CHANSON NAPOLITAINE
PREMIER COUPLET
Le bon signor Polichinelle,
Avec sa femme se querelle.
— Coquine! vilaine! — Butor!
Ivrogne, gourmand ! — Ah ! j’enrage !
— Ici ne viens-je pas encor De rencontrer ce sot visage,
<Jui toujours, quand j’arrive, sort...
Sans laisser rien pour le ménage?
Pan ! pan ! pan ! pan ! Encor ! encor !
— Aye! ave! le brutal! le butor!
— Ai-je pas bien fait, mon compère,
De corriger notre commére ?
— Vous pouvez être sans remord :
Vu son penchant à la malice.
En faute toujours femme glisse. ..
Jamais, nous en sommes d’accord,
De battre femme l'on n'a tort.
Ah! ah! ah! ah! ah!
Vive Polichinelle!
Des maris le modèle.
Tradéra, la, la, la!
DEUXIÈME COUPLET
Chez le signor Polichinelle,
Voici bien une autre querelle !
— Zeza ? Mais je crois qu’elle dort.
Comment, deux couverts auprès d'elle!
Ah! grand Dieu! l’infidèle!
Tout est au pillage !... Un Médor,
Infortuné Polichinelle,
S’est emparé de mon trésor...
Mon bon vin et ma mortadelle!
Pan! pan! pan! pan! Encor! encor!
— Le brutal! il veut donc ma mort?...
— Eh ! mais, regarde donc, compère.
J’ai, je crois, tué ta commére.
— Oh ! mon ami, vous avez tort :
Va son penchant h la malice,
Toujours en faute femme glisse ;
La corriger, très-bien! d’accord...
Mais la tuer... c’est uu peu fort...
Ah! bah ! bah! bah ! bail !
Vive Polichinelle !
Des maris le modèle.
Tradéra, la, la, la!
CHOEUR, entourant Caramello et le remerciant.
Ah! bravo! bravissimo !
Bravo! Caramello.
( Caramello aperçoit Artémise et se retire à rëcart.)