‹ Le carnaval des enfants; pièce en trois actesChapitre 65 sur 115 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HÉLÈNE

Vous dites du mal de tous ici.,, vous faites du mal!

CÉLINE, triomiilialemont.

Ah! vous êtes vraiment mes enfants, vous

deux ! (ils se rapprochent d'elle, se pressent devant son lit où Céline

les retient.) Ah \ Hélène, qu'il est bon, Marcel ! comme tu as raison de Taimer, Marcel!... Vous allez me défendre tous les deux, n'est-ce pas ? Vous ne me laisserez pas tourmenter par ces deux femmes?...

TANTE BERTHA, avec un haut-le-corps.

Ces deux femmes !

CÉLINE

Oui, ces deux femmes! Deux méchantes femmes encore ! Ah ! est-ce que je peux vous appeler autrement? Chaque fois qu'elles sont entrées dans ma pauvre existence, chaque fois qu'elles y ont vu un tout petit peu de bonheur, elles n'ont eu qu'un but, qu'une idée : tout bouleverser !...

TANTE BERTHA, justicière.

Si celles qui se conduisent mal passaient pour d'honnêtes femmes...

CÉLINE, la narguant.

Oh! Bertha! Bertha ! regarde Teffet de tes méchancetés : tu vois, nous sommes trois à nous moquer de vous. Nous sommes trois à rire de tous vos mensonges... nous sommes trois, Berllia...

TANTE THÉRÈSE, menaçante.

Anthime rentre î...

HÉLÈNE, joyeusenaent.

Voilà mon oncle!...

Toutes les tètes se tournent du côté du magasin où viennent d'apparaître Antliime et Petite Lie encore sur le pas de la porte du fond et couverts de confettis. Déjà, tante Thérèse s'est précipitée au-devant de son frère qu'elle va ramener, sans se soucier de Petite Lie qui se mettra à glapir, attirant ainsi Hélène. Hélène restera un moment avec elle, à la calmer dans le magasin. Cependant, voici l'oncle Anthime. 11 voit Céliue à moitié dressée sur son lit et qui tend vers lui ses bras suppliants. Marcel hi regarde d'un air d'angoisse.

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