‹ Le carnaval des enfants; pièce en trois actesChapitre 25 sur 115 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MASUREL, il rit.

Ah ! bien sûr, bien sûr qu'elles peuvent la guérir... Si seulement, elles la débarrassent de ses tourments !... Et elle en mérite du bonheur, la petite maman... Et puis, elles, elles en ont de la chance de pouvoir lui en donner!... (A Marcel.; Une petite femme si douce, si courageuse !... Et quand on pense que malgré sa misère... Il y en a tant d'autres à sa place, n'est-ce pas... Elle aurait pu... Jolie comme elle, surtout !...

MARCEL, écoutant dehors.

Vous n'entendez pas?...

MASUREL

Une voiture s'est arrêtée...

PETITE LIE, déjii en train de guetter.

Oh! je vois mon petit oncle...

MARCEL

Ton petit oncle?...

petite: lie Et puis, je les vois...

MARCEL

Dis comment elles sont?...

PETITE LIE, hésite un peu.

Ohî elles ouvrent!...

MARCEL, il la tire de l'escabeau.

Préviens Hélène... Mais vas-tu bien courir!... (A Marcel.) Et sa mère à laquelle on n'a encore rien dit!...

Petite Lie, au lieu de se sauver dans la cliambre, est restée, à . attendre les tantes. La porte vient de s ouvrir. Marcel fait un geste d accueil. Masurel a 1 air joyeux. Petite Lie déjà s avance en tendant sa joue. On distingue 1 oncle et les tantes. L'oncle fait passer ses sœurs devant lui et, en entrant, il serre la main de Marcel et de Masurel, lequel, sans dire un mot, se retire. Les tantes sont entrées, très raides, sans regarder personne, semble-t-il. — La porte refermée, 1 ombre a tout de même tourné un peu au bleuâtre, à cause du jour qui filtre à travers les volets, et puis, dans la pièce à côté, on aura levé la lampe. Cepenc'ant, on voit encore mal.

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