Chapitre huitième
Conseil donné à la reine par Mazarin de nommer le coadjuteur cardinal. — En retour, il demande que le coadjuteur favorise sa rentrée en France dans une place forte. — Projet proposé au comte de Brienne, secrétaire d'État des affaires étrangères, par le duc d'Orléans, d'envoyer Mazarin à Rome en qualité de cardinal national. — Retz l'auteur présumé de ce projet. — Protestations de Mazarin. — Point obscur résolu : Mazarin n'était pas prêtre. — Lecture d'un manifeste de la reine contre Condé. — Condé se rend au Parlement avec une suite en armes. — Accusation portée par lui contre le coadjuteur. — Aigres paroles échangées entre M. le prince et le coadjuteur. ~ Journée du 21 août 1651. — Intrépidité du coadjuteur; sa vie en danger. — Retz en faveur pendant quelques semaines. — Le Parlement s'entremet pour réconcilier Condé avec la reine. — Condé^ezige que la reine envoie au Parlement une déclaration formelle de son innocence. — La reine cède et déclare de nouveau que Mazarin est à jamais banni du royaume.
— 7 septembre 1651 , déclaration de la majorité du roi au sein du Parlement ; autre déclaration dans laquelle est proclamée l'innocence de Condé. — Nomination, le même jour, d'un nouveau cabinet. — Le cardinalat promis au coadjuteur par la reine.
— Fausse assertion de Retz dans ses Mémoires sur l'époque précise de sa nomination. — Irritation de M. le Prince. — Son départ pour la Guyenne. — Il prépare à Bordeaux la guerre civile. — Résolution du cabinet d'aller le combattre sur-le-champ avec le roi en tête des troupes. — Nomination de Retz au car-
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dinalat. >- Départ de la Cour. — Coup de maître de Ifaiarin.
— Areuglement du ooa4JQteiir.