SCÈNE QUATRIÈME
PÉRICHOLE.
J'y compte.
LE VICE-ROI
Généreusement je réglerai votre compte...
L'aumône maintenant. Votre méchanceté Veut offenser aussi ma soiidq fierlé.
Bien. Je crus jusqu'ici que votre maladie Vous ferait pardonner ce bout de comédie Et j'oubliais déjà vos stupides soupçons; Mais ce dernier outrage est de trop. Finissons 1 D'abord je vous remets ces colliers et ces bagues Que je ne puis garder sans horreur.
LE VICE-ROI
Tu divagues!
PÉRICHOLE, défaisant ses bijoux et les lui jetant.
Et ce soir je n'aurai rien à vous, je vendrai
Mes meubles, ma maison, mes robes, mon portrait.
Au nez ! c'est tout ce qu'un méchant homme mérite.
LE VICE -ROI
Reprenez ces bijoux.
PÉRICHOLE.
Eh! pour la favorite Qui me succédera ces bijoux serviront.
Primo : ce cercle d'or qu'on met autour du front, Secundo : si sa main est fine — et j'en suis sûre, — L'anneau de mon gros doigt sera de la mesure De son dernier... et puis ce bracelet étroit Pour estropier son poignet gauche ou son droit.
LE VICE-ROI
Gamilà, vous parliez d'injustes calomnies ?
Je ne me souviens plus.
LE VICE-ROI
Mais est-ce que tu nies Que tous ces propos-là soient exacts, hein?
PÉRICHOLE.
Croyez Ce qu'il vous en plaira.
LE ViCE-ROI.
Tu railles, vous raillez]
PÉRICHOLE.
Je vous iNûse les mains... Adieu I
LE VICE-ROI
C'est la colère Et la vivacité... je ne veux que te plaire; Tout est faux !
PÉRICHOLE.
Peu je tiens à votre opinion, Laissez-moi m'échapper?
LE VICE-ROI
Plus de désunion Entre nous.
PÉRICHOLE.
Vous aviez raison.