‹ Le carnaval des enfants; pièce en trois actesChapitre 75 sur 115 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

heureuse, oh! mon Dieu!... Réponds-moi un mot. Regarde-moi un peu. Regarde-moi, je t'en prie. Réponds-moi un mot... Tu n'as pas pu croire que j'étais détachée de toi? Tu n'as pas pu croire ça!... Tu n*as pas pu croire ça!...

Céline fait des gestes vers sa fille, on se rend compte qu'elle veut parler, qu'elle clierche à mettra la main de Petite Lie dans celle d'Hélène. Celle-ci le comprend et elle saisit la main de sa sœur.

HÉLÈNE

Là, c'est ce que tu voulais, maman? N'est-ce pas? N'est-ce pas? Ouiy oui, nous nous tenons par la main, nous sommes ensemble... bien ensemble... pour la vie...

TANTE THÉRÈSE, comme se parlant à elle-même.

Aussi, c'est cette scène que ce garçon est venu lui faire...

Céline râle, on entend le sifflement de 1 agonie, Hélène et la petite ne veulent pas lâcher le lit, elles sanglotent, l'oncle s'est relire un peu et il a l'air désespéré ; la tante ne dit rien. f\ir la porte que tante Bertha a laissée ouverte, on voit en ce moment entrer dans le magasin une sarabande de cinq ou six masques dansant et chantant. Us commencent à jeter des confettis.

TANTE THÉRÈSE

Tu vois ça, Anthime !

UN MASQUE, se montrant à la porte de verre»

Eh! ah! Larifla!

l'oncle, bas, terrible.

Sortez! Mais quand je vous dis de sortir ! Il y a quelqu'un, vous ne voyez pas, qui va mourir.

le masque, f^ retirant, balbutiant.

Oh! pardon! je... je... (Dans le magasin. ) Y a quelqu'un qui va mourir !

De bouche en bouche la nouvelle (( que quelqu'un va mourir » se répète sinistrement. Cependant, la porte du magasin laisse passer le prêtre avec l'enfant de chœur. ■— Il y a une rumeur d'affliction et de respect.

VOIX de bertha

Le prêtre! le prêtre... laissez passer! laissez passer!...

Ici Céline dans son lit pousse un grand cri terrible et il y a un silence.

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