QUATRIÈME JOUR
leur aura éprouvée Martt en voyant le divin Enfant si tendre et si innocent, blessé et ensanglanté dès les premiers instans de sa vie ! Oh, comme elle aura arrosé de larmes ces langes teints de sang, en prévoyant. que son Fils en répandrait bien davantage pour nous
sur la croix.
L'enfant blessé s’attachât au cou de son aimable Mère ; il posait sa tête contre celle de Marig. Marie le serrait dans ses bras, le caressait ; Jésus pleuzuit, bien moins pour la douleur corporelle que pour lafiction que lui causaient nos péchés. :
N’avez-vous pas même été alors le sujet des pleurs de JÉSUs ? Dites-moi, quelles intentions avez-VOUs pour ce carnaval. ? quels sont vos desseins ? quels divertissemens voulez-vous prendre ? quels jieux désirez-vous fréquenter ? quelles compagnies recherchezvous ? Ah ! pour l'amour de Marre, sacrifiez aujourd’hui tous les desseins qui pourraient offenser Jésus. Voyez comme elle vous regurde d’un œil affigé ; e’*estentre l’espérance et la crainte qu’elle attend vos résolutions.
EXEMPLE
Un jeune Indien ( siniscalchi, p. 13.)
avait dans sa chambre une statue qui représentait Mar dans les douleursavec un poignard dans le sein. Ce ieune homme er porté
‘par une passion résolut un jour de s’y aban-
donner, malgré sa concience qui lui rappelait combien il offenserait Dieu, Tandis qu’il allait vers la porte pour exécuter son dessein criminel, l'entendit crier : Arréle, of vas-tu ! Il se tourna et vit l’image de MaRiïe lever le bras Ôter le poignard de sa poitrine, et le lui présenter en disant : Prends ce poignard, frappe moi plutôt, mais ne, frappe pas, mon Fils par ton péché. A ces mots le jeune homme épouvanté se jeta à terre, répandit un torrent Je larmes, et demanda ‘à Dieu et à Marig le pardon de sa faute.
PRATIQUE
Quand l’heuré sonne, dites aujourd’hui :
A peccato mortali, Lbera me, Domina.
ORAISON JACULATOIRE
Sainte Mère accablée de douleurs, faites que vos douleurs soient gravées dans tous les cœurs.