SCÈNE’ VI
PALIFORNIO, SYLVIA.
PAL1FORMO.
J’avais cru entendre... et personne ici que cette jeune fille’ .. . illusion d’une imagination... effervescente!... C’est Apollon ou plutôt c’est mon génie qui murmurait à mon oreille, et c’est mon violon qui chantait!... Quelle voix aurait cette légèreté, cet éclat?... ce n’est certes pas celle de cette pauvre enfant. .. (u> regardant.). Eli! eh !... un proverbe dit: On reconnaît au pied le diable et les servantes... Celle-ci n’a rien du démon ni de la chambrière... Qui es-tu, petite ?
SYLVIA
Ich, mcin herr?...
PALIFORNIO.
Hein ?. . . elle parle allemand !... et moi qui ne l’entends pas. . .
comme c’estcommode... Elle est très-gentille... Voyons, voyons, réitérons: Qui es-tu?
SYLVIA, ne comprenant pas.
Mein herr?...
PALIFORNIO.
01» ! quelle patience! Comment t’appelles-tu?
SYLV1A, faisant une révérence.
Paola, pur vu zerfir.
PALIFORNIO.
Ah! bon!... elle entend... pour me servir... très-bien! Comment te trouves-tu ici?
SYLVIA, comme en confidence.
Je suis la nièce de mon oncle.
PALIFORNIO.
Bah!...
SYLVIA
Girolamo, fotre indentant.
PALIFORNIO.
Ah! ah!... oui, je me rappelle... Girolamo m’a parlé de toi. Tu n’es pas de Venise?
SYLVIA* sournoisement.
Mein ! nein! mein herr a deviné ça tu de suite.
PALIFORNIO.
Ça n’est pas difficile!... d’abord l’accent... et puis, trouvet-on à la ville cet air simple et naïf... l’innocence de... D’où es-tu?../
Du Tyrol!
PALIFORNIO.
C’est bien ça... l’innocence des montagnes! Patrie des vocalises et des roulades!... Et ton oncle t’a fait venir ici?...
SYLVIA^ s enhardissant.
Il ne m’a pas fait fenir... je suis fenue tutc seule.
PALIFORNIO.
Ah ! pourquoi as-tu quitté ton pays?
SYLVIA, «oupirant.
Ah !... je ne voulais plis y rester!... quoique je la l’aime pieu... mein liebesland!.,.