‹ Le carnaval des enfants; pièce en trois actesChapitre 95 sur 115 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

HELlilISl!:

Si on. ne t'a pas revu.,

MARCEL

J'avais un tel remords... Je n'osais pas revenir...

Tu m*aimes ? Alors tu m'aimes?

MARCEL

Et toi? Et toi? tu m'aimes ?... Dis, malgré ce que j'ai fait?... Répète-le moi encore, Hélène! Répète-le moi. Ah ! si tu savais, j'ai bien cru que ce serait fini!... Je me suis en allé au hasard, très loin. Il me semble du moins que j'ai été loin, et puis, brusquement, je me suis revu tout près d'ici. Alors je me sais mis à lie guiettôr de la rue... j'ai aperçu la petite... j'ai vui ton omile sortir, il passait dehors sur la place et il m'a frôlé sans même se retourner... Alo^fs tu comprends tout ce que j'ai pu croire... Et puis, toi Hélène, je t'ai vue par le carreau... Tu étais

assise et tu ne disais rien... Et tu avais l'air si perdue... si triste... Oh l comme tu étais belle, comme j'avais peur de toi, comme j'aurais voulu pouvoir te parler... Un jour, je te dirai tout, j'ai failli aller me tuer...

HÉLÈNE, angoissée.

Tu n'as plus la même voix !

MARCEL

C'est que l'amour en moi voudrait parler si haut... '

Tu m'aimes?

HELENE

MARCEL

Oh ! Hélène, je croyais t'aimer. Mais à présent, vois-tu, Hélène, je sais que j'étais tellement loin de toi... S'il le fallait...

HELENE, brusquement et avec douceur.

Tais-toi.

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