePolignac, trop lot oublieux de sa dernière lettre, chargeait le P. Court de lui dire (ju'il « étoit aussi désolé que lui ». Nous crovons devoir brièvement résumer ces trois points, qui en somme constituaient la véritable question alors en discussion.
La Congrégation exigeait : l" acceptation de la Bulle Lnigenitus sans exception, relation, ni limitation; 2" révocation des points condamnés dans l'Instruction pastorale de 1719; 3'^ refus de laisser le Pape autoriser les douze articles.
Au premier article le Cardinal répondait ne pouvoir accepter une formule inusitée et insolite, contraire à Pes-
prit de rassemblée du clergé de 1714, déclarée abusive par le Parlement « et propre à exciter un nouveau feu dans le rovaume ». Au second que, bien queue trouvant rien de repréliensil)le dans son Instruction, il est prî't à la soumettre au Souverain-Pontife et à se conformera son jugement sans aucune réserve. Quant au troisième point, il ne peut renoncera une promesse solennellement l'ormulée depuis le mois de novembre 17"2'i. En fait, nulle franchise dans ces négociations et toujours (Tliabiles sous-entendus pour laisser jour à des retraites habiles. Ainsi Polignac écrivait que la Congrégation a\nit laissé entendre que le Pape pourrait approuver les articles après la publication du mandement de \oailles, mais il n'ajoutait pas que c'était seulement à condition que ce mandement aurait été accepté par tout le clergé du diocèse de Paris. >ul ne pouvait garantir cette soumission unanime. Aussi Parchevêque formule-t-il dans sa réponse du 18 février, après ce que nous venons d'énoncer, ses résolutions en déclarant que, vu la conliance de Polignac dans Ihonnèteté de Mayella, il devenait absolument inutile de négocier, car il ne « céderait plus un ponce ».
Le Tibi soli de ce même jour surprend singulièrement en montrant le Cardinal nullement découragé; il dit au Père tout en lui proposant un nouveau projet qu'il a parlé au Pape « comme un ange », et à Polignac « comme un sage et un courageux » en refusant de se rendre chez lui pour être avec lui (f le sicario n du Cardinal. L'argument tiré de ce que la décision de la Congrégation liait les mains au Saint-Père avait le don d'exaspérer Monseigneur de Noailles ; il n'admettait pas que le .Souverain-Pontife ne fût pas absolument maître en pareille circonstance. " Son autorité serait bien peu s'il ne ]>ouvait agir indépendamment des Congrégations. »