‹ Le carnaval sanctifié par le pieux souvenir des douleurs de Marie [microforme]Chapitre 27 sur 51 · QUINZIÈME JOUR · texte numérisé non relu

QUINZIÈME JOUR

(Lundi.)

Douleur de Marre à cause des injures proférés contre son Fils.

Coxsbfr£ez quelle douleur ce fut pour le Cœur de. MARIE d’entendre les injures et

les calomnies que les Juifs vomissaient contre son Fils. Tantôtils disaient que c’était Un homme de vile extraction, le fils d’un artisan, tantôt ils. prétendaient que c’était un ignorant, parce qu’il n’avait rien appris. Les uns le traitaient de séducteur, les autres de blasphémateur, ‘de possédé du démon. MA- * RIE écoutait et méditait tout daus le fond de son cœur.

__ Il n’est pas de mère qui puisse entendre injürier son fils, même quand il est coupable, que sera-ce s’il est innocent, mais surtout æil . est orné de toutes les vertus ? Quelle dut done être la peine de MAR1E quand elle entendit injurier celui qui était par essence la sainteté et la sagesse même ? Elle sacrifiait volontiers son propre honneur, mais elle ne pouvait Sans peine Voir ainsi avilir l’honneur du Fils qui était Dien, et du Père qui était aussi Dieu. Ah! quand on vous blesse en votre honneur, rappelez-vous Mame ! si l’où méprise votre famille, votre science, votre vertu, vous ne sayez arrêter votre colère.

Étes-vous donc plus noble et plus vertueux que Jésus ? Si l’on vous calomnie, que de vengeance ne voulez-vous pas tirer de vos ennemis ? Cependant quand MARIE fut regar-

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QUINZIÈME JOUR. 53 dée comme la Mère d’un blasphémateur, d’un démoniaque, on ne sait pas qu’elle ait jamais repondu 1.1 seul mot.

EXEMPLE

Une Dame distinguée avait un fils unique ( Siniscalchi, ». 58. }, sur lequel reposaient toutes ses espérances et qu’elle aimait tendremeant. T1 se battit nn jour en duel et fut malheurewement tué. Le meurtrier, pour ne pas tomber ans les mains de la justice, se réfugia das un château voisin, ignorant que c’était la demeure de celui qu’il avait tué. La mère, qui ne connaissait pas l'événement, l’accueillit avee beaucoup de charité. Mais bientôt cette mère apprit la mort de son fils, et elle faillit en expirer de douleur. Quand elle eut repris cennaissance, elle se rappela que Mamie avait générensement pardonné aux bourreaux de son fils, elle prit la résolution de pardonner elle-même pour l’amour de MARIE dans les douleurs, et de combler de bienfaits le meurtrier de son Fils, Elle le garda autant qu’elle le put caché dans sa maison, ensuite elle lui donna un eheval, de l’argent, des habits et tous les moyens de sauver, Une action si héroïque fut bientüt ré-

compensée par MARIE : le filsmis à mort ap« parut à sa mère tout joyeux et content, et lui dit qu’en vue de la charité qu’elle avait exercée MARIE l’avait dèlivré du Purgatoire, et qu’il

allait jouir du Paradis.

PRATIQUE

Offrez toutes vos actions à MARIE, le matin, le midi, et le soir.

ORAISON JACULATOIR®,

Faites, ma tendre Mère, que je pleure avec yous.

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