ACTE TROISIÈME
bien, tu as raison, non, ce n'est pas Theure du plaisir, ma pauvre Hélène !... Mais enfin, la vie tu l'entends qui chante... tout de même, c'est la vie qui a l'air de nous appeler... Il faut nous en aller... Il faut nous en aller.
HÉLÈNE
Tu me brises les poignets !
MARCEL
Si tu attends la petite, Hélène, elle va te reprendre... C'est étrange, elle aussi, Hélène, elle aime la mort... 11 faut... Tu vois, tu vois, il faut nous en aller !
HÉLÈNE
Pourquoi me serres-tu, Marcel?
MARCEL
Ah! c'est pour l'emporter!... Ma chère, chère Hélène, laisse-moi l'emporter!... Je te tiens sur mon cœur, je le garde sur mon cœur, lu es
comme un trésor que je cherche à sauver, je courrais, si tu veux, avec toi dans mes bras, jusqu'à ce que je t'aie emportée dans la lumière!... Oh! voyons, voyons, ne t'accroche pas à ton malheur... Songes-y, songes-y un peu, nous ne sommes que deux enfants, nous avons le droit de vivre!... nous avons le droit de vivre ! Il n*y a rien de mal à vouloir s'aimer... Dis, quel mal vois-tu à vouloir s'aimer?,.. Même ta pauvre maman, elle serait avec nous, si elle pouvait parler à présent, j'en suis sûr... Non, non, ça, Hélène, je ne te laisserai pas... Tu peux me repousser, je ne te laisserai pas... Oh! voyons, tu ne sais pas comme tout peut devenir beau, tu ne connais pas la vie, Hélène, tu n'en as rien vu que la face de larmes... Mais, viens, mon amour, n'aie pas peur, et tu verras! La vie, c'est autre chose tout de même que deux méchantes tantes qui vous secouent tout le temps... Oh ! Hélène, Hélène, tu verras comme ce sera bien... comme ce sera délicieux et bon autour de nous... Si ce mur pouvait tomber, tout à coup, devant nos yeux... ce mur, s'il pouvait soudain s'écrouler, tu verrais au dehors comme c'est fête, comme