NAISSANCE DU SAUVEUR
Il n'y avait point de place dans l'hôtellerie, - (Luc 2.)
CONSIDÉRATION
Pour se conformer à l’édit de l'Empereur Auguste, Marie et Joseph se rendent à Bethléem. Après un long et pénible voyage, ils arrivent au lieu où, d’après les prophètes, devait naître le Mes-
LA La
4 # NOTRE-DAME DE PITIÉ. 17 cœur du È : a ie Dea fo sie. Déjà il était nuit. Tls cherchent, mails en PEN 4 | vain, une maison où ils puissent se retirer. Per-
| sonne ne veut les recevoir. Ni l’heure avancée, ni leur extrême lassitude, ne sont capables de toucher
He ces CŒUrS sans compassion. Partout leur pauvreté SASA ni n’excite que les rebuts les plus humiliants. tant Se voyant ainsi rejetés de tout le monde, Marie ! CRT et Joseph gagnent la campagne, et vont se réfugier
| dans une caverne qui servait de retraite aux aniaide maux. C'est là que le Fils de Dieu, la seconde
= | personne de la Sainte Trinité, le Roi du Ciel et de D la Terre, vient au monde. La Ste. Vierge l'enve-
4 ; A loppe de pauvres langes, et le couche dans une È crèche plus pauvre encore. | ui Quelle ne fut pas la douleur de cette tendre Î Mère, en voyant son Fils réduit à un dénuement inconnu même aux plus misérables des hommes | di d. Quelle peine de n'avoir à lui offrir qu'une étable QUI pet MN pour palais, qu'une crèche pour berceau! Quel "i chagrin de voir ses membres délicats reposer sur À une paille grossière | Comme elle dut souffrir en ma 1 le voyant exposé aux injures de l'air, aux intempé- . Eéom ries de la saison, sans autre moyen de le réchauffer | que le souffle de deux animaux | ent au
le Mos- È i PRIERE. i | O Marie, è mon aimable Souveraine, mon
âme se remplit de tristesse à la vue de cet affreux abandon, de cette pauvreté si grande. Mais, 6 ma bonne Mère, puisque ce n’est que par amour pour moi, pour m'apprendre à mépriser les faux biens de ce monde, et à supporter avec patience les privations de la vie, que vous et votre Divin Fils avez enduré ces rigueurs, aidez-moi à profiter de si saints exemples. Que je me détache des richesses périssables pour m’at-
tacher à Jésus; que je souffre volontiers, . |
pour lui ressembler, tout ce qu'il y a de plus pénible à la nature! Après les enseignements de la Crèche, Pourrai-je encore rechercher ce qui n’est que d’un Jour ; ppurrai-je me plaindre d’avoir quelque chose à souffrir? Vous ne le permettrez pas, 6 Marie, ma mère et mon modèle. Je marcherai désormais sur vos traces ; mais je réclame votre assistancé, au nom de toutes les privations que vous avez souffertes à Bethléem, afin qu'après: vous avoir imitée ‘ sur la’ terre, vous et mon Sauveur, j'aille jouir avec vous de l’abondance des biens
vue de vreté si puisque i, pour ns de ce les pri- > Divin z-moi à je me rm’at-
ntiers, .
y a de i enselencore pourhose à pas, 6 e marje rétoutes rtes à mitée j'aille biens
réservés aux élus dans la céleste patrie.—
È Ainsi soit-il.
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Litanies de la Ste. Vierge, ou le Chapelet. Di PrATIQUE.—Supporter avee patience les
ba privations de la vie;-à l’exemple de Jésus et
de Marie. vane Oraison JacuLaToiRE.—0 Marie, aidezmoi à supporter avec patience les privations de la Vie! 1 | - ? 1 ——» > Iime JOUR. e
PROPHÉTIE DU Sr. VIEILLARD SIMEON. |
©: Un glaive dé douleur transpercera votre âme.
(Luc 2.)
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CONSIDERATION
Quarante jours s'étale sance du Sauveur. Mar “qui -ne, regardait que les rend au Temple de Jérus
dont les apoi
nt écoulés depuis la> nais-
ie, pour obéir à»une loi femmes ordinaires, se
alem. Là, elle offre au
‘| Seipneur ce-cher Fils, son unique trésor, ce Dieu,
ennés victimes n’étaieut que la figure. | i
En même temps. s'y rencontre le saint vieillard Siméon, cofiduit par le Saint Esprit. Après avoir reçu le Divin Enfant entre ses bras et avoir rendu grâces à Dieu, il laisse entendre à Marie ces déchirantes paroles : “ Cet enfant est pour la ruine et la “ résurrection d’un grand nombre en Israel. Il ‘ sera l’objet de la contradiction des hommes, et un — ‘“ glaive de douleur transpércera votre âme.” |
Qui dira les angoisses de Marie, en entendant
cette sinistre prédiction ? Tous les maux qui doi: vent fondre sur son Divin Fils, se représentent en Ce moment à ses yeux. Elle voit sa doctrine contredite, ses exemples méprisés, sa pergÿnné même outragée. Ce que les*Saintes Ecritures en ont dit, semble déjà se vérifier. Se peut-il une afflic- ‘ tion plus grande? Dieu seul peut la comprendre ; . Marie seule peut la supporter, | |
‘ÿ PRIERE. ES:
O Marie, 6 ma Mère, je compatis à votre douleur. Si un glaive vous pereè le cœur, ce n’est pas Jésus, le plus aimant des Fils, qui l’y a enfoncé. C’est moi; ce sont mes péchés, car c'éiour les expier qu'il doit souffrir ; et qa SALITE doit souffrir, que vous- sohffi@z*y0us nifîtie. Mais, 6
N n Nur ir
vieillard la plus généreuse des Mères, puisque c'est a pour réparer mes fautes que Jésus doit cu souffrir, agréez mon Joue et la peine Dei que j'éprogy den ous avoir tant afligé.
rael Il Imprimez sì ayant dans mon cœur le sou-
es, etun venir deiVos douleurs et de celles de votre RE Divin Fils, que je ne vous offense plus jatendant mais. Que Jésus, au lieu d’être ma ruine,
qui doi. soit ma résurrection! Et afin que je ne
tent en déplaise plus à ce Dieu si bon, . aidez-moi à
ED UiE faire, à votre exemple, les sacrifices qu’il me -
é même Dai i x Ce demande. Je vous en conjure par les ne e aflic- angoisses qui remplirent alors votre cœur, | rendre ; afin qu'après avoir perdu la vie en ce monde, je la retrouve en l’autre.—Ainsi ‘
soit-il.
| Litanies de la Ste. Vierge, ou le Chapelet.. —. 5 È. Prdqui'—Faire à Dieu les-sécrifices
, votre 4
cœur, gii È | s Fils, ‘qu’il nous demande, afin de lui plaire.
s O) ORAISON JACULATOIRE.—0 Marie, aidez-
4 ui | moi à faire à Dieu les sacrifices qu’il me
uArir, demande ! |
ais, Ô
RS. 5 NEUVAINE | ITime JOUR.