ACTE PREMIER
et l'épicier, et le sale petit laitier... Eh bien, tu vas voir ça, maintenant, avec les tantes... c'en seront des saluts et des révérences!...
PE'HTK Lli:, peuMvem.nt.
Et à petite mère, est-ce qu'elles ne vont pas lui prendre son mal, dis, petit noncle?
L*ONCLE ANTHIME
Oh ! ce ne sera pas long !
PETITE LIE, joyeusement.
Alors, dis, petit noncle...
l'oncle ANTHIME
Quoi?
PETITE LIE, avec espérance.
Si elle va mieux...
l'oncle ANTHIME
Ta petite mère ?
PETITE LIE
Tu m'emmèneras ?
Où?
PETITE LIE
Sur les boulevards.
l'oncle ANTHLME, dérouté.
Voir les chars?
Oui, voir les chars I ! î
l'oncle ANTHIME, amcrjment.
Oui... c'est entendu... si ta mère va mieux... C'est entendu... Tu iras voir les chars...
Au dehors, un grand bourdonnement d'auto vient de se faire entendre. Une lueur verte, projetée, sans nul dou'e, par les lampes de l'automobile, flambe prodigieusement et se répand par le judas dans le magasin. Petite Lie et l'oncle en sont étrangement colorés; déjà, l'enfant a grimpé sur une chaise, et elle regarde dans la rue où éclatent des rires. On distinguera aussi l'ombre d'un pierrot remuant le long de la porte, dehors.
PETITE LIE, admirant.
Une grande... grande auto!... Oh! viens voir!... viens voir!... Et il y a des dames... Oh I des dames très belles!...