LE VICE-ROI, BALTHAZAR
LE VICE-ROI
Camilà I Camilà ! Bonne, bonne quand même !
Ah ! je suis convaincu maintenant qu'elle m'aime.
AprôF réflexion.
'Je lui donne un carrosse et je prends le neveu De son bottier. Je fais un peu ce qu'elle veut, Baste!
Après réflexion.
Il est vrai qu'on voit plus d'une femme altière Trop heureuse d aller à la messe en litière ; Tandis que Périchole, ainsi qu'un Vice-Roi, S'y prend tout autrement. Point de regrets ! Pourquoi ? Pourquoi donc?
Après réflexion.
Néanmoins, si la cérémonie Quand elle arrivera pouvait être finie...
Balthazar! Balthazar! N'as-tu point entendu Rouler, hein?
BALTHAZAR
Monseigneur, oui.
LE VICE-ROI
Pas de temps perdu.
Poii88e-moi| Balthazar; auprès de la fenêtre, Donne ma longue-vue.
Baltazar lui apporte une longue-Tue.
Il me faut reconnaître Que jamais mon cocher ne m'a si fort mené.
On s'arrètOi on salue, on pai^ait étonné; On croit probablement que c'est ma fiancée; On s'appelle, on sourit. Mascarade insensée ! Et toujours du galop, toujours des chapeaux bas. Camilà, cache-toi. Vous! ne regardez pas.
Si Bosco continue à fouetter de la sorte Jusqu'à la cathédrale, il enfonce la porte.
Ohé! l'autie voiture, on va vous accrocher.
Ohél Trop tard, par terre avec votre cocher.
Sans ralentir un seul instant, mon beau carrosse Disparait.
Quel est donc ce Liménien féroce Qui fait des moulinets autour de ces gens-là ? £t puis ce personnage en habit de gala Qui sort de la voiture ? Ah ! cette pauvre dame Sans mouvement? La peur s'empare de mon àme.
Balthazar, qu'au retour, vingt dragons, vingt gaillards Protègent contre ces badauds et ces braillards Madame Périchole, et sois-en responsable !
Sort Balthaiar. i