‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 174 sur 218 · TOME I. 2t · texte numérisé non relu

TOME I. 2t

ii8 NOUVELLES INSTRUCTIONS DE RETZ.

le plus à propos. Il est bon, à mon sens, de ne la pas faire éclater tant que les remèdes forts et extraordinaires ne seront pas nécessaires. Surtout n*en donnez pas de copie ; je n'en ai donné aucune à Paris, quoique je Taie montrée à beaucoup de gens. Prenez garde que , comme on a vu ici la lettre, qu*il n*y ait des gens qui mandent que Ton vous a envoyé une déclaration expresse eA faveur du jansénisme. Ayez, s^il vous plaît, les yeux ouverts là- dessus et voyez ce qu'il sera à propos de faire, car, plutôt que de laisser croire cela, il vaudrait mieux la montrer. Enfin, sur toute cette affaire, mon sentiment est que vous disiez ouvertement que vous avez ordre de revenir en France, que vous ne partirez pourtant qu'à Pâques, et que vous le fassiez en effet, à moins que de voir une certitude à la promotion très-proche, et encore, si cela est, que vous prétextiez la prolongation de votre séjour de quelque chose fort solide; que vous quittiez Rome, quand vous le ferez, avec fierté, mais pourtant d'une manière qui soit plus capable de hâter les affaires que de les rompre, et qui fasse voir que vous ne doutez en façon du monde de ma nomination, mais que vous appréhendez que la conjoncture des affaires ne me permette pas de prendre assez do patience eu moi-même pour I attendre et pour ne me pas porter à des choses qui y peuvent être contraires. Et, sur ce sujet, vous répéterez, s'il vous plaît, tout ce que je vous ai tant de fois mandé sur ce que je serais peut-être obligé de faire contre le cardinalat, et, en ce cas, je crois qu'il sera à propos de laisser voir. ma lettre. Je [m'en] remels à vous. Je vous mande par cet ordinaire, eacun*

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