ACTE TROISIÈME
l'oncle ANTHIME, pendant qu'elle s'éloigne.
Ah! Comme il fait froid... rudement froid! Ah ! sapristi !
Petite Lie a été chercher le flacon sur une table à côté, on la voit revenir.
PETITE LIE, elle fient le flacon.
Dis, noncle, est-ce qu'elle, sait, petite mère, que petite sœur...
l'oncle ANTIME, il boit.
Qu'elle n'est plus chez nous?... Oui... bien sûr, qu'elle le sait.
PETITE LIE
Ah ! Et qu'est-ce qu'elle pense ?
l'oncle ANTHIME, il boit, commence à tituber.
Elle pense que tout recommence... (Encore une
rasaJe.) que rieU ne sert de rien... (Nouvelle rasade.)
Qu'on peut vouloir le bien et aboutir au mal... (Nouvelle rasade.) Qu'ou peut vouloir le mal et abou-
tir au bien... Et puis, elle en pense encore, va, des choses... Et d'abord, qu'un jour, plus tard, tu me laisseras...
PETITE LIE
Noncle !
l'oncle ANTHIME, il titube.
Oui, c'est comme ça... Tu me quitteras... Elles l'ont toutes fait ! ... (ii lui prend la tète.) Et alors, ton visage... je le verrai ton yisage... Je saurai ce que tu es quand tu n'as plus ton masque... Et je resterai tout seul, comme un pauvre bonhomme... Je resterai tout seul comme si tout était mort.... Mais va, va, je ne t'en voudrai pas à toi non plus... 11 faut bien que les jeunes à leur tour cherchent le bonheur... Il faut bien que les jeunes...
petite lie, à cause du bruit dehors.
Oh!
l'oncle ANTHIME Hein ! Tu entends ? (Dehors passe une bande de déguisés.)
Ah ! ben, ils s'en payent î