ACTE TROISIÈME
L ONCLR ANTHIME, très ému.
Oh ! mon enfant, à moi aussi tu me parles durement... et pourtant, je t*aime bien... je vous aime bien, toutes les deux... Si j'ai fait le mal, moi, j'avais cru bien faire... J'avais cru foien faire...
HiËLËNE, ellu l'embrasse.
Oui... oui... pardonne-moi.
l'oncle ANTHIME, il la prend dans ses bras.
Ma chérie ! Ah ! si tu savais ce que je suis malheureux, mon enfant!... Si encore j/avais quelques sous devant moi !... Et encore s'il fallait seulement subvenir à vos besoins... On s'arrangerait, nous trois... N'est-ce pas, on s'arrangerait... je ne sais pas comment, mais cependant on s'arrangerait!... Mais ce sont ces dettes, toutes ces maudites djQttes!... Et moi aussi je me trouve un peu à leur merci, tu comprends.
HELENE) allant dans la chambre mortuaire.
Quelle misère ! . . . Mon Dieu ! quel malheur ! . . . Ah ! quel malheur !...
On voit Hélène qui tire un peu un rideau, puis on distingue un peu du visage de la morte. Enfin, au bord de la chambre, Hélène avec l'oncle qui la calme sans rien dire, reparaît. Il se retire, et tandis qu'elle s'asseoit en silence dans le magasin, l'ombre de l'oncle se reflète contre le rideau. Tout à coup, à la porte d'entrée, on revoit Marcel qui, une fois encore au milieu de la scène précédente, aura montré son visage derrière le carreau. 11 avance d'abord sans qu'Hélène le sente venir.