ACTE DEUXIÈME
CÉLINE
Oh! à si loin que ça? Pas si loin tout de même? Oui, oui, je vois ça très bien... Un jour, il t*aura dit des mots un peu plus doux... Il t'a parlé, un jour, d'un air particulier...
HÉLÈNE
C'était bien avant qu'il ne m'ait parlé...
Alors il t'a souri... Il t'avait pris les doigts...
HÉLÈNE
Non ! oh ! il me semble à présent... Rien n'a commencé entre nous, jamais !...
CÉLINE, avec brusquement de l'angoisse.
Écoute, dis-moi... ma petite Hélène, dis-moi, au moins, tu n'aurais pas l'idée... Tu ne veux pas te marier avec lui? Du moins, maintenant?
Justement ! . . . Mais si. . . Et pourquoi . . . comme
ça nous pourrions rester tous ensemble... Marcel gagnera bientôt assez...
CÉLINE
Ce serait le rêve ! Mais vois-tu, Hélène...
HÉLÈNE
Oh! ma petite maman, tu ne vas pas dire non ? Tu ne voudras pas que ta petite fille ait de la peine? Et puis, pour nous tous, ce serait si parfait ! Tu ne tiens pas à ce qu'on s*en aille vivre avec les tantes?...
CÉLINE
Ah! ça, non !
HÉLÈNE
Eh bien, alors! Voyons, maman..» voyons! Lui, il arrangerait nos affaires si facilement, on lui ferait crédit... il paierait tout petit à petit... Du moment qu'il serait de la famille, ça le regarderait... Et puis on te soignerait quand tu serais chez nous, on te soignerait si bien, tu verrais...