‹ Le carnaval de Venise opera comique, en trois actesChapitre 65 sur 82 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LÉLIO, SYLVIA, masquée.

LÉLIO

Eli bien! il s’éloigne... et me laisse sans explication, sans renseignements... C’est à perdre la tôle... morbleu! (th-ganUnt Syhia, qui s’est assise à droite.) Ali!... pardon, madame, de ni emporter ainsi devant vous... mais quand on se voit trompé...

SYLVIA; déguisant sa voix.

Trompé!... en êtes-vous bien sûr?

LÉLIO

Lien sûr?... l’est-on jamais?... les femmes sont si adroites!...

SYLVIA; se levant.

Monsieur !...

LÉLIO

Pardon!... ce n’est pas vous sans doute qui agiriez ainsi... (a part.) Elle paraît charmante... (înui.) Mais il y a des femmes si coquettes, si vaines, si volages!

SYLVIA; s’approchant de lui.

Et les hommes, monsieur, sont-ils sans défauts?...

LÉLIO

Non, certainement... je ne prétends pas que les hommes soient parfaits...

SYLVIA

Déliants, soupçonneux!...

LÉLIO

Quelquefois!...

SYLVIA

Emportés!...

LÉL10.

Souvent!...

Jaloux!...

Quand on aime bien!.

Infidèles!...

SYLVU.

LÉLIO

SYLVU.

LÉLIO

Des infidèles?... ce n’est pas vous qui devez en trouver!.

Ah!...

Voyez-vous!...

SYLVU, ioupir«nt.

LÉLIO, la regardant.

trompée aussi, comme moi!...

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