PRET D
ONZIÈMR JOUR. 41
venus de Jérusalem ; elle le demande à tous, elle le cherche partout et ne le trouve pas., Fatiguée du voyage, elle parcourt toutes les rues, s’informe dans toutes les maisons. Quelle nuit elle aura passée ! Quels auront été ses discours avec Joseph ! Que de soupçons dans son esprit ? Que de larmes elle aura versées ; Que de peines dans son cœur.
Dès la pointe du jour, Marïe retourne à Jérusalem pour chercher Jesus. Elle passe dans la ville un jour, deux jours, et elle: ne peut le trouver. Elle dut dire : Voilà le glaive que Siméon m’a prédit ; peut-être est-il déjà tué ; qui sait où l’on aura jeté son corps ! du moins si je pouvais le trouver pour lui. donner la sépulture ! Enfin après trois jours de pleurs et de fatigues, elle le retrouve dans le Temple. O combien de douleurs coûta au Cœur de Marre cetteïcousolation de retrouver son JESUS.
Pour vous, au contraire, vous perdez Jé- SUS sans répandre une seule larme ; vous le
perdez non parce qu’il se cache à vous, mais
parce que Vous vous éloignez de lui ; vous le perdez pour si peu de chose, pour unÿmisérable intérêt, pour une vile satisfaction. Après l’avoir perdu, vous ne pensez pas même à le
Mie !
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chercher. Vous passez des semaines, dés mois sans lui et vous êtes indifférant a votre pertes Vous:le retrouvez, et vous le rerdez ensuite avec da même facilité. © quel. indolence ! Que: vous estimez peu Jésus et sa grâce ! Ê ù |
EXEMPLE
La B, Benvénute d’Autriche (Seiniscaichi,p. 47.), de l'Ordre des Dominicaines, contemplant un jour avec ferveur la peine de Marie quand Jésus fut égaré au Temple, la pria de la faire participer à cette peine. Alors cette religieuse anerçüt une Dame fort aimable, avec un petit enfant plein de grâces dont le visage et les Yeux étaient vraiment divins. A cete vue elle éprouva tant de plaisir, qu’il lui semblait jouir d’un petit Paradis sur la terre ; elle ne pouvait se rassasier dé regurder tantôt l’un tantôt l’autre. Mais au milieu de ces délices célestes, tous les deux disparurent comme un éclair. Elle:en fut si profondément afligée, qu’il lui semblait mourir
tout moment. Trois jours après, Marie lui
apparut de nouveau avec son divin Fils, et luidit: Ne m'astu pas demandé d'éprouver quelque part de la douleur que Tai ressentie
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