‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 210 sur 218 · Chapitre cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre cinquième

Arrivée des princes à Paris. — Témoignages de reconnaissance de Condé envers le coadjuteur. — Effroi de Paris à l'arrivée de M. le Prince. — Projets ambitieux qu*on lui prête. — Son manque d'audace et d'ambition. ~ Espérances secrètes du coadjuteur rendues vaines par M. le Prince. — La reine prisonnière. — L'innocence des princes proclamée par déclaration royale. — Mazarin se retire à petites journées vers l'électorat de Cologne. — Arrêts du parlement contre lui. — Desseins secrets de ChAteauneuf contre le coadjuteur et Mazarin. — Retz aspire à être premier ministre. — Plan de la reine pour brouiller Condé avec les Frondeurs. — Mépris de Condé pour ses nouveaux alliés. — Le duo d'Orléans demande la révocation des secrétaires d*État Le Tellier, Servien et Lionne. — Refus de la reine. — Remontrances du parlement pour que les étrangers et les cardinaux soient exclus des conseils de la couronne. — Le coadjuteur atteint par cette mesure. — Révolution de palais.— Entrée au conseil du comte de Chavigny, partisan de M. le Prince.

— Sévères paroles du président Mole contre le coadjuteur.

— Sceau royal apposé à la déclaration contre les cardinaux.

— Les sceaux enlevés à ChAteauneuf et conâés à Mole. — Extrême irritation des chefs de la Fronde. — Leur réunion chez le duc d'Orléans. — Le coadjuteur et Beaufort proposent de soulever le peuple, d'enlever le roi et de jeter le premier président par la fenêtre. — La guerre des pots de chambre. — Soudain revirement de Beaufort. — Rupture du mariage projeté entre le prince de Conti et M^i* de Chevreuse. — Colère des dames de Chevreuse, du duc d'Orléans et du coadjuteur. — Projets de vengeance. — Curieuse lettre de Masarin sur la liaison du coadjuteur avec Mu« de Chevreuse. — Le prince de Conti reprend ses prétentions an cardinalat. — Retraite du coadjuteur dans son cloître de Notre-Dame. ~ Les sceaux retirés à Mole et confiés à Séguier sur la demande du duc d'Orléans. — Déclaration de la reine au parlement par laquelle les cardinaux sont à l'avenir exclus du conseil. — Enregistrement

TABLE DES MATIÈRGS. 487

de cette déclaration. — Le coadjuteur et ChAteauneuf frappés par cet acte en même temps que Mazarin. — Situation du vainqueur de Rocroy et de Lens. — Le gouvernement de Guyenne promis à Condé par un traité, souscrit par Lionne, en échange de son gouvernement de Bourgogne. — Refus de Mazarin de souscrire à ce traité. — Sa lettre patriotique à la reine. — Ressentiment de Condé. — Le coa<jyuteur fait offrir ses services à la reine par M»* de Chevreuse. — Lettre politique de Mazarin A la reine par laquelle il lui conseille d'accepter les offres du coadjuteur. — Position de Retz entre Mazarin exilé et Condé brouillé avec la cour. — Il forme le dessein de les détruire Tun par l'autre et de se frayer un chemin au poste de premier ministre. -^ Son double rôle. — Répulsion de la reine pour le coadjuteur. >- Elle la surmonte pour le gagner à sa cause. — Entrevue secrète de Lionne et du coadjuteur. — Retz propose l'assassinat de Condé à la reine. — Il soutient dans ses Mémoires que ce fut la reine qui lui fit cette horrible proposition.

— Invention de Retz lorsqu'il prétend que le maréchal Du Piessis, au nom de la reine, lui offrit le poste de premier ministre.

— Prétendue lettre de Mazarin fabriquée par le coadjuteur.

— Dans aucune des dépêches de Mazarin à cette date il n'est question de donner au coadjuteur le ministère et le chapeau. — Scène arrangée par Retz avec un art infini. — Son entrevue avec la reine. — Retz poursuit sa comédie. — La reine lui fait espérer le cardinalat, s'il veut contribuer au retour de Mazarin.

— Preuves qu'il prit cet engagement, contrairement à ce qu'il dit dans ses Mémoires pour mettre à couvert sa bonne foi en défaut. — Promesse qu*il fait aussi à la reine de tenir en échec M. le Prince.

Cbapitre sixième 2(t.'>

Admirable maxime de Retz. — Ses visites nocturnes à la princesse palatine. — Exigences de Condé. — Refus de la reine de lui céder le gouvernement de la Guyenne. — Mazarin conseille à la reine de se rapprocher des Frondeurs et surtout du coadjuteur. — Il engage en même temps Lionne à faire arrêter le coadjuteur si celui-ci refuse de se rallier à sa cause. — Assemblées extraordinaires de la noblesse et du clergé. — Vœux exprimés pour la convocation des États généraux. -- Consentement de la reine à cette convocation à partir de la majorité du roi. — Défiance qu'inspire le coadjuteur à Mazarin. — Ne rien

lui accorder d*aTance est le fond de toutes les instructions du ministre exilé. — Surveillance exercée sur les Frondeurs par ordre de Mazarin. — Sage conseil qu'il donne à la reine de 8*enfuir de Paris avec le jeune roi pour réduire les Frondenn à rimpttissance. — Rets fait garder les portes de Paris. — Lettre de Mazarin à Lionne : plan de conduite que doit suivre la reine. — Portrait du duc de Beaufort par Mazarin. — Refus du coadjuteur de donner publiquement son adhésion au retour du ministre banni. — Offres du coadjuteur à Mazarin de faire arrêter de nouveau le prince de Condé. — Conférences secrètes du coadjuteur avec la reine. — Conseil donné par Mazarin d'arrêter Condé au Palais-Royal. — Négociations secrètes de Condé avec les EIspagnols ; son projet de se rendre maître de la personne du roi. — Le projet d'arrestation de Condé révélé par Lionne à un ami de ce prince. — Nouveau conseil donné par le coadjuteur d*6xécuter ce projet. — Condé, averti, s^enfuit à Saint-Maur. — Ses plaintes portées au Parlement. — Condé demande le renvoi de Le Tellier, de Servien et de Lionne. — Déclaration de la reine. — Le coadjuteur demande l'éloignement de Le Tellier, de Servien et de Lionne, et la confirmation par la reine de sa déclaration contre Mazarin. — Renvoi des trois secrétaires d'État. — Nouvelles exigences de Condé. — Le coadjuteur et ChAteauneuf conseillers de la reine, sans portefeuille. •^ Conseil de Mazarin de n'accorder aucune grâce au coadjuteur qu'il n'ait exécuté ses promesses. — Son offre au coadjuteur de lui faire obtenir le chapeau, à la nomination du roi de Pologne, à condition qu'il se rendra à Rome. — Profondes réflexions politiques de Mazarin. — Retz refuse l'offre du chapeau dont peut disposer le roi de Pologne.

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